Hyperactivité : une vraie maladie !

 

Hyperactivité : une vraie maladie !

Votre enfant est un véritable ouragan, il casse tout, se blesse souvent et ne suit pas en classe... Et si c'était un hyperactif ? Car cette maladie, qui s'accompagne de troubles de l'attention, toucherait 5 % des enfants, provoque un véritable handicap social est scolaire. Comment la reconnaître ? Quels sont les traitements ? Les adultes sont-ils concernés ? Tour d'horizon.

Reconnaître l'hyperactivité

Hyperactivité Comment savoir si son enfant est simplement turbulent ou vraiment hyperactif ? Car tous les enfants connaissent des périodes d'opposition, et vous parfois faire des crises de colère. Mais la véritable hyperactivité n'a rien de commun avec ces épisodes passagers. Voici quelques clés pour comprendre les causes et reconnaître ce trouble.

Les adultes hyperactifs

Hyperactifs adultes Si les enfants sont concernés en premier lieu par l'hyperactivité, celle-ci continue d'exister chez l'adulte. Certes, elle va alors prendre d'autres formes plus difficiles à reconnaître, mais aux conséquences souvent dramatiques : problèmes professionnels, difficultés relationnelles. Quels sont les particularités et les traitements de ce trouble chez les plus grands ?

 

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Etes-vous hyperactif ?

Non, les problèmes d'hyperactivité ne concernent pas uniquement les enfants ! Les adultes aussi peuvent être concernés par ce trouble. D'ailleurs, un nouveau test de dépistage existe. Alors êtes-vous concerné ? Comment traiter ce trouble psychologique chez les plus grands ? A lire avec attention !

L'hyperactivité est aujourd'hui bien connue… chez l'enfant ! Pourtant les adultes aussi peuvent être concernés.

Des adultes trop agités

HyperactifQui n'a pas entendu parler des problèmes d'hyperactivité de l'enfant. La dénomination exacte de cette maladie est le Trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH), car la "suractivité" n'est pas le seul symptôme. Le trouble s'exprime surtout par une incapacité à se concentrer et focaliser son attention plus de quelques minutes. L'hyperactivité semble particulièrement répandue aux Etats-Unis et elle est de plus en plus diagnostiquée en France. Ce problème pourrait toucher jusqu'à 10 % des enfants. Or selon les études, ce trouble persiste à l'âge adulte : 30 à 70 % garderaient ainsi des symptômes1.

Etes-vous hyperactif ?

Mais si on connaît bien les manifestations de ce trouble chez l'enfant, quelles sont-elles à l'âge adulte ? Car souvent, l'hyperactivité va se traduire par de réelles difficultés à effectuer des tâches nécessitant une attention soutenue. Cela se traduit également par une nervosité permanente, une agitation, un manque chronique de patience. Pour diagnostiquer de manière un peu plus précise ce trouble, des scientifiques ont mis au point des questionnaires permettant d'identifier les symptômes. Pour savoir si vous présentez des signes associés à l'hyperactivité, vous pouvez réaliser notre test en ligne.

D'autres conséquences chez l'adulte

Si la plupart des symptômes d'hyperactivité se prolongent à l'âge adulte, ce trouble peut également être à l'origine d'autres problèmes. Ainsi, des travaux récents2 ont montré que l'hyperactivité des enfants entraînait par la suite, à l'adolescence notamment, plus de problèmes de dépendance à l'alcool, au tabac et même aux drogues illicites. Selon l'étude, ceux qui ont connu des troubles étaient deux fois plus à reconnaître avoir été au moins une fois ivre dans les six mois précédents. Et ils étaient plus nombreux à fumer et surtout avoir consommé une ou plusieurs drogues illicites. Comment expliquer ce phénomène : une modification cérébrale, liée à l'hyperactivité, serait responsable d'une plus grande sensibilité aux psychotropes.

Quel traitement ?

Bien sûr, l'existence du syndrome d'hyperactivité reste l'objet de controverse. Néanmoins, de nombreux professionnels de santé reconnaissent aujourd'hui ce trouble qui nécessite un traitement adapté. Il est donc essentiel de consulter un spécialiste (psychiatre ou psychologue) pour déterminer s'il s'agit d'hyperactivité ou de symptômes d'anxiété, de stress ou même de dépression. Le traitement repose essentiellement sur une thérapie, généralement de type comportementale et cognitive. Celle-ci permettra d'organiser son quotidien pour mieux contourner les difficultés. L'usage de médicaments, la fameuse Ritaline© mais aussi parfois des antidépresseurs ou des anxiolytiques, peut-être envisagé par le médecin traitant, en fonction des cas et de la gravité de l'atteinte.

Si vous éprouvez de réelles difficultés de concentration qui handicapent votre vie professionnelle et personnelle (associé ou non à d'autres symptômes d'hyperactivité), n'hésitez pas à consulter. Qu'il s'agisse de ce trouble, ou d'un autre problème, il est essentiel de ne pas se laisser gâcher la vie, surtout lorsque des solutions existent !

Alain Sousa

Mis à jour le 10 février 2009

1 - Clin Ther, avril 1992 ; vol. 14 : p. 138-147.
2 - J Abnorm Psychol, août 2003 ; vol. 112 : p. 497-507.

 

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Hyperactivité : un problème de taille ?

L’hyperactivité toucherait 5 % des enfants… Outre-Atlantique ! Car en France, ce trouble du comportement reste très controversé. Certains prétendent que cette maladie n’existe pas ! Pourtant, des chercheurs américains viennent de prouver que ce problème serait lié à un cerveau plus petit ! Des découvertes qui ne devraient pas calmer les esprits…

L’hyperactivité est l’objet de nombreuses recherches aux Etats-Unis. Les derniers travaux donnent de nouveaux éclairages sur cette maladie controversée…

Le malade imaginaire ?

HyperactivitéL’hyperactivité, vous en avez certainement entendu parler. C’est ce trouble du comportement qui se traduit par une agitation excessive de l’enfant. Celui-ci est extrêmement turbulent, a des difficultés de concentration, enchaîne les bêtises... Mais cette maladie est toujours l’objet de controverses : ce syndrome est-il un réel problème ou s’agit-il d’une invention ? Aux Etats-Unis, ce trouble est pris très au sérieux. Chaque année, 3 à 5 % des enfants seraient concernés par cette pathologie et ce chiffre serait, selon les données anglo-saxonnes, en constante augmentation.

Un problème de taille… du cerveau

La dernière étude sur le sujet semble confirmer l’existence de ce trouble. Elle prouve même qu’il serait lié… à un cerveau plus petit ! C’est en tout cas ce qu’affirment des chercheurs1 américains. Ceux-ci ont comparé plus de 150 enfants hyperactifs à 140 autres beaucoup plus calmes, sur une période de 10 ans. Ils ont observé par imagerie à résonance magnétique (IRM) la taille de leurs cerveaux. Or les plus agités auraient en moyenne des hémisphères plus petits de 3 %. Le manque concernerait notamment le cerebellum, zone située à l’arrière de la tête.

Un manque de tempo ?

Les chercheurs n’expliquent pas la raison de ce "rétrécissement" et ses liens avec la maladie. Seule certitude : les différences de taille du cerveau n’ont pas de rapport avec les médicaments pris par les enfants. Mais les scientifiques soulignent que le cerebellum est la partie responsable de la coordination motrice. De plus, cette zone jouerait le rôle de "métronome" pour l’organisme.

Actuellement, il n’existe pas de moyen de différencier un enfant trop agité d’un "réel" hyperactif. La première application de cette découverte pourrait donc être d’améliorer le diagnostic.

Seul traitement : un stimulant !

Pour l’instant, le seul traitement actuellement utilisé dans l’hyperactivité est la Ritaline. Ce médicament est en fait un stimulant. Son action reste encore mal comprise, mais il semble paradoxalement calmer les bambins hyperactifs. Outre-atlantique, le recours à la prescription de ce composé est assez préoccupant. En effet, il est utilisé massivement et de plus en plus tôt. Certes, plusieurs études ont prouvé l’efficacité de ce produit associé notamment à une psychothérapie3. Mais ce médicament possède de nombreux effets secondaires : insomnie, nervosité, perte d’appétit… En France, 3 000 enfants seraient actuellement sous Ritaline.

Alain Sousa

1 - JAMA, octobre 2002 ; vol. 288 : p. 1740-1748.
2 - Neurotoxicology, octobre 2002 ; vol. 23 : p. 635-643.
3 - BMJ, octobre 2000 ;  vol. 321 : p. 975-976

 

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12/05/2013
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