La consommation prolongée de cannabis liée à des symptômes psychotiques

 

 

 

La consommation prolongée de cannabis liée à des symptômes psychotiques

                               
       
Une consommation prolongée de cannabis est liée à un risque accru de symptômes psychotiques, d'hallucinations (auditives et visuelles) et de délires, selon une étude australienne publiée dans les Archives of General Psychiatry. 

John McGrath de l'Université de Queensland et ses collègues ont mené cette étude avec 3800 jeunes âgés en moyenne de 20 ans. Environ 14 % rapportaient consommer du cannabis depuis au moins six ans. Ils avaient un risque 2 fois plus élevé de présenter des symptômes psychotiques que ceux qui n'en avaient jamais consommé. Le risque d'hallucinations était 2 fois plus élevé et celui de délires 4 fois. Plus la consommation avait été longue, plus le risque était élevé.    


  
    
                    Dans une analyse séparée, les chercheurs ont étudié le lien entre cannabis et symptômes psychotiques chez 228 paires de jumeaux parmi les participants. Le lien persistait, ce qui montrait qu'il était peu susceptible d'être dû à des influences génétiques ou environnementales non mesurées. 

Les chercheurs considèrent toutefois que ces résultats ne doivent pas être interprétés comme indiquant un lien simple unidirectionnel entre consommation de cannabis et psychose. Par exemple, les participants qui avaient vécu des hallucinations tôt dans la vie étaient aussi plus susceptibles d'avoir consommé plus longtemps et plus fréquemment. Le lien entre cannabis et psychose est complexe, concluent-ils.  


Psychomédia avec source:
Medical News Today
 
 
 

Cannabis et symptômes psychotiques

                               
Une nouvelle étude, publiée dans le British Medical Journal montre que l'usage fréquent du cannabis chez l'adolescent et le jeune adulte augmente les risques de symptômes psychotiques plus tard dans la vie. 

L'étude impliquait 2437 jeunes âgés entre 14 et 24 ans chez qui on a évalué la consommation de drogue, la prédisposition à la psychose et les symptômes psychotiques. Ces jeunes ont ensuite été suivis pendant 4 ans. Le cannabis s'est avéré, avec le temps, augmenter modérément les risques de symptômes psychotiques. Cet effet était toutefois beaucoup plus marqué chez ceux qui présentaient une prédisposition (jusqu'à 23,8%).
 
 
 

Le cannabis augmente les risques de schizophrénie

                               
       
La consommation de cannabis (marijuana) est associée à une augmentation du  risque de schizophrénie plus tard dans la vie, selon une étude parue dans The Lancet. 

Dr. Theresa Moore, de l'Université de Bristol, et Dr. Stanley  Zammit, de l'Université de Cardiff à Wales, ont réalisé une analyse de 35 études.Leurs résultats montrent que le risque de développer une maladie psychotique est 41% plus élevé pour les personnes ayant déjà consommé du cannabis comparativement à ceux qui n'en ont jamais consommé. L'augmentation du risque est proportionnelle à la dose consommée, les utilisateurs très fréquents ayant un risque plus que doublé.    


  
    
                    Ils ont aussi vérifié s'il existe un lien entre la consommation de cannabis et les idées suicidaires et l'anxiété. Les résultats des différentes études sur ce point semblent moins fiables.

Selon des études récentes, rapportent les chercheurs, environ 40% des jeunes adultes britanniques ont déjà consommé du cannabis (20% rapportent en consommer au moins une fois par semaine). Avec un risque plus élevé de 41%, cela implique qu'approximativement 14% des cas de maladies psychotiques ne seraient pas survenus sans le cannabis, estiment les chercheurs. 

Dans un éditorial associé, le Dr Merete Nordentoft, psychiatre danois, estime que 800 cas de schizophrénie par an pourraient être évités en Grande-Bretagne si les jeunes renonçaient au cannabis. 

Il n'est pas certain que le cannabis en soi cause des maladies mentales comme la schizophrénie. Il est possible qu'il favorise leur développement chez des personnes plus à  risque. Toutes les études confirment toutefois un lien et celui-ci est assez important, considèrent les chercheurs, pour qu'il soit approprié de mettre le public en garde. 

Psychomédia avec source:
Medical News Today


03/05/2013
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