Homosexualité - partie 2

Christianisme et homosexualité [modifier]

La Bible est très explicite en ce qui concerne la condamnation de l’homosexualité[7]. Il est toutefois important de noter qu’il existe de nombreux courants religieux et que tous ne lisent pas forcément la Bible de façon légaliste. Il existe surtout différentes interprétations des textes.

L’homosexualité, de façon assez majoritaire, n'est pas acceptée par les religions bibliques ; et par toutes lorsqu'elle se pratique hors des liens du mariage (religieux, ou simplement civil chez les protestants[8]) et que toute relation sexuelle hors mariage est a priori considérée comme un péché. Il faut noter pourtant que le débat sur l'homosexualité engagé depuis une trentaine d'années dans toutes les Églises chrétiennes différencie désormais l'attirance émotive, amoureuse ou érotique envers des personnes du même sexe (appelée « homophilie ») de la pratique homosexuelle proprement dite, condamnée aux termes de ce qui a été mentionné ci-dessus.

Islam et homosexualité [modifier]

Article détaillé : Islam et homosexualité.

Le thème de l'homosexualité est principalement abordé dans le Coran par l’histoire de Lot qui apporte une condamnation claire. Il y est dit que le peuple de Lot fut le premier, dans l'histoire, à pratiquer l'homosexualité masculine. Bien que le châtiment de Dieu soit le même (la destruction de la ville), les termes employés pour qualifier les habitants sont cependant moins forts que ceux utilisés dans la Bible.

La charia, loi musulmane, condamne très sévèrement l'homosexualité, puisque la sodomie peut entraîner la peine de mort dans certains pays.

Cependant, de nombreux intellectuels musulmans ont défendu la liberté d'aimer, comme le philosophe suisse Tariq Ramadan.

Bouddhisme et homosexualité [modifier]

Article détaillé : Bouddhisme et homosexualité.

Le bouddhisme ne s’intéresse généralement pas aux questions liées à la sexualité comme à toute autre question relevant de la sphère intime. Les seules règles existantes sont celles concernant les religieux bouddhistes. Dans ce cas l’homosexualité est proscrite au même titre que l’hétérosexualité, exception faite de certains courants, par exemple l'ordre des bonnets rouges du bouddhisme tibétain où le mariage (hétérosexuel dans ce cas) des moines est toléré.

Dans la religion bouddhiste, la règle est le respect de tous et de toutes les différences (dans les limites de la condamnation des violences et actes forcés). Il est également question de compassion (ce terme étant parfois considéré en soi comme un jugement homophobe).

Le bouddhisme a généralement comme attitude de respecter les cultures et les religions d’autrui. Ce qui implique que les idées défendues par les bouddhistes peuvent différer d'une culture à l'autre et que l'on trouve des auteurs bouddhistes qui condamnent l’homosexualité. Une intervention particulièrement remarquée est celle du Dalaï Lama dans une interview donnée au magazine français Le Point du 22 mars 2001. Le dalaï-lama (dont il est généralement accepté qu'il « représente » environ 4% des bouddhistes) considère l’homosexualité comme une mauvaise conduite sexuelle. Il indique en outre que tout acte sexuel ne visant pas la procréation n’est pas acceptable du point de vue du bouddhisme tibétain gelugpa (fellation, sodomie, et même la masturbation).

L'homosexualité aujourd'hui [modifier]

Statistiques [modifier]

Affiche lacérée dans le métro parisien en 2005
Affiche lacérée dans le métro parisien en 2005

La part d'individus homosexuels dans la population humaine est une question épineuse, car les deux camps (à savoir : les adversaires et les promoteurs de cette pratique) sont inévitablement tentés de considérer les chiffres comme une manipulation dès lors qu'ils sont produits par les uns ou les autres. Les définitions permettant de créer de telles catégories statistiques sont moins simples qu'il n'y paraît. Comment en effet caractériser ce qui n'est pas une catégorie biologique ou ethnique ?

La plupart des études reposent sur des enquêtes effectuées à l'aide de questionnaires, ce qui est un premier biais, de nombreuses personnes refusant de répondre, qu'elles soient ou non homosexuelles. Entre ensuite en ligne de compte la pratique individuelle à partir de laquelle une personne va être classée comme homosexuelle ou non. Aussi, le niveau de tolérance de l'environnement culturel et familial peut soit inhiber la personne, soit l'encourager. Enfin, dans la société d'aujourd'hui, il n'est pas aisé de parler de son homosexualité à l'enquêteur, les sondages récoltent en général un chiffre en deçà de la réalité sociale.

Ces facteurs expliquent les divergences dans l'appréciation du nombre d'individus homosexuels dans une population donnée : selon les statistiques et les études réalisées, pour la plupart exclusivement dans les pays occidentaux, l'estimation du nombre d'homosexuels va ainsi d'une hypothèse basse allant de 5 % à 10 %[réf. nécessaire] à une hypothèse haute allant de 10 % à 30 %[réf. nécessaire] de la population. Il est donc difficile de connaître plus précisément ce nombre. Ce qui en revanche est l'objet d'un consensus, c'est le caractère remarquablement constant et structurel du phénomène.

Nous possédons peu d'études permettant de connaître avec exactitude les orientations sexuelles de la population. Aux États-Unis, les enquêtes menées par Alfred Kinsey au tournant des années 1950 ont permis de constater que homosexualité et hétérosexualité ne sont pas deux orientations sexuelles et amoureuses exclusives. Elles constituent plutôt les pôles d'un même continuum de l'orientation sexuelle. À partir de deux études sur le comportement sexuel des Américains effectuées auprès de quelque 5 300 hommes (en 1948) et de 8 000 femmes (en 1953), Kinsey a conçu une échelle portant sur la diversité des orientations sexuelles.

Banalisation [modifier]

Dans plusieurs pays, essentiellement occidentaux, l’homosexualité est désormais considérée comme une forme banale de sexualité n’ayant pas à faire l’objet de stigmatisation particulière, d'où la reconnaissance officielle de la possibilité de mariage homosexuel.

Certains affirment que l’homosexualité correspond à une tendance naturelle chez l’être humain, même hétérosexuel, à être attiré par des individus de même sexe. L’expression de cette attirance serait un facteur important de l’équilibre du comportement sexuel. Les comportements homosexuels observés (tout comme les comportements hétérosexuels) chez nombre d’enfants et d’adolescents constitueraient également une étape fondamentale de la différenciation sexuelle et de l’émergence du sentiment d’appartenance au sexe féminin ou masculin.

Cependant, les individus d'une même société ne pensent pas souvent de la même manière, et même si la législation avance dans certains pays, on peut toujours observer des actes homophobes, allant de la simple réflexion au meurtre en passant par les insultes ou la stigmatisation.

Panorama du Village gai de Montréal, l'un des quartiers gays plus étendus au monde (2 km de long)
Panorama du Village gai de Montréal, l'un des quartiers gays plus étendus au monde (2 km de long)

Marketing [modifier]

Le couple homosexuel est devenu une cible spécifique du marketing dans les pays occidentaux: le comportement public de certains gays a inspiré la publicité. En cela, le marketing a intégré un certain nombre de clichés gay.

Ainsi, des opérateurs touristiques se sont spécialisés dans le « tourisme gay », des marques de vêtements, de lessives ou de voitures affichent des couples gays dans leurs campagnes publicitaires, etc. Dans les années 1990, on a vu apparaître chez les spécialistes du marketing communautaire des expressions telles que *DINK (double income, no kids)* - double revenu, pas d'enfants - ou encore *pink dollar*, pour parler du commerce ciblé sur les gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels.

Discriminations [modifier]

Article détaillé : Homophobie.

En Occident [modifier]

Encore de nos jours, les homosexuels subissent souvent une discrimination, nommée fréquemment homophobie, parfois très lourde, au point que la première cause de suicide chez les jeunes de 15 à 34 ans est la souffrance ressentie à cause de l’exclusion due à l’homosexualité : d'après Homosexualité et suicide, d'Éric Verdier et Jean-Marie Firdion[9], un jeune homosexuel aurait entre quatre et sept fois plus de risque d'attenter à sa vie qu'un jeune hétérosexuel, chiffre à augmenter de 40% pour les jeunes filles.

D’autres estiment que le terme d'homophobie, dont l’étymologie est contestable (voir l’article qui lui est consacré) constitue plutôt un terme utilisé par les associations homosexuelles pour censurer toute critique de l’homosexualité. Il est plutôt à rapprocher de termes comme racisme, sexisme, antisémitisme et tous les termes désignant une discrimination ou une forme de violence fondée sur l’appartenance à un groupe. Les agressions homophobes vont ainsi de l’insulte à la barbarie, voire au meurtre (en France, voir notamment l’immolation criminelle de Sébastien Nouchet par ses voisins en 2004 ; aux États-Unis, la torture ayant entraîné la mort de Matthew Shepard en 1998 dans le Wyoming).

Il est aussi notable que dans le vocabulaire des injures, celles-ci sont souvent misogynes ou homophobes : ainsi, l’homosexuel se développant dans une société occidentale n’est pas assuré d’être respecté.

Encore il y a peu, les femmes homosexuelles étaient parfois excisées aux États-Unis, ce qui était censé les guérir.

Le rejet violent de l’homosexualité (et/ou des homosexuels) par les sociétés vient quelquefois, mais rarement aujourd'hui, d’un amalgame entre l’homosexualité, la pédérastie et, par extension, la pédophilie.

Il est également à l’origine de l’argument homophobe de « l’homosexuel détruisant le modèle familial classique », et par raccourci la famille tout court, ce qui conduit par là même au rejet du mariage homosexuel et de la reconnaissance juridique de l’homoparentalité. L’homosexuel n’étant en effet aucunement stérile, il y a de fait des enfants élevés par des couples homosexuels. Ces enfants sont les fruits d’adoptions (fait marquant, dans certains pays, l'adoption par les personnes isolées est légale alors que l'adoption par des couples homosexuels reste interdite, c'est le cas de la France), des différentes méthodes de procréation médicale assistée, parfois d’une insémination artisanale (l'autorisation d'insémination artificielle est limitée aux cas de stérilité en France), ou tout simplement d’une relation hétérosexuelle antérieure.

Enfin il explique le rapprochement entre les communautés homosexuelles et transsexuelles, bien que l'identité de genre n'ait aucun rapport avec l'orientation sexuelle.

À l'initiative de Louis-Georges Tin, auteur du Dictionnaire de l'homophobie, le 17 mai est maintenant la date de la journée mondiale de lutte contre l'homophobie. Cette date a été choisie pour célébrer l'anniversaire du retrait de l'homosexualité des maladies mentales par l'Organisation mondiale de la santé en 1990. La première édition de cette journée a eu lieu en 2005 et a été relayée dans 40 pays différents. De plus, cette manifestation remporte un succès grandissant chaque année[réf. nécessaire].

Dans le reste du monde [modifier]

Il faut distinguer la notion d'homophobie dans la plupart des sociétés occidentales des politiques et pratiques de répression, voire de persécution, de l'homosexualité qui a cours dans bien des régions du monde (cf. carte infra). Ainsi, par exemple, à Cuba à partir de 1961, le régime castriste a persécuté systématiquement les homosexuels des deux sexes et continue à considérer l'homosexualité comme incompatible avec de nombreux emplois de responsabilité. En Iran, la loi condamne les homosexuels et les lesbiennes à la flagellation[10]. Elle prévoit leur exécution dans le cas de trois récidives. (cf. Droits gays et lesbiens en Iran)

Les actes homosexuels sont encore passibles de peine de mort dans six pays de nos jours : Arabie saoudite, Iran, Nigeria, Mauritanie, Soudan et Yémen. Ces législations sont effectivement appliquées. Ils sont aussi condamnés par des châtiments physiques, ainsi que des peines d'emprisonnements dans plus de 27 pays par le monde. L'homosexualité est illégale dans plus de 100 pays dans le monde, et les homosexuels s'exposent à des procès systématiques [réf. nécessaire]. En Chine, l'homosexualité est toujours considérée comme une maladie mentale[11].

Carte : la législation en 2007
Carte : la législation en 2007

Déclaration de Montréal sur les droits humains des LGBT [modifier]

Martina Navrátilová et Mark Tewksbury lisent la Déclaration de Montréal lors de l'ouverture des Outgames le 29 juillet 2006 au Stade Olympique de Montréal
Martina Navrátilová et Mark Tewksbury lisent la Déclaration de Montréal lors de l'ouverture des Outgames le 29 juillet 2006 au Stade Olympique de Montréal

La Déclaration de Montréal sur les droits humains des LGBT fut adoptée par les participants de la «Conférence internationale sur les droits humains des LGBT» qui s'est tenu à Montréal, Québec, Canada, dans le cadre des 1ers Outgames mondiaux 2006 le 29 juillet 2006. Cette dernière sera portée et publicisée auprès des autorités des Nations unies et des gouvernements nationaux afin de mobiliser un appui indéniable au respect des droits LGBT.

La Déclaration de Montréal a fait le point sur les droits des LGBT dans le monde en général et dans le monde du sport en particulier. Elle a dénoncé, par ailleurs, le double discours de l'ONU qui refuse d'appliquer aux homosexuels sa Déclaration universelle des droits de l'homme. Plusieurs droits fondamentaux, y compris à la vie, sont bafoués dans plusieurs pays membres de l'ONU, où l'homosexualité est criminalisée.

La déclaration de Montréal interpelle également les gouvernements du monde et les grandes religions. Les premiers parce qu'ils ne garantissent pas aux homosexuels le droit de se marier et d'élever une famille et les secondes parce qu'elles n'appliquent pas leurs principes de tolérance envers les homosexuels. Cette intolérance et les tabous entourant la question nuisent, selon la Déclaration de Montréal, à la lutte contre le sida.

Plus de 1 500 délégués ont traversé le globe pour participer à cette Conférence et y discuter dans les différents ateliers et plénières, où plusieurs experts internationaux ont pris la parole dont Louise Arbour, haut-commissaire aux droits de l'homme de l'Organisation des Nations unies et Martina Navrátilová, la joueuse la plus titrée de l'histoire du tennis féminin.

Législations françaises successives [modifier]

Depuis la Révolution française (par la loi du 25 septembre - 6 octobre 1791) le crime de sodomie (i.e., rapports homosexuels en privé entre adultes consentants) n'existe plus en France.

En outre, il faut attendre jusqu'au régime de Vichy pour voir des textes juridiques français faire mention explicite de l'homosexualité. La loi du 6 août 1942 (signé par le Maréchal Pétain) a ajouté l'alinéa suivant à l'article 334 du code pénal :

« Sera puni d'un emprisonnement de six mois à trois ans et d'une amende de 2 000 francs à 6 000 francs quiconque aura soit pour satisfaire les passions d'autrui, excité, favorisé ou facilité habituellement la débauche ou la corruption de la jeunesse de l'un ou de l'autre sexe au-dessous de vingt et un ans, soit pour satisfaire ses propres passions, commis un ou plusieurs actes impudiques ou contre nature avec un mineur de son sexe âgé de moins de vingt et un ans  »

(Journal officiel, 6 août 1942).

Cette loi créera une distinction explicite, on peut même dire une discrimination, entre rapports homosexuels et hétérosexuels s'agissant d'actes sexuels avec un mineur (21 ans pour les rapports homosexuels et 15 ans pour les rapports hétérosexuels), car l'âge de majorité sexuelle pour les rapports hétérosexuels sera fixé à 15 ans par une ordonnance du 2 juillet 1945. Après la Libération, cet alinéa n'a pas été abrogé comme ce fut le cas pour un grand nombre de lois signées sous Vichy. À peine modifié, ce paragraphe a été seulement déplacé à l'alinéa 3 de l'article 331 du code pénal par l'ordonnance 45-190 du 8 février 1945. Cette nouvelle loi punissait « …d'un emprisonnement de six mois à trois ans et d'une amende de 60 francs à 15 000 francs quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe mineur de vingt et un ans. » (Journal officiel, 8 février 1945)

En 1974, l'âge de majorité sexuelle pour les rapports homosexuels a été abaissé à 18 ans (avec la loi du 5 juillet 1974, qui a changé l'âge de majorité de 21 ans à 18 ans dans tous les articles du code civil et du code pénal). Avec cette modification, l'alinéa 2 de l'article 331 est resté dans le code pénal jusqu'au 4 août 1982 (Journal officiel, 5 août 1982). C'est Robert Badinter qui, alors ministre de la Justice, déclarera le droit à l'homosexualité.

En outre, il n'y a eu que deux lois à faire une mention explicite à l'homosexualité en France depuis la Révolution. Il y a eu donc l'article 331 décrit ci-dessus, mais aussi la loi du 25 novembre 1960 (créant l'alinéa 2 de l'article 330 du code pénal) qui a doublé la peine minimum pour outrage public à la pudeur quand il s'agissait de rapports homosexuels (cette loi a été supprimée par la loi du 23 décembre 1980). L'article 331 a été cependant beaucoup plus important que l'article 330, non seulement par sa durée (40 ans pour l'article 331, 20 ans pour l'article 330), mais aussi par sa valeur symbolique (les débats écrits, les discours et les manifestations politiques autour de l'article 331 ont tous été beaucoup plus nombreux que ceux autour de l'article 330)

Par la loi du 30 décembre 2004 instaurant la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE), « Seront pénalisées de façon quasi identiques les provocations à la haine ou à la discrimination, l’injure ou la diffamation, concernant le racisme, l’homophobie le sexisme, et l’handiphobie… Les associations de plus de 5 ans d’existence déclarée pourront se porter partie civile aux côtés des victimes ». La loi du 30 décembre 2004 concernait les propos publics (dans les médias audiovisuels : presse, livres, télévision) ; mais les autres, l’agression verbale dans la rue ou sur le lieu de travail restaient peu punies. C’est fini, par le décret du 25 mars 2005, publié au JO ce 29 mars, ces types d’agressions non publiques feront désormais l’objet d’une contravention nettement plus sévère qu’une simple injure (concerne aussi les propos sexistes et handiphobes).

Tolérance [modifier]

Les zapothèques [modifier]

Les Zapotèques, une ethnie de l'État d'Oaxaca, au Mexique, sont réputés pour leur tolérance vis-à-vis de certaines formes d'homosexualité masculine. En effet, les hommes ayant un « cœur de femme » (désignés sous le terme de muche) sont socialement acceptés comme un genre supplémentaire. Du fait que la virginité des femmes avant le mariage est considérée comme indispensable, il n'est pas rare de voir des jeunes hommes former des couples avec des muche, qui sont souvent considérés comme des personnes de compagnie agréable. Ces couples sont toutefois généralement éphémères, les couples hétérosexuels étant la norme pour la formation du noyau familial. Toutefois, la grande tolérance des Zapotèques pour les muche contraste avec le Mexique, ainsi, il n'est pas rare de voir des muche immigrer en pays zapotèque pour y vivre plus sereinement.

L'homosexualité en Corée du Nord [modifier]

Le gouvernement nord-coréen affirme tolérer l'homosexualité, tout en rejetant de nombreux aspects de la culture et surtout du marketing gay comme marqués par la société de consommation.

« En raison des traditions culturelles coréennes, il n'est pas d'usage que des personnes, quelle que soit leur orientation sexuelle, expriment publiquement leurs sentiments. Comme pays favorable à la science et au rationalisme, la République populaire démocratique de Corée (RPDC) reconnaît que beaucoup de personnes naissent homosexuelles, qu'il s'agit d'un caractère génétique, et elle les traite avec le respect auquel elles ont droit.
Les homosexuels en RPDC n'ont jamais été réprimés, contrairement à beaucoup d'États capitalistes dans le monde. Néanmoins, les Nord-Coréens accordent une grande importance à l'harmonie sociale et à la morale. C'est pourquoi la RPDC rejette de nombreux aspects de la culture populaire gay en Occident, que beaucoup perçoivent comme marquée par la société de consommation, la division de la société en classes et la promiscuité »

— site officiel du gouvernement nord-coréen

Références [modifier]

  1. Marina Castaneda, Comprendre l'homosexualité, Pocket, 2003, (ISBN 2266140760)
  2. Gay Warriors, by Burg, B. R., et al.; New York: New York University Press, 2002. ISBN 0-8147-9886-1
  3. Lloyd Eden Keays, La persécution de groupes minoritaires sous le régime nazi , Université de Laval, 1996, pp 6,15-16. (http://www.keays.ca/etude/index.html)
  4. http://davidetjonathan.free.fr/articles.php?lng=fr&pg=48
  5. « Des ultranationalistes menacent la Gay pride» dans Le Nouvel Obs web, 22/05/2006
  6. And during the buildup to the U.S. Episcopal Church's controversial ordination of Gene Robinson as the bishop of New Hampshire, [Peter Akinola] announced, "I cannot think of how a man in his senses would be having a sexual relationship with another man. Even in the world of animals, dogs, cows, lions, we don't hear of such things." [1]
  7. Il faut pourtant excepter l'épisode de Sodome et Gomorrhe qui, contrairement à une idée reçue, condamne uniquement le viol et non l'homosexualité en elle-même
  8. Dans le protestantisme, il n'existe pas de « mariage religieux ». Les mariés prennent Dieu à témoin lors de leur engagement au mariage, et l'officiant (le pasteur) béni le mariage, et ne le réalise pas selon certains groupes. L'expression « mariage religieux » est prise pour désigner la célébration au temple.
  9. (H&O éditions, Paris, 2003)
  10. Jean-Pierre Stroobants, "Aux Pays-Bas, des Iraniens se déclarant homosexuels ou chrétiens sont menacés d'expulsion", dans Le Monde web, 15/03/2006
  11. Bruno Philip, « En Chine, par le biais de la Toile, les homosexuels se libèrent », dans Le Monde du 12/04/2007, [lire en ligne]

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

commons:Accueil

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Homosexualité.

Dans les arts [modifier]

Henri de Toulouse-Lautrec, les deux Amantes
Henri de Toulouse-Lautrec, les deux Amantes

Revendications [modifier]

Répression [modifier]

Sous-cultures [modifier]

Mouvements militants et associations [modifier]

Divers [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Robert Aldrich (dir.) (trad. Pierre Saint-Jean, Paul Lepic), Une Histoire de l’homosexualité, « Gay Life and Culture: A World history », Seuil, Paris, 2006 (ISBN 2-02-088135-7)
  • Régis Revenin, Homosexualité et prostitution masculines à Paris : 1870-1918, Paris, L'Harmattan, 2005, 225 p.
  • Alexandre Cossette, Comment je vis avec ma sexualité, American Legacy, Washington, 2006, 274 pp
  • Jean-Louis Chardans, Histoire et anthologie de l'homosexualité, British group of sexolical Research, Paris, 1970, 381 pp
  • Claude Courouve, Vocabulaire de l'homosexualité masculine, Paris : Payot, 1985.
  • Claude Courouve, Dictionnaire français de l'homosexualité masculine, 2007 [2]
  • Eric Fassin, L'Inversion de la question homosexuelle, Paris, Editions Amsterdam, 2005.
  • René Godard, Histoire des sodomites, 4 tomes, H&O, 2001-2005 :
    • 1. Deux hommes sur un cheval. L'homosexualité masculine au Moyen Âge, 2003
    • 2. L'Autre Faust. L'homosexualité masculine pendant la Renaissance, 2001
    • 3. Le Goût de Monsieur. L'homosexualité masculine au XVIIe siècle, 2002
    • 4. L'Amour philosophique. L'homosexualité masculine au siècle des Lumières, 2005
  • David Halperin, Cent ans d'homosexualité et autres essais sur l'amour grec, EPEL, 2000
  • Félix Guattari (éd.), Trois milliards de pervers&n


28/08/2007
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