Dépression, Bipolaire, Bipolarité, Psychose maniaco dépression

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Plongée sous-marine - Partie 2

 

Équipement [modifier]

L'équipement de base d'un plongeur se servant de scaphandre autonome consiste à avoir palmes, masque, tuba, couteau et combinaison, le reste pouvant être loué sur place. Toutefois, afin d'acquérir une autonomie complète, il est important d'avoir rapidement son matériel personnel en plus des bases citées.

- Gilet stabilisateur(ou tout autre moyen permettant une remontée en surface et de s'y maintenir à l'aide d'air comprimé) ;

- Détendeurs (principal, de secours) et manomètre ;

- Ordinateur (ou à défaut un moyen pour contrôler les paramètres de plongée) ;

- Parachute de palier

Recycleur
Recycleur

Respiration [modifier]

Sous l'eau, les réflexes respiratoires sont modifiés: en effet, à la surface, l'inspiration et l'expiration sont des automatismes. Sous l'eau, le travail respiratoire est plus difficile en raison de la pression qui augmente et devient volontaire. Le mécanisme complexe qui a lieu au sein de l'alvéole est modifié, le dioxyde de carbone (CO2) devient plus difficile à évacuer, le risque d'essoufflement devient important.

Scaphandre [modifier]

Icône de détail Article détaillé : Scaphandre autonome.

Choix des mélanges respiratoires [modifier]

Les bouteilles des plongeurs peuvent contenir de l'héliair, du nitrox, du trimix, de l'hydrox, de l'héliox, de l'hydreliox, de l'air ou du dioxygène pur, suivant le type de plongée et le niveau du plongeur. L'air est le mélange gazeux le plus utilisé de nos jours car beaucoup plus facile à comprimer dans les blocs. L'air étant beaucoup plus courant est également bien moins cher. Le nitrox gagne du terrain, car il permet d'étendre les durées de plongée sans palier. La profondeur maximale atteignable sans danger est cependant réduite par l'enrichissement en dioxygène, ce qui rend le nitrox moins souple que l'air. Pour les taux d'enrichissement faibles (moins de 40 % de dioxygène), le nitrox s'utilise avec du matériel classique, à condition que celui-ci soit très bien entretenu. Pour des taux plus élevés, un équipement spécifique est nécessaire (bouteille et détendeur) en raison des effets corrosifs du mélange enrichi en dioxygène. Pour les taux élevés d'enrichissement, on observe en outre un risque d'explosion si des graisses de joints inappropriées sont employées. Notons enfin que seul un ordinateur de plongée adapté peut réaliser les calculs nécessaires à l'établissement du niveau de saturation du plongeur lors de l'utilisation d'un mélange gazeux autre que l'air.

Protection thermique [modifier]

Les échanges thermiques étant plus importants dans un milieu liquide, la perte calorique est relativement importante lors d'un séjour prolongé dans l'eau. Le plongeur doit donc limiter les échanges thermiques entre son corps et l'eau. Il peut utiliser pour cela :

  • des combinaisons non étanches (appelée aussi combinaison humide), la plupart du temps en Néoprène. Elles peuvent être mono ou bipièce. Leur épaisseur varie de 2mm à 7mm avec la possibilité de mettre une double épaisseur dans le cas des combinaisons bipièce (donc 14mm);
  • des combinaisons étanches ou semi-étanches pour les températures plus basses.

Le plongeur peut perdre jusqu'à 75 % de sa chaleur corporelle par la tête en l'absence de protection thermique.

Pour que la perte thermique soit négligeable il faut que l'eau soit à une température supérieure à 32°C.

Flottabilité [modifier]

Signale la présence de plongeur(s) sous l'eau
Signale la présence de plongeur(s) sous l'eau

Le plongeur utilise un gilet stabilisateur (également appelé "Stab" pour "Stabilizing Jacket") qu'il peut gonfler et dégonfler à loisir afin de faire varier son volume et, suivant le principe d'Archimède, changer sa flottabilité et s'équilibrer ainsi dans l'eau.

La "Stab" dispose de 1 à trois purges : le direct system, qui sert aussi à la gonfler et qui est branché au niveau de la clavicule gauche. Les deux autres purges sont dites "purges rapides" : elle permettent de vider rapidement tout l'air contenu dans la Stab. La première, dite "purge basse" se trouve dans le dos, en bas à droite, la seconde, la "purge haute" sur l'épaule droite. On les actionne en tirant sur une cordelette équipée d'une sorte de grosse bille pour faciliter la préhension. La purge basse sert pour descendre en "canard", la tête en bas. La purge haute sert pour descendre en "phoque", en position verticale, le direct system servant à affiner sa flottabilité.

La "stab" peut être gonflée automatiquement avec le "direct system", qui est relié au bloc et qui permet d'insuffler du gaz à partir de la bouteille. Il est également possible de la gonfler à la bouche, mais c'est en général déconseillé : pour l'hygiène (des champignons peuvent se former à l'intérieur ; cet endroit est rarement sec et désinfecté) et à cause du risque d'essoufflement, de surpression pulmonaire ou d'ADD. En général, on ne gonfle à la bouche que pour deux raisons :

  • Fin de plongée, ou en cas de panne d'air, avant de rentrer au bateau
  • Pour vider l'eau des Stabs: on gonfle complètement la Stab, on la met tête en bas et on actionne la purge haute tout en pressant la stab pour la vider.

En piscine, la Stab peut être remplacée par le BackPack, un simple support en plastique sur lequel on fixe la bouteille. Il est simplement équipé de bretelles et d'une ceinture, donc peu confortable et peu utilisé, ou alors pour des exercices de prise d'air sur une bouteille 'étrangère'.

La stab est généralement pourvue de poche de lestage que l'on remplit de plomb en bloc ou en sachet pour compenser la flottabilité positive en fonction de la combinaison choisie et de l'ensemble du matériel. Dans le cas ou la stab ne dispose pas de poche de lestage, le plongeur s'équipe alors d'une ceinture de lestage sur laquelle on glisse les différents plombs nécessaires a une flottabilité neutre.

Déplacement [modifier]

Pavillon "Alpha", signalant un vaisseau engagé dans des opérations sous-marines, à la manoeuvrabilité limitée
Pavillon "Alpha", signalant un vaisseau engagé dans des opérations sous-marines, à la manoeuvrabilité limitée

Le déplacement sous l'eau en plongée est assuré par les jambes. Le plongeur, dans un souci de performance et d'économie de l'effort, s'équipe de palmes. Les palmes simples sont de deux types :

  • chaussantes : la palme est dotée d'un chausson qui entoure le pied, le plongeur peut éventuellement mettre un premier chausson en néoprène pour lutter contre le froid.
  • réglables : le pied doit être équipé d'un bottillon (chausson avec semelle) avant d'être mis dans la palme, et on règle le serrage ensuite.

Plusieurs types de nage existent :

  • ventrale : la plus commune, le nageur se plaçant à l'horizontale, ventre orienté vers le bas.
  • dorsale : utilisée souvent pour se reposer tout en continuant de nager, en surface essentiellement. L'avantage de ce type de nage est de pouvoir sortir la tête hors de l'eau facilement.
  • latérale : nage sur le côté. Utilisée lors de plongée sur des tombants (falaises sous-marines, abritant le plus souvent une faune importante et caractéristique).

Dans le cadre de plongées dites dérivantes, le courant peut servir de moteur : les palanquées sont mises à l'eau en un point et récupérées par le bateau plus loin. Ces plongées sont particulièrement intéressantes car une grande distance peut ainsi être parcourue, et un grand nombre de choses peut être observé, le tout avec une dépense d'énergie minimale.

Il existe de petits scooters sous-marins électriques qui permettent le déplacement sans effort du plongeur, toutefois, ceux-ci demandent une grande expérience et sont totalement interdits dans les réserves naturelles (en France par exemple).

Ordinateur de plongée [modifier]

Icône de détail Article détaillé : Ordinateur de plongée.

Se présentant sous la forme de montres démesurées, les ordinateurs de plongée sont censés remplacer l'usage des tables de plongée. Ils permettent en général de disposer en permanence des informations suivantes:

  • profondeur instantanée et maximum.
  • temps de plongée.
  • paliers de décompression.
  • vitesse de remontée.
  • température de l'eau.

À cela peuvent bien sûr s'ajouter diverses options suivant les modèles:

  • gestion de gaz différents de l'air: nitrox, trimix, héliox.
  • manomètre intégré, relié par émetteur radio à la bouteille.

À l'aide d'un algorithme, propre à chaque marque/modèle, et en fonction de la profondeur, l'ordinateur va calculer les paramètres de décompression du plongeur. Ce calcul permet de déterminer d'après le profil de la plongée quelles seront les durées et profondeurs des éventuels paliers. Si la définition d'une palanquée est : "plusieurs plongeurs ayant les même caractéristiques de temps, de profondeurs et de direction lors d'une même plongée", dans la pratique, il se peut que certains membres se trouve plus bas plus longtemps que d'autres. Leur profil de plongée sera différent, le protocole de décompression aussi. De plus, l'aspect pratique de l'ordinateur est le calcul de la majoration automatique lors des plongées successives ou consécutives et d'adapter le calcul de décompression en conséquence.

Il mesure également la vitesse de remontée suivant son propre algorithme prédéterminé par la profondeur et signale une remontée trop rapide (au moyen de bip et de son affichage).

Réglementation [modifier]

La réglementation internationale [modifier]

La connaissance des contraintes liées au milieu aquatique, l'entraînement ainsi que le strict respect de la réglementation, sont indispensables à la pratique de ce sport classé à haut risque. L'individu est libre de sa pratique à titre personnel. Trois systèmes d'équivalence de certifications existent : le WRSTC ( IDEA, PADI, SDI, SSI ...), la CMAS (FFESSM, AMCQ ...) et le CEDIP (ANMP, ADIP, IDEA...). LA CMAS et le CEDIP ont une approche plus sportive de la plongée que le WRSTC qui la voit plutôt comme un loisir. Ils dispensent une formation et distribuent des recommandations aux sportifs, mais leurs réglementations ne font pas office de loi, celle-ci dépend des pays.

Les particularités régionales [modifier]

France [modifier]

En France, dans les structures commerciales ou associatives, la plongée sous-marine est réglementée par l'arrêté du 28 février 2008[1] qui ajoute les articles A.322-71 à A. 322-115 au code du sport. Ce texte remplace les précédents arrêté du 22 juin 1998 modifié 2000[2] — couramment appelé « arrêté 98 » — et l’arrêté du 9 juillet 2004[3] — « arrêté mélange » — dont il reprend quasi intégralement le texte.

Ce texte règlemente la plongée sous-marine (sportive ou dite de loisir) de par les particularités de cette discipline qui s'effectue en environnement spécifique, à l'exception des chantiers archéologiques qui sont considérés comme des activités professionnelles même si on participe en tant que bénévole et de la plongée souterraine où le seul point de réglementation concerne les mélanges gazeux.

La plongée à vocation professionnelle est quant à elle réglementée par un texte du Ministère du travail (arrêté du 15 mai 1992).

Québec [modifier]

Originalement calquée sur le modèle en vigueur aux États-Unis, soit une formation assurée par des moniteurs le plus souvent encadrés par des boutiques, la formation n'a pas su inculquer aux moniteurs, boutiquiers et surtout aux plongeurs des notions de responsabilité individuelles. Le résultat fut un nombre inconsidéré de décès en plongée dans les années 1990, dont un nombre inacceptable pendant des cours de formation. En conséquence, le Gouvernement du Québec a légiféré pour encadrer la pratique et surtout l'enseignement de la plongée au Québec.

Belgique [modifier]

En Belgique, la plongée sportive ou de loisir a longtemps été gérée par la LIFRAS, organisme dépendant de la CMAS. Actuellement, on retrouve toujours La LIFRAS, en perte de vitesse de par sa lourdeur toute militaire, mais de plus en plus, IDEA , PADI et CEDIP. D'autres organisations moins représentées s'y retrouvent en plus ou moins bonne entente. Les brevets délivrés en Belgique sont relativement sévères de par les conditions difficiles de la plongée sur le territoire. En effet, le temps pas toujours clément, les nombreuse carrières servant de lieux d'entraînement où la visibilité dépasse rarement quelques mètres, la température dépassant rarement 20°C l'été, et proche de 4°C l'hiver familiarisent le plongeur Belge avec des conditions difficiles. La plupart des lieux de plongées en Belgique sont sous la règlementation d'un club affilié à l'une ou l'autre des organisations citées ci-dessus. Le pays ne manque pas de carrières mais aussi de lacs et de barrages, permettant la plongée toute l'année. Le plongeur Belge se rend aussi assez facilement en mer du nord ou chez les voisins du nord en Zélande, dont la faune lui a valu le surnom d'Egypte du nord.

Les organismes [modifier]

La plongée comporte certains risques liés aux effets de la pression (barotraumatismes, accident de décompression, accidents toxiques) ou à la faune et la flore sous-marine (poisson-pierre, corail de feu, …). Pour ces raisons, les règlementations locales imposent généralement l'obtention d'un brevet pour pouvoir pratiquer. Il s'agit d'un brevet obtenu lors d'une formation dans un organisme d'enseignement de la plongée sous-marine reconnu par le législateur ou un brevet reconnu en équivalence.

Préservation du milieu marin [modifier]

Mur d'éponges en Croatie
Mur d'éponges en Croatie
Récif de corail Acropora sp. à l'île de la Réunion
Récif de corail Acropora sp. à l'île de la Réunion

Un plongeur se doit de respecter le monde qu'il explore. Il ne doit en aucun cas se comporter comme un prédateur et remonter des organismes vivants. La chasse sous-marine à l'aide d'un scaphandre autonome est strictement interdite dans de nombreux pays (dont la France) et les loisirs touristiques comme le snorkeling sont réglementés.

De plus, un plongeur ne devrait pas :

  • nourrir les poissons (feeding) ;
  • s'accrocher ou s'agripper au fond (des organismes vivants s'y trouvent, certains pouvant être dangereux comme le corail de feu) ;
  • dégrader le milieu avec ses palmes (coraux, gorgones, posidonies par exemple) ;
  • jeter des détritus dans la mer (ceci est valable pour tout le monde !).

Les plongées dans des réserves naturelles s'accompagnent d'un certain nombre de règles bien plus strictes encore.

Notes et références [modifier]

  1. Arrêté du 28 février 2008 relatif aux dispositions réglementaires du code du sport
  2. Arrêté du 22 juin 1998 modifié 2000 relatif aux règles techniques et de sécurité dans les établissements organisant la pratique et l'enseignement des activités sportives et de loisir en plongée autonome à l'air.
  3. Arrêté du 9 juillet 2004 relatif aux règles techniques et de sécurité dans les établissements organisant la pratique et l'enseignement des activités sportives et de loisir en plongée autonome aux mélanges autres que l'air.

En savoir plus [modifier]

Articles connexes [modifier]

Site web intéressant [modifier]


Liens externes [modifier]


Bibliographie [modifier]

  • Alain Foret, Pablo Torres, Plongée plaisir - Niveaux 1 : à la découverte de la plongée, GAP (éd.), 2004
  • Alain Foret, Pablo Torres, Plongée plaisir - Niveaux 2 : premiers pas vers l'autonomie, GAP (éd.), 2004
  • Alain Foret, Pablo Torres, Plongée plaisir - Niveaux 1 et 2 : de l'initiation à l'autonomie, GAP (éd.), 2004
  • Alain Foret, Pablo Torres, Plongée plaisir - Niveaux 3 : accès à l'autonomie, GAP (éd.), 2004
  • Alain Foret, Pablo Torres, Plongée plaisir - Niveaux 4 et 5 : conduite de palanquée et direction de plongées, GAP (éd.), 2004
  • Denis Jeant, Code Vagnon de la plongée Niveau 1/1 étoile, Éditions Vagnon, septembre 2003, 6e édition (ISBN 2-85725-374-5)
  • Denis Jeant, Code Vagnon de la plongée Niveau 2/2 étoiles, Éditions Vagnon, 2005, 7e édition (ISBN 2-85725-442-3)
  • Denis Jeant, Tests Vagnon de la plongée Niveaux 1 et 2, Éditions Vagnon, 1999, 3e édition (ISBN 2-85725-233-1)
  • Denis Jeant, Code Vagnon Plongée Secourisme, Éditions Vagnon, 2005, 2e édition (ISBN 2-85725-147-5)
  • Collectif, Mémento Vagnon des Premiers Secours en plongée, Éditions Vagnon, 2001, 2e édition (ISBN 2-85725-307-9)
  • Henri Le Bris, Compresseurs et Stations de gonflage, Autoédité, 2000, (ISBN 2-9514960-0-1)
  • Henri Le Bris, Principes des détendeurs, Autoédité, 2007, (ISBN 978-2-9514960-1-9)
  • Dominique Ricou, Pierre Médalin, Code Vagnon de la plongée Niveau 3/3 étoiles, Éditions du Plaisancier, 2002 (ISBN 2-85725-314-1)
  • Dominique Ricou, Pierre Médalin, Code Vagnon de la plongée Niveau 4/3 étoiles, Éditions du Plaisancier, 2000 (ISBN 2-85725-278-1)
  • Dominique Ricou, Pierre Médalin, Code Vagnon de la Plongée Niveau 1-2/1-2 étoiles, Édition du Plaisancier, 2007


Article ajouté le 2008-06-08 , consulté 27 fois

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