Ufologie
Ufologie
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L'ufologie a pour objet l'étude des observations d'ovnis et de phénomènes connexes qui peuvent être des photos, des films, des données de détection radar, des données d'instruments de mesure, ou des traces au sol.
Au fil des années des scientifiques vont s'intéresser aux ovnis. Deux tendances principales vont apparaître, d'un côté les sceptiques qui suivront la méthodologie et les conclusions du rapport Condon, considérant qu'il n'y a aucune preuve robuste pour soutenir l'hypothèse extraterrestre, et de l'autre des personnes pensant que certains OVNI pourrait être d'origine extraterrestre.
Aujourd'hui, la majorité des scientifiques préfèrent adopter une posture sceptique, car ils considèrent qu'il n'existe pas d'éléments suffisamment probants pour établir soutenir l'hypothèse extraterrestre. De nombreuses personnes qui participent du mouvement sceptique contemporain considèrent que l'ensemble des observations peuvent donc être ramené à des éléments prosaïques (voir pour plus de détail le modèle sociopsychologique du phénomène ovni).
Certains membres (minoritaires) de la communauté scientifique (comme le GEIPAN ou la SOBEPS par exemple) pensent qu'une frange d'observation d'ovnis ne peut être expliquée par le modèle sociopsychologique du phénomène ovni. Ces personnes pensent également que les propriétés de vol des ovnis et les effets physiques prétenduments observés en leur présence (rapportés par les témoins) ne peuvent être réalisés avec la technologie humaine. De plus, de nombreux témoignages décrivent des êtres non humains en présence de ces ovnis. Ils pensent donc que l'hypothèse extraterrestre est la meilleure pour expliquer ce phénomène.
Parallèlement aux observations d'ovni, aux contactés et aux Rencontres Rapprochées du Troisième Type (RR3), on trouve aussi les témoignages d'enlèvements par les extraterrestres. Ce dernier phénomène est cependant très contesté, tant pas les sceptiques que par certains ufologues.
L'étymologie du mot « ufologie » est : UFO, acronyme anglais pour unidentified flying object, c'est-à-dire objet volant non identifié. Diverses interprétations sont faites de ces cas inexpliqués, par ceux privilégiant l'hypothèse extra-terrestre au premier degré, l'hypothèse extraterrestre au second degré, l'hypothèse paranormale, l'hypothèse spatio-temporelle ou encore le modèle sociopsychologique.
Naissance de l'ufologie [modifier]
L'ufologie est apparue après la Seconde Guerre mondiale, suite à l'observation de Kenneth Arnold (1947), qui permit au journaliste Bill Bequette de créer le terme soucoupe volante (flying saucer). D'autres affaires, comme l'affaire de l'île Maury (un canular), l'observation du lieutenant Gorman, ou la mort du capitaine Mantell, dont l'avion s'écrasa en poursuivant un ovni, contribuèrent à faire prendre ces mystérieuses observations au sérieux. En dépit d'une tenace légende urbaine, l'affaire de Roswell n'eut, en 1947, que peu de retentissement, car l'histoire d'occupants trouvés dans les débris ne prit corps que dans les années 1980. La première interprétation du phénomène des soucoupes fut qu'il s'agissait d'engins terrestres secrets. Cependant, dès 1950, avec les trois premiers livres consacrés aux soucoupes, apparut l'idée qu'il s'agissait d'engins extraterrestres.
Le courant « nuts and bolts » [modifier]
Traduit en français par "tôles et boulons". C'est une interprétation des observations dans laquelle les ovnis sont des engins inconnus. Ces engins furent d'abord imaginés comme d'origine terrestre, comme le pensait le journaliste Henry Taylor, qui y voyait des engins secrets de l'armée américaine. On peut remarquer qu'on n'avait pas attendu Kenneth Arnold pour voir des engins mystérieux dans le ciel. Dès le XIXe siècle on voyait déjà de mystérieux dirigeables (les fameux airships), auxquels succédèrent les avions fantômes. Après 1950, on pensera avec Donald Keyhoe à des engins extraterrestres, idée qui sera relayée en France par Jimmy Guieu. Dans cette dernière hypothèse, une soucoupe volante n'est plus qu'un engin navette, rattachée à un engin interplanétaire, en forme de grand cigare.
Le courant des « contactés » [modifier]
Certains témoins déclarent avoir fait des rencontres au-delà des RR3, et communiqué avec des occupants d'ovnis. Ce sera le cas d'Adamski, Howard Menger, Daniel Fry, Billy Meier, George King. S'ils ont connu un certain succès dans les années 1950 à 1970, ils ne bénéficient plus d'une grande crédibilité aujourd'hui au sein de la communauté ufologique.
Ce courant peut être assimilé aujourd'hui à certains courants New Age ou assimilés tel que le mouvement raëlien fondé par Claude Vorilhon ou la secte de Heaven's Gate.
Les défenseurs de l'hypothèse extraterrestre [modifier]
En tout premier lieu aux USA où Josef Allen Hynek, astronome d'abord sceptique et chargé à partir de 1948 par l'US Air Force d'expliquer les observations issues de méprises astronomiques, finit à partir de 1966 par considérer qu'une petite partie du phénomène est réellement inexplicable. Contrairement au météorologue James E. McDonald convaincu de l'HET, Hynek finira avec l'informaticien et astronome Jacques Vallée par rejeter cette hypothèse d'explication, lui préférant une explication de type HPN (hypothèse des phénomènes naturels). Tous deux fonderont un groupe informel de scientifiques réfléchissant entre eux sur le sujet, qu'ils nommeront le "collège invisible". Dans ce collège invisible, on ne trouvera que quelques scientifiques acquis à la cause ufologique, mais qui n'arriveront jamais à apporter de preuve robuste en faveur de l'origine extraterrestre de certains OVNI.
D'autres scientifiques américains défendront, contrairement aux conclusions du Rapport Condon, l'intérêt de l'étude du phénomène, sans pour autant défendre l'HET : les astrophysiciens Carl Sagan (qui deviendra un sceptique et un membre fondateur du groupe sceptique américain, le CSICOP), Philip Morrison et Thornton Page par exemple, s'efforceront de mettre en place un symposium sur les ovnis de l'AAAS en décembre 1969. Un travail semblable sera également réalisé par le sous-comité ovni constitué au sein de l'AIAA par Kuettner. Également Richard F. Haines ou Paul R. Hill spécialistes en aéronautique de la NASA, étudieront divers cas et publieront des ouvrages techniques sur le sujet. À l'opposé l'astronome Donald Menzel, qui fera lui-même une observation en 1949, avancera systématiquement des explications des observations d'ovnis en termes prosaïques (méprises, canulars, illusions, mauvaises interprétations radar, hallucinations, etc.).
En France, on notera les travaux des astronomes François Biraud et Jean-Claude Ribes, Pierre Guérin, Jean-Pierre Petit, Auguste Meessen et Claude Poher, dans le cadre du GEPAN au sein du CNES. En 1999, l'association COMETA (Comité d'Études Approfondies), composée de nombreux chercheurs, ingénieurs et militaires de haut rang, remis un rapport détaillé sur la question des OVNI au président de la république française et son premier ministre. Ce rapport stipule, entre autres, que ce phénomène mérite que les pouvoirs publics français s'y intéressent sérieusement, au vu des nombreux cas "troublants" d'OVNI non expliqués. Pour plus de précisions, consulter l'article qui y est consacré nommé Rapport COMETA.
Les sceptiques [modifier]
La position des sceptiques (voir la wikipage sur le mouvement sceptique contemporain) sur le phénomène ovni considère que l'explication la plus simple actuellement pour le phénomène ovni n'invoque aucun extraterrestre, mais uniquement des variables prosaïques. Le scepticisme ne rejette pas l'hypothèse extra-terrestre a priori, mais bel et bien a posteriori: après examen approfondi du phénomène, le constat de l'absence de preuves conclusives en faveurs de l'HET amène logiquement à la conclusion scientifique que l'explication réelle du phénomène ne se trouve pas de ce côté là, mais bien plutôt d'un phénomène psychosocial. Pour plus de détails, voir la wikipage: modèle sociopsychologique du phénomène ovni.
- Du côté sceptique figurent en France les noms de Michel Monnerie, Gilles Durand, Thierry Pinvidic, Jean-Bruno Renard, Claude Maugé, Dominique Caudron, Éric Maillot, Robert Alessandri, Renaut Leclet, David Rossoni; en Belgique de Jacques Scornaux, Wim Van Utrecht, Marc Hallet, Jean-Michel Abrassart; en Italie de Paolo Toselli; en Suisse de Bruno Mancusi, etc. Nous trouvons également des auteurs qui travaillent dans le cadre du modèle sociopsychologique dans l'association Française CNEGU (pour Comité Nord-Est des Groupements Ufologiques).
- Dans le monde anglo-saxon, le Committee for Skeptical Inquiry ou la Skeptics Society développent une étude critique du phénomène ovni. Ces organisations sceptiques comptent (ou comptaient) dans leurs rangs des scientifiques et des auteurs qui se sont intéressés au phénomène ovni tel que Carl Sagan, Arthur C. Clarke, Philip J. Klass, Joe Nickell, Robert Sheaffer, James Oberg ou encore Susan Blackmore.
Une partie des sceptiques, dite modérée, ne rejette pas l'HET a posteriori, mais refuse simplement de se prononcer pour ce qui est des cas inexpliqués.
Le courant spiritualiste [modifier]
Parmi ceux-ci, on peut mentionner un mouvement spiritualiste et occulte créé en 1875, à New York : la « Société théosophique, synthèse de la science, de la religion et de la philosophie » par Helena Blavatsky. En effet, si la théosophie se fonde sur l'idée d'un enseignement ancien (la Tradition Primordiale), transmise par une fraternité de Maîtres de Sagesse supposés résider en Inde, elle incorpore dans sa doctrine l'existence d'« êtres de lumière », veillant sur l'évolution de l'Humanité au cours des âges et venant d'autres planètes et systèmes solaires (Vénus, Sirius, etc.). Ces êtres de lumière sont néanmoins davantage proches dans leur description d'« anges évolués » que des petits hommes verts de l'imagerie populaire.
Toutefois, si on peut voir dans le phénomène ufologique une continuité de l'interrogation occultiste de fin XIXe siècle et début XXe siècle, en terme de phénomène social (avant d'être scientifique), on peut dater la véritable base de l'ufologie aux années 1940.
Le courant « astro-archéologique » [modifier]
Dans les années 1970 se développe une sous-hypothèse de l'HET, menée par Erich von Däniken, avançant que des visites extraterrestres auraient eu lieu dans le passé, et que l'on peut en trouver des traces aujourd'hui. Sont alors interprétés dans ce sens divers éléments archéologiques tels que les motifs de Nazca, peintures rupestres et statuettes d'"anciens astronautes".
Les pragmatiques [modifier]
Peut-être les plus rares, qui se contentent des faits, de leur analyse et de la recherche d'un lien avec une vie extraterrestre qu'ils n'ont pas trouvé formellement. Ils publient peu et beaucoup travaillent dans l'ombre du peur d'un amalgame dans d'autres catégories à cause de leurs intimes convictions.
Théorie de la Conspiration [modifier]
Certains courants extrêmes de l'ufologie avancent l'hypothèse qu'il existe des liens entre les ovnis, la recherche militaire et des intelligences extraterrestres ainsi qu'une théorie du complot rendue populaire par certaines séries américaines (X-Files, Taken, Roswell…). En France, ces courant furent relayés par Jimmy Guieu. Pour certains des tenants de cette hypothèse, il est possible qu'un gouvernement secret (Illuminati, ou reptiliens) ayant eu accès à une technologie extrêmement avancée, vraisemblablement extraterrestre, soit à l'origine des attentats du 11 septembre 2001.
Voir aussi [modifier]
Liens internes [modifier]
- Objet volant non identifié
- Vie extraterrestre
- Modèle sociopsychologique du phénomène ovni
- Liste des principales observations d'ovnis
- Histoire de l'Ufologie
- pseudo-science
- Laboratoire d'Astrophysique de l'Université de Liège
Liens externes [modifier]
Sites ufologiques [modifier]
- http://www.ufologie.net maintenu par Patrick Gross.
- http://www.rr0.org site de référence à vocation encyclopédique.
- http://www.ufocom.org un groupe ufologique qui publie régulièrement ses enquêtes.
Sites sceptiques [modifier]
- (fr) La page du Skepdic consacrée aux OVNI.
- (fr) Les dossiers du Cercle Zététique
- (fr) Maugé, C. Une approche de la « théorie réductionniste composite »
- (en) Oberg, J. The Black Box Approach to UFO Perceptions

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