Pourquoi une hypokhâgne ?

 

Pourquoi une hypokhâgne

dimanche 10 avril 2005.
 

Et tout d’abord, qu’est-ce qu’une hypokhâgne ? C’est une classe préparatoire littéraire, première année d’un cycle de deux ans(voire trois)qui conduira les meilleurs d’entre vous aux Ecoles Normales Supérieures (Ulm ou Lyon), lieux d’excellence où vous préparerez les concours de l’enseignement dans les meilleures conditions (ainsi, en tant qu’élèves fonctionnaires, les normaliens sont payés)et pourrez faire de la recherche à un haut niveau dans le domaine que vous aurez choisi.Sans oublier les IEP (Instituts d’Etudes Politiques), présents dans plusieurs villes de France (Paris bien sûr, mais aussi Bordeaux, Lille, Grenoble...), qui, après des concours très sélectifs demandant un très bon niveau en langues, histoire, culture générale,vous permettront d’accéder à des carrières pasionnantes dans l’administration, le droit, la politique, l’international...

Mais il y a bien d’autres raisons que la préparation des concours pour choisir une hypokhâgne. En premier lieu, même si vous êtes considérés comme des étudiants, c’est une classe de lycée : l’encadrement est serré, les professeurs vous connaissent et vous suivent de près, vous n’êtes pas livrés à vous-mêmes. La liberté entière, c’est bien, mais pas toujours facile à assumer dès la sortie de la terminale !

Ensuite, l’hypokhâgne est une classe généraliste de haut niveau : on y fait de l’histoire, de la géographie, des lettres, de la philosophie, des langues (vivantes et anciennes)...autrement dit, point n’est besoin de choisir d’emblée, dès la fin du secondaire, une spécialité ; au contraire, vous pouvez continuer à pratiquer toutes les matières qui vous intéressent, vous les approfondissez, et cernez ainsi davantage ce qui vous passionne le plus, ce que vous voulez faire dans la suite de vos études.

Ce contenu est d’autant plus riche qu’il est pratiqué avec une grande exigence : il ne s’agit pas en effet de faire un peu de tout, mais de faire de tout avec rigueur et...plaisir !

Là réside en effet l’intérêt majeur de cette classe : le plaisir qui naît de la redécouverte de matières que l’on croyait connaître, qui nous ont été enseignées souvent avec talent, mais aussi dans l’urgence des examens. En hypokhâgne, chaque professeur prend le temps de préciser les connaissances, de mettre en évidence les enjeux, de faire ressortir la richesse des textes, des problématiques...

De fait, cette année préparatoire ne prépare pas seulement aux grandes écoles : elle enseigne également la rigueur et la méthode dans le travail, notions indispensables à quiconque veut faire des études supérieures de qualité. La quantité de travail, souvent importante, parfois difficile, oblige à acquérir une méthode, qui sera utile quelles que soient les circonstances - et en particulier lorsqu’il va s’agir, pour certains d’entre vous, de préparer les concours de recrutement comme le CAPES ou l’agrégation ; là se voit souvent, des années après, le profit d’une hypokhâgne, avec toute la rigueur et l’encadrement qu’elle a permis. Pour conclure, même - et peut-être surtout - si vous ne savez pas encore exactement ce que vous voulez faire, si vous aimez les lettres, la philosophie, les langues, si vous aimez réfléchir et approfondir, l’hypokhâgne est pour vous !




06/04/2008
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