Magie - Partie 1

Magie (surnaturel)

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La Magie (que certains écrivent avec une majuscule pour la distinguer de la prestidigitation) est un ensemble de techniques, souvent ritualisées selon des codes de connaissance dits ésotériques, qui, bien que le mécanisme interne en soit plus ou moins insaisissable, permettraient de produire des phénomènes d'altération de la réalité, comme positiver le destin, influencer à sa guise le comportement d'autrui ou le cours des événements.

Anneau ancien reprenant le symbole du pentagramme, souvent associé à des pratiques magiques
Anneau ancien reprenant le symbole du pentagramme, souvent associé à des pratiques magiques

Sommaire

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Concepts [modifier]

Étymologie [modifier]

L'origine du mot magie est très discutée. Certains n'y voient que la racine grecque magia, alors que d'autres remontent aux Perses de la période mazdéenne, chez qui le magoï était une personnalité importante dans le système religieux du zoroastrisme[1] . D'autres, enfin, regardent vers les peuples sémitiques du Moyen-Orient, voyant son origine dans le mot akkadien magdim.

Magie et Science, le conflit des paradigmes [modifier]

Une très grande majorité de personnes opposent la magie et la science, quel que soit le paradigme (scientifique ou magique) qu'ils prennent pour référence pour juger ces deux concepts. Certains toutefois considèrent que l'un comme l'autre modélise le monde à sa façon, et tentent une synthèse de ces deux paradigmes (modèles d'appréhension du monde et de ses fonctionnements), chacun ayant ses propres failles.

Les tenants du paradigme scientifique [modifier]

Ceux qui se rattachent au paradigme scientifique pour juger la réalité concourent à catégoriser la croyance en la magie comme une superstition, et à réduire les phénomènes magiques à :

  • une coïncidence fortuite en ce qui touche aux événements supposés, par le magicien ou les personnes impliquées dans les dits événements, avoir été induits par magie (voir synchronicité) ;
  • l'ignorance ou de la négation de causes physiques identifiables dans le cas de phénomènes physiques possibles mais prétendus, par les individus y ayant assisté, avoir été causés par de la magie ;
  • un processus d'autosuggestion, voire d'un symptôme névrotique, en ce qui concerne des phénomènes touchant à l'esprit d'une personne revendiquant l'origine magique de son état psychique.
  • un processus de somatisation dans le cas d'un individu "physiquement" affecté, et revendiquant une cause magique à cette affection (« envoûtement »...).

Les tenants du paradigme magique [modifier]

A l'inverse, ceux qui s'affilient au paradigme magique reprochent à la science :

  • sa prétention à la vérité absolue. Il s'agit en outre d'une tendance commune à tous les paradigmes : tout modèle d'appréhension du réel tend à confondre ses conclusions avec le réel lui-même bien que les modèles théorisés ne soient par essence que des hypothèse, certes basées sur des observations rigoureuses mais pas nécessairement représentatives de toutes les observations possibles. La science, à l'instar de tout paradigme, n'est qu'une perspective sur le monde parmi d'autres.
  • une procédure trop contraignante pour mettre à l'épreuve certaines pratiques magiques. Les procédures de la science ne seraient pas adaptées par nature pour vérifier certains phénomènes, ce qui rendrait l'expérience inutile car nécessairement inefficace, voire empêcherait la magie d'opérer. C'est là le point le plus litigieux, la communauté scientifique refusant très souvent de considérer que ses procédures puissent être inadéquates à certaines expériences. La magie étant irrationnelle, donc non rationalisable, elle entrerait alors dans un domaine particulier de la science, entre l'observé et le faux : le non-vérifiable.
  • son manque d'ouverture d'esprit concernant certains points potentiellement rationnalisables. Le scientifique serait entravé par la peur du ridicule pour accorder du crédit aux hypothèses "magiques" : le cas échéant, il y met à l'épreuve sa "pertinence" face à ses pairs.

La synthèse de ces deux approches [modifier]

Certaines personnes tentent parfois un recul vis-à-vis de ces deux paradigmes, refusant l'opposition traditionnelle faite entre ces deux domaines. Une synthèse possible peut se faire en les considérant pour ce qu'ils sont, soit des paradigmes, c'est-à-dire deux manières différentes d'appréhender le monde. Il est important pour effectuer cette synthèse de bien percevoir les différences de nature entre la science et la magie.

Science Magie
Méthode d'analyse du monde
Analyse rigoureuse, objective et rationnelle du monde, ne portant de vérité qu'aux observations physiques concrètes, ne prenant pas en considération les sensations ou sentiments des observateurs ou des utilisateurs de ces lois. Analyse rigoureuse aussi, mais subjective, instinctive et irrationnelle, ne cherchant pas nécessairement à utiliser des notions "prouvées" (mais comptant toutefois souvent sur un filtrage des générations précédentes pour éliminer les pratiques vraiment inéfficaces), portant une vérité aux sensations et aux perceptions des observateurs et des utilisateurs de ses lois.
Type de modélisation de la réalité
Mathématique et logique. Symbolique, sensible et affective.

Les lois naturelles, quelles qu'elles soient, peuvent être considérées selon une approche scientifique ou magique, considérant qu'il s'agit de deux points de vue différents sur une même chose même si la totalité du réel est encore loin d'avoir été modélisée par ces deux approches. Les croisements sont toutefois parfaitement possible : par exemple, certaines vulgarisations scientifiques sont souvent une manière de faire entrer un peu de magie, d'instincts, de symbolisme et de sensations dans un monde perçu comme désenchanté par le paradigme scientifique.

La psychologie permet en effet une intrusion de la science dans le domaine habituellement décrit par la magie. (Même si elle y fait preuve d'une certaines souplesse quant à la vérification de ses hypothèses, qui font que certains en critiquent l'appartenance aux domaines scientifiques). On observe d'ailleurs de nombreux croisements entre magie et psychologie, vu avec appréhension par de nombreuses personnes, ces croisements étant souvent utilisés par des sectes pour renforcer leurs emprises sur leurs membres.

Les domaines magiques (Magie blanche, noire etc... ) [modifier]

Les milieux pratiquant la magie ne sont pas, à l'instar du milieu scientifique, unifiés dans leur convention de langage ou de catégorisation. Chaque tradition ou culture possède ses propres définitions des catégories magiques, les couleurs par exemple n'ont pas les mêmes sens en fonction des cultures. Les catégorisations dont nous parlons ici ne sont donc absolument pas des conventions universelle, et leur sens peut varier en fonction de la communauté qui les utilise. Il s'agit donc de procéder avec prudence lorsqu'on cherche à définir ou comprendre les particularités de la magie, et surtout faire attention à ne pas faire d'amalgame en confondant par exemple des catégories nommés par le même mot mais n'ayant pas le même sens en fonction des milieux ésotériques.

Une importante part des adeptes modernes de la Magie considèrent que la magie est une, provenant des lois même du monde, et que ce n'est que son utilisation particulière et nos intentions qui permet de la catégoriser. La magie ne serait donc pas divisée par nature, mais sa séparation en différentes catégories permet de classifier plus aisément les différentes pratiques, de porter des attentions particulière à certaines "tendances" attachés à certains types de rituel, ou de pratiques. Pour certains, cette catégorisation de la magie ne sert qu'à améliorer la concentration des pratiquants, en leur permettant de se servir de la force de certains symboles (couleur ou autre) pour mieux se placer dans certains état d'esprit, plus efficaces pour les objectifs qu'ils se sont fixés. La catégorisation de la magie, dans ce cas, ne serai alors qu'une technique utile, mais ne dépendrai pas de la nature même de la magie. Certaines techniques habituellement classées en magie noire pourraient donc par exemple être utilisée pour le bien, et d'autres de magie blanche pour le mal.

Magie blanche / Magie noire [modifier]

L’anthropologie a démontré que l’homme fait traditionnellement la distinction entre deux sortes de pratiques, de par leurs buts : la magie blanche et la magie noire (anciennement nommées "théurgie" et "goétie"). La première concerne une utilisation de la Magie à des fins altruistes, ou préventives lorsqu’elle est pratiquée pour soi. La seconde désigne une Magie motivée par des fins de vengeance, et visant à l’échec d’une victime (ou d’une communauté de victimes) dans un domaine particulier de sa (leur) vie. Les adeptes de la magie noire passent pour être néfastes à la société, dont ils s’évertuent à perturber l’équilibre, tandis que les adeptes de la magie blanche sont censés rectifier ces troubles, ou les empêcher.

C’est ainsi que, depuis les sociétés qui accordent un certain crédit aux pratiques magiques jusque dans l’imaginaire populaire, les magiciens peuvent être du côté du Mal (si l’utilisation qu’ils font de la Magie est égoïste, et/ou cause, chez autrui, de souffrance, ou de situations enclines à causer de la souffrance) ou du Bien (s’ils utilisent la Magie à des fins altruistes, ou du moins qui ne causent pas de tort à autrui).

D'autres visions beaucoup plus modernes ont cherché à séparer la magie blanche et la magie noire en utilisant d'autres éléments que "le bien" et "le mal". La morale variant d'une société à l'autre, et cette notion de bien et de mal étant trop souvent trouble et peu précise, tout n'étant jamais tout blanc ou tout noir. La Magie blanche serait alors une magie utilisée pour satisfaire en premier lieu une volonté d'harmonie et de perpétuation du fonctionnement "sain" du monde, indépendamment de la volonté personnelle et individuelle du mage (et parfois même nécessitant un sacrifice personnel du mage) La magie noire étant une magie cherchant au contraire à perturber l'harmonie ou le fonctionnement ordinaire du monde dans l'intérêt personnel et individuel du mage. Il s'agit alors non plus d'une démarcation bien/mal, mais d'une démarcation intérêt individuel / intérêt collectif. La "collectivité" incluant souvent bien plus que l'humanité seule.

Magie rouge [modifier]

Face à une démarcation blanc/noir très souvent utilisée, une nouvelle démarcation est apparue (plusieurs siècles apres) pour catégoriser une autre forme de magie, appelée rouge. Elle possède de nombreuses définitions différentes, certains utilisent cette démarcation pour diviser la magie noire en deux partie distinctes. Avec d'une part les magies (noire) visant à détruire ou maudire mais n'apportant rien d'autre au mage qu'un plaisir sadique face au malheur et à la frustration que ses opérations suscitent (ou sont censées susciter) chez la victime. Et d'autre part les magies (rouges donc) ayant un but plus égoïste, visant à apporter au mage des biens et plaisir matériels ou charnels (mais pas nécessairement en rapport avec la sexualité.)

Toutefois, la plupart des définitions de la magie rouge possèdent une caractéristique relativement commune, associée directement à la sexualité, à l'amour, à la séduction et au plaisir charnel ou amoureux. La magie rouge est alors essentiellement relationnelle (s'occupant des rapports particulier entre deux humains). Il existe toutefois deux courants parmi ceux qui utilise cette catégorisation rouge amoureuse et/ou charnelle.

Ceux qui considèrent que la magie rouge contient essentiellement les charmes et enchantement séducteurs, comme les philtres d'amour, ou toutes les magies cherchant à séduire et à obtenir du pouvoir de séduction sur les individus charmés. Cette catégorisation est souvent illustrée par les sorcières sensées avoir obtenu le cœur de certaines personnes déjà mariées, ou inaccessibles socialement, par des envoûtements, et cela (bien sûr) contre le gré de ces dernieres.

D'autres considèrent que ces pratiques sont des enchantements et des manipulations égoïstes à classer uniquement dans la magie noire, et ne placent dans la magie rouge que les pratiques et rituels visant non pas à manipuler, mais à révéler des sentiments déjà existant, ou à les développer. Dans cette vision, la magie blanche est issue d'une personne pour aider la communauté, la magie noir tire bénéfice du monde extérieur pour les besoins personnel du mage et la magie rouge est basée sur l'amour et les échanges volontaires entre les deux participants à cette magie. Par exemple certains rituels entre amoureux se basant sur leur amour pour se rendre plus forts, ou pour lutter contre une maladie ou une affliction particulière de l'un des membres sont des exemple de cette magie rouge "non-manipulatrice".

Autres couleurs [modifier]

D'autres couleurs sont parfois utilisées de la même manière, pour différentier certaines pratiques. (Toutefois leur utilisation est nettement moins conventionnée encore que les différentiations blanche/noire/rouge. Ces catégories sont donc souvent sujettes a des variations importantes de signification, en fonction des communautés magiques qui les utilisent)

  • Cette séparation entre deux visions possibles de la magie rouge, (voir chapitre précédant), à donnée naissance à l'appellation de magie rose (rouge teintée de blanc) à la magie rouge "non manipulatrice", laissant alors le titre de magie rouge exclusivement aux charmes et manipulations magiques séductrices égoïstes.

La magie rose est alors basée sur l'amour et la communion des amoureux, et la magie rouge sur la séduction et les rapports de pouvoirs de entres les individus.

  • La magie verte permet souvent de séparer de la magie "blanche" (ou de la noire parfois) les magies ne concernant que l'ordre naturel végétal (voir animal, s'ils sont sauvages.)
  • Le terme de magie bleue est parfois utilisée pour catégoriser toutes les magies de protections (blanche traditionnellement). La magie bleue ne vise donc pas des actions proprement dites, mais à empêcher les mauvais sort (ou les mauvaises fortunes plus naturelles) de nous atteindre.

Catégorisations non-colorées (élémentale, nécromancie, divination...) [modifier]

Toutes les démarcations vue précédemment portaient sur la couleur, mais la couleur n'est pas la seule démarcation symbolique existante. Il existe d'autres catégorisations possibles, qui ne se recoupent pas avec les catégories colorées de la magie.

  • On distingue parfois dans certaines communautés la magie Élémentale.

Issue de la divisions par les alchimistes du monde en 4 éléments inertes. Cette magie concerne donc ces éléments, et est sous divisée en magie du feu, de l'eau, de la terre et de l'air. (Ou en des mélange de ces éléments)

note : Les alchimistes catégorisaient un cinquième élément composant les êtres vivants, un élément non inerte donc : l'âme.

  • Une catégorisation courante concerne la magie de la mort et des esprits des morts : La nécromancie.

Cette catégorie inclue, entre autre, les célèbres magies concernant les morts-vivants, ainsi que celles non moins célèbre des discussions avec les âmes des morts. Elle s'est beaucoup enrichie des échanges entre la magie occidentale et la magie Vaudou africaine. La nécromancie est souvent appréhendée comme s'il s'agissait d'une magie noire, car la mort est jugée obscure et malfaisante en occident, et souvent associée aux symboles de couleur noir. Toutefois, cette catégorisation de la magie ne correspond pas à la catégorisation "noire" de la magie : La mort, même si elle est souvent repoussante et effrayante n'étant pas "mauvaise" par nature. La nécromancie pouvant être bonne ou mauvaise, cette démarcation est souvent réclamée indépendante des autres catégorisations colorées par ceux qui la pratique.

  • La divination, est une catégorisation des magies visant la prédiction de l'avenir.

(Elle peut se recouper parfois avec la nécromancie, quand il s'agit de mettre en œuvre l'esprits des morts.) Elle inclue une très grande variété de pratiques magiques, qu'il s'agisse par exemple du tarot de Marseille, de la célèbre boule de cristal, de la très ancienne astrologie, de la numérologie, etc... etc...

Les traditions magiques [modifier]

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Partie à développer.

Il existe différents systèmes, ou traditions, magiques. On peut citer pêle-mêle :



08/08/2007
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