Conduite a tenir en cas de prise de risque sexuel vis a vis du HIV.

 

Conduite a tenir en cas de prise de risque sexuel
vis a vis du HIV.

Sources: Conference et bulletin du reseau Ville-Hopital 06 et labo Glaxo-Wellcome
Par Dr Frédéric Rouquier

Si vous pensez avoir pris un risque très récent,
( Sexuel, partage de seringue, contact sanguin accidentel )
consultez au plus vite votre médecin ou adressez-vous à service hospitalier d'urgence ou un Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit.
(au mieux dans les 12 heures, au plus dans les 48 heures )

Il existe, en effet, des possibilités de dépistage
et de traitement très précoces de l'infection virale.
En consultant dans les 48 heures suivant une exposition présumée au V.I.H. , le médecin peut évaluer le risque de contamination et si nécessaire, un traitement est prescrit pour réduire ce risque de contamination


Voir également agP24 - Sérologies ++++
Voir également : HIV Primo-infection CAT (synthèse pratique 09/1998)
Voir également : Sida Infos pratiques
Voir également : Prophylaxie antirétrovirale après agression sexuelle (BEH)

Un patient vient consulter pour conseil apres un contact sexuel qui l'inquiète. Apres interrogatoire du patient qui recherche les circonstances de la possible contamination (ou, quand, comment, avec qui, combien de fois et par quel bout)
Deux cas:
1). Le patient connait le statut sérologique du partenaire.
2). Le patient ignore le statut sérologique du partenaire.

Dans le premier cas, si le contact est séronegatif, il ne reste plus qu'a le rassurer, le virus ne vient pas de nulle part... Esculape :Toutefois, une sérologie négative, même récente, n'offre pas une garantie totale ( délai de séroconversion) et sa validité doit être évaluée suivant l'activité sexuelle du partenaire.
Si le patient a appris la séropositivite apres le rapport, ou s'il s'agit d'un couple dont un seul membre est séropositif, il peut s'agir d'un eclatement du preservatif. La contamination est théoriquement possible.

Dans le deuxieme cas, le patient ne peut retrouver le partenaire occasionnel et s'inquiète (a juste titre) de l'éventualite d'une contamination.

Si l'on estime hautement probable ou certain (statut serol. connu +) qu'une contamination a eu lieu , il faut proposer en urgence, dans les 24 heures une tritherapie preventive qu'on poursuit UN mois, ainsi qu'il est recommande au personnel soignant lors d'un accident du type blessure avec une aiguille.

BILAN BIOLOGIQUE
Le patient doit subir des examens sanguins :
  • Dans tous les cas, commencer simplement par une serologie Elisa a J 0.
  • Au dixieme jour, l'antigenemie p24 est le seul examen pouvant faire le diagnostic precoce. Cet examen est maintement de routine et en pratique, il faut stimuler votre laboratoire habituel pour qu'il le transmette rapidement a un labo competent s'il ne peut realiser lui-meme le test.
    Au huiteme jour, l'ARN viral peut etre detecte mais cet examen est long et couteux et ne peut etre realise rapidement.
  • Apres 15 jours, les tests ELISA et le WESTERN BLOT pour confirmation peuvent etre mis en oeuvre.
  • Si, a J 30, les tests sont négatifs, il faut suspendre la tritherapie et refaire un test a J 90 (J60?).


    Pourquoi une trithérapie précoce?
    La raison majeure est que le virus est au moment de la primo-infection se trouve dans des sites accessibles aux anti-viraux. S'il existe une chance de le "stopper", elle est la, dans les premieres heures de l'infection, pas quand le virus aura ete se loger dans le systeme nerveux central ou au fin fond de ganglions isoles.
    Les résultats a long terme de cette méthode sur le devenir de l'infection VIH ne sont pas connus avec certitude et on peut estimer que l'éradication n'est pas forcement obtenue mais c'est la seule voie pour le moment.
    Certains auteurs estiment la prevention du risque a 80%.

    Commentaires: Cela peut paraitre excessif en cas de doute de proposer un traitement dont le cout revient a environ 5000 F pour une erreur passagère ou un accident malheureux.
    A ce tarif, le risque coûte cher et notre pauvre Secu risque, elle, de ne plus équilibrer ses comptes mais c'est cette attitude de prevention qui est actuelle. Les medecins sidenologues dont nous ne pouvons pas mettre en doute les motivations sont formels. C'est d'ailleurs avec eux qu'il faut collaborer pour débuter le traitement car la prescription initiale leur revient.

    Esculape : On peut également craindre un relachement de l'usage des préservatifs si cette méthode est trop largement appliquée.
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    29/10/2007
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