Lʼintérêt de la collaboration avec lʼenfant avant la colère

 

 

4 : Lʼintérêt de la collaboration avec lʼenfant avant la colère

1/01/2008

Bipo / Cyclo > Bipolarité infanto-juvénile > Je suis un parent dépassé par les crises de mon enfant bipolaire

Entre imposer son autorité par la force ou céder face au refus, y a-t-il des solutions ?
Passons maintenant à la technique de la résolution des crises (TRC).

Mais avant, effectuons un petit rappel : il est très difficile de changer les modes de fonctionnement des uns et des autres ! Une des règles pour y aboutir, est d’avoir "à l’usure" les difficultés. Comment ? A travers un mot d’ordre : LA REPETITION. La clef de la réussite serait ainsi l’entraînement.

Après avoir répertorié toutes les situations qui frustrent votre enfant (Plan A), il est temps de passer au crible le plan B, que je vous recommande d’utiliser quand la réponse de votre enfant ne coïncide pas avec vos attentes.

Plusieurs techniques ou voies de résolution de problèmes font généralement partie de notre cerveau ou de notre formidable "boîte à outils". Les voici.

Voie 1 intitulée "J’impose mon autorité"

Vous demandez à votre enfant d’aller se coucher et il refuse. Si vous preniez cette voie, votre réponse serait : "Tu n’as pas le choix", "il faut que tu le fasses", "ce n’est pas négociable", "je t’ordonne de le faire de suite, sinon tu seras privé de télé durant une semaine" etc.

Vous avez raison, ce sont des réponses anodines de la part des parents que vous êtes ! Généralement, les enfants se trouvent obligés de les faire. Mais ce n’est pas le cas du vôtre qui, face à ce type d’injonctions, ne peut adapter sa réponse comportementale et émotionnelle. Pour cela, vous assistez inéluctablement à ce moment, à une "explosion".

La voie 1 est ainsi une voie inefficace chez les enfants bipolaires, aboutissant inexorablement à une "crise". Elle ne permet à l’enfant ni l’apprentissage de la gestion de la frustration ni l’assouplissement de son inflexibilité.

Voie 2 intitulée "Je cède"

Elle consiste en l’abandon de votre attente. Reprenons l’exemple des devoirs, explicité dans la voie 1. Vous demandez à votre enfant d’aller se coucher et il refuse. La voie 2 serait de lui dire : "ok".

Les parents cèdent généralement pour éviter une crise et/ou parce qu’ils sont très fatigués au moment où ils formulent leur demande.

Cependant, cette voie peut être intéressante lorsque votre enfant est dans un état d’instabilité ou d’excitation importante. Dans ce cas-l, il vaut mieux attendre que le calme soit revenu pour adopter un autre type d’attitude.

Réduire son attente représenterait le cas échéant une voie intermédiaire dans certaines situations très chargées émotionnellement. Cependant, il est important de noter que ce mode de réponse de votre part doit rester conjoncturel : soit vous avez exigé de votre enfant des choses irréalistes, soit il est dans un état émotionnel très critique. Il est primordial d’utiliser cette voie par choix, proactivement et non parce que vous avez abdiqué votre rôle parental.

Voie  3 intitulée  "Voie de la raison"

Elle consiste en une collaboration avec l’enfant dans l’objectif d’aboutir à des réponses mutuellement satisfaisantes (aux problèmes qui le mettent dans un état de crise).
Or qui dit collaboration, dit discussion et travail commun orientés dans un même but. Certains pourraient penser qu’ils y perdraient leur autorité parentale. Il n’en est rien !!!
L’autorité est destinée à poser à l’enfant des limites protectrices pour son évolution. Apprendre à son enfant à gérer ses émotions est fondateur dans son futur développement et son adaptation ultérieure au monde.

Par cette voie, vous "serez la raison/le cerveau de la réflexion" de votre enfant qui est incapable de raisonner dans ces situations émotionnelles si débordantes. Vous allez servir de guide, d’éclaireur dans le chemin si sombre pour lui, de la frustration, en attendant qu’il puisse le faire lui-même.

Si nous reprenons l’exemple vu précédemment en prenant la "voie de la raison", il ne s’agirait pas d’attendre le moment de se mettre au lit pour discuter s’il faut y aller ou pas, mais d’en parler en amont.

Pour cela, 3 étapes (que je développerai dans les parties qui vont suivre) sont nécessaires :
1-  Etre empathique
2-  Identifier le problème
3-  Elaborer une solution

Voilà en quoi consiste notre plan B, qui fait suite à notre plan A (identifier toutes les situations sources de frustration). Il est certain que l’on ne peut pas prévoir et gérer toutes les crises, mais si on pouvait le faire pour une majorité, c’est déjà ça de gagner, notamment au niveau de la sérénité au sein de la famille.







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23/04/2013
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