GUERISON ou stabilisation? Guéri-t-on des troubles bipolaires ?

 

 
croco argos2003
crocus et aglaé
GUERISON
ou stabilisation?


Guéri-t-on des troubles bipolaires ? Jusqu'à quand devrai-je prendre ces médicaments qui me *?!* ? Quand serais-je comme les autres ?
Quel est le type de traitement que me donne mon médecin ?
Ces pages sont rédigées par un groupe de travail et sont, cela va mieux en le disant, SGDG.

     symptome, syndrome, diagnostic   neurotransmetteurs  symptomatique ou substitutif ?  traitements
   références   test

des SYMPTOMES au DIAGNOSTIC en passant par le SYNDROME.
 Un symptome est un phénomène externe. Pour les troubles bipolaires, les symptômes possibles listés par le DSMIV sont, en vrac, l'humeur dépressive, l'insomnie, l'hypersomnie, l'anxiété, l'affect  abrasé,  agitation psychomotice, la nervosité,  la liabilité des affects ( impulsivité).
Un syndrome est "une association de symptômes qui coexistent souvent et qui ont des points communs en terme d'évolution, d'histoire familiale et de réponse thérapeutique" (DSM-IV). Syndrômes : épisode dépressif majeur, épisode hypomaniaque, maniaque, mixte
Le diagnostic de troubles de l'humeur précise : dépression unipolaire, bipolaire I, bipolaire II, cyclothymique, etc.

NEUROTRANSMETTEURS.
Les neurotransmetteurs sont les substances échangées dans les synapses et qui permettent la transmission d'informations entre les neurones. Deux catégories :
 - les 10 neurotransmetteurs à petite molécules , Ach,  glutamate, glycine, GABA, catécholamines(adrénaline, noradrénaline, dopamine), sérotonine, histamine et ATP..
 - Une centaine de neurotransmetteurs à grande chaînes (neuropeptides) impliqués dans la transmission des émotions et de la douleur.Citons la substance P,  les opioides (endorphines, enképhalines et dynorphynes) et l'hormone du stress ACTH.
Les cycles métaboliques des neurotransmetteurs sont particulièrement complexes et leur dynamique obscure.
Les récepteurs (et les subtances qui les bloquent) jouent un rôle important dans l'action de certains médicaments.(ISRS par ex).

MEDECINE SYMPTOMATIQUE, SYNDROMIQUE, SUBSTITUTIVE
    Une médecine symptomatique est celle qui s'attache à masquer ou à corriger les symptômes d'une maladie  C'est souvent, mais pas toujours (la fièvre peut devenir dangereuse, par exemple), une médecine de mauvaise qualité qui s'attache aux effets et non pas aux causes.avec un médicament par symptôme. Pour vérifier si votre médecin fait de la prescription symptomatique un test simple : regardez si le nombre de lignes de votre ordonnance correspond aux nombres de symptomes que vous lui avait exprimés. Et en additionnant les médicaments on additionne les effets secondaires.
    La médecine homéopathique et l'acupuncture ont la philosophie inverse  : elles sont basées sur l'idée s'un équilibre général de l'organisme à restaurer. C'est sympathique et parfois intelligent, même si les moyens ne sont pas toujours très efficaces.
    La médecine syndromique est déjà un peu moins primaire. Elle s'attache à traiter le syndrome dans son entier. Traiter les épisodes, un par un, d'un trouble de l'humeur est trop souvent un contresens qui fait passer d'un épisode dépressif à un épisode maniaque et inversement (de charybde en scylla). Et cela n'élimine pas les risques de suicide.
    La médecine substitutive (ou métabolique) corrige un dysfonctionnement d'un système métabolique par l'ingestion régulière d'un produit de sustitution ou d'un produit régulateur.Parmi les traitements les plus courants, il y a la médecine thyroidienne ( lévothyrox), le traitement du diabéte (insuline), le traitement de l'hypertension et les troubles bipolaires (thymorégulateurs). Corriger la myopie par le port de lunettes relève de la même logique.  Les systèmes métaboliques étant en action toutes les secondes de notre vie, les traitements  les concernant doivent être continus (en tenant compte de la demi-vie des médicaments). Malheureusement, les produits de substitution ne sont pas strictement identiques aux produits naturels et de nombreux effets secondaires existent. Et les différences individuelles ne sont pas prises en compte actuellement dans les traitements dont les doses efficaces sont calculées sur une moyenne de population.
   La médecine correctrice ou la chirurgie traitent à la source la cause d'une maladie ou d'une lésion. Pour les problèmes de "plomberie" interne (infarctus, calculs, occlusions) c'est simple. Pour les maladies métaboliques ou dégénératives c'est beaucoup plus délicat et peu de traitements définitifs (mises à part les greffes) existent.

CLASSEMENT DES TRAITEMENTS DES TROUBLES BIPOLAIRES.
  Depuis longtemps, il a été observé cliniquement que le traitement des phases dépressives ou maniaques était purement symptomatique et suspensif (R4).
symptomatique ou pire syndromique substitutifs ou régulateurs
hypnotiques
anxiolityques
neuroleptiques en continu.
AD de maniére  continue
AD à forte dose
neuroleptiques  à dose mesurée pendant les épisodes maniaques
AD à titre mesuré et complémentaire pendant les EDM
thymorégulateurs en prévention
(prise continue à dose thérapeutique) :
  lithium, trileptal, depakote, zyprexa, lamictal
  Pour l'ECT, traitement efficace dans les cas rebelles, les mécanismes d'action étant peu connus, il est difficile de l'insérer dans une case. En raisonnant en terme d'automatique on pourrait penser qu'il s'agit d'un mécanisme de remise à l'état initial des horloges biologiques longues,  pour les troubles bipolaires celles donnant l'amplitude des cycles et  leurs intervalles.
  Psychanalyse totalement inefficace.

REFERENCES
R1. DSM-IV  Diagnostic differentiel. 
R2. DSM-IV Cas cliniques. A.Frances, R.Ross
Masson(1997)
R3. Neurosciences. Purves, Augustine,etc..(Duke university)
De Boeck Université (1999)
R4. Traité de psychiatrie. Kaspernik, Loo, Zarifian. 1982
p150 "Sous l'influence des thérapeutiques symptomatiques actuelles, la guérison clinique est obtenue en quelques semaines, mais les rechutes fréquentes et précoces lors de l'arrêt ou de la diminution des traitements symptomatiques donnent à penser qu'il s'agit plus d'une suspension de la sémiologie que d'un véritable traitement; il parait donc necessaire de maintenir ces thérapeutiques assez longtemps après la guérison clinique et d'en réduire la posologie progressivement et prudemment sous couvert d'une surveillance clinique attentive"


TEST
      T1. Quand est-on guéri d'un trouble bipolaire ? (variante jusqu'à quand devrais-je prendre mon thymorégulateur ?)
             1.1 - après 6 mois sans rechutes
             1.2- après 5 ans sans rechutes
             1.3 - après 10 ans sans rechutes
             1.4 - jamais on est simplement stabilisé.
             1.5- je ne sais pas.

     T2. Quand serais-je comme les autres ?
            2.1 -   après avoir pris le bon traitement  prescrit par le bon médecin.
            2.2-  jamais, je suis un individu avec des particularités uniques. L'homme-type (ou la femme-type, l'adolescente anorexique des publicités ) n'existe pas.
            2.3 -  après avoir accepté mes forces et surtout mes faiblesses.
            2.4 - après avoir lu "Santé-magazine" et suivi leurs recommandations.
            2.5 - je suis déjà comme les autres
            2.6 - je ne sais pas

     T3  Quel est le type de traitement que me donne mon médecin ?
            3.1 - symptomatique
            3.2 - syndromique
            3.3 - substitutif ( ou métabolique)
            3.4 - le bon, parce qu'il à un diplôme qui garantit sa science et qu'il m'est sympathique.
            3.5 - le mauvais, car je ne suis pas mieux après qu'avant.
            3.6 - je ne sais pas.

 



 

 
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11/05/2013
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