La thérapie par le jeu pour les jeunes bipolaires

 

La thérapie par le jeu pour les jeunes bipolaires

1/01/2008

Bipo / Cyclo > Bipolarité infanto-juvénile > Soigner et comprendre les jeunes bipolaires

Que font les enfants en thérapie par le jeu ?
Les enfants sont réceptifs, le jeu les captivent, il existe une
thérapie par le jeu pour les aider à gérer leurs émotions
 
 
thérapie par le jeu, play therapy
1/04/2012
Auteur : Melle Majdalani

Dictionnaire > Psychiatrie générale

La play thérapy ou thérapie par le jeu : quʼest-ce que cette thérapie destinée aux enfants ?

Objectif des thérapies


L’objectif de la thérapie des enfants est de les aider à comprendre leurs émotions, sentiments et humeurs et de leur apprendre à travers leur pratique quotidienne à les gérer d’une manière plus appropriée. En bref, ce serait leur permettre de "faire avec leur bipolarité juvénile".

On sait le lien entre l’incapacité de la gestion émotionnelle et son incidence sur la vie quotidienne. L’objectif étant de les pousser à mieux gérer les problèmes au quotidien en leur permettant de comprendre leurs propres émotions et d’y répondre d’une manière moins excessive et plus saine.

Apprendre aux enfants à percevoir les émotions comme une réponse à un stimulus :
Sachant qu’il est très dur de changer l’émotion en soi, le travail thérapeutique cible la gestion du comportement qui en résulte.
En d’autres termes, il est très sain d’être en colère mais ce qui n’est pas acceptable, c’est de se rouler par terre, d’insulter ses parents et d’agir violemment. De plus, avoir des émotions intenses peut devenir un "plus" si on arrive à les canaliser.

LA THERAPIE PAR LE JEU OU PLAY THERAPY


Principes généraux


La technique thérapeutique tient compte, avant toute chose, de l’âge et du tempérament de l’enfant. Pour cela, elle est basée notamment sur le jeu et sur des techniques ludiques adjacentes.
L’expression et l’expressivité émotionnelles, la reconnaissance, l’identification et la gestion des émotions s’acquièrent à travers le dessin, les jeux de rôles, les mises en scène de marionnettes et les histoires de héros et de héroïnes.

L’objectif est d’amener l’enfant à prendre conscience du comportement qu’il peut avoir quand il est aux prises avec une émotion intense. Ensuite, il apprend à faire la part entre ce qu’il fait et ce qu’il ressent, ainsi il arrive à distinguer son émotion (et à évaluer son intensité) des comportements qui en résultent.

Cet apprentissage se fait par exemple sous forme d’intrigues (Ex : chercher l’émotion qui se cache derrière tel comportement), sous forme de questions ( "que fait un enfant quand il est trop content -trop= plus que beaucoup) ou de reconnaissance à travers des dessins etc.
Toutes les actions thérapeutiques sont effectuées en collaboration avec les enfants

Les différentes étapes


Etape 1 : Identifier ses émotions


Plusieurs séances sont consacrées à la présentation des différents états émotionnels que l’enfant peut expérimenter. Nous présentons la troupe des émotions avec des niveaux différents d’intensité ; nous les dessinons, nous les mettons en scène etc.
L’objectif étant d’aboutir à une meilleure compréhension de ses émotions, à travers leur représentation par des "visages exprimant ces émotions": lier ce que je ressens à un mot ou à une "émoticône". L’enfant apprend ainsi non seulement à identifier ses émotions mais aussi à les communiquer à ses parents par un biais plus adapté.

Etape 2 : Dompter ses émotions


Après avoir reconnu ce qu’il ressent, l’enfant apprend à apprivoiser ses émotions en les abordant sous un angle différent.
Il apprend à reconnaître l’impact émotionnel sur son corps et à repérer toutes les pensées qui surgissent à ce moment dans sa tête. Etre capable de comprendre ses émotions et leur mode d’expression est la voie royale vers l’amadouement des émotions et ensuite vers la modification comportementale.

Etape 3 : Se familiariser avec les émotions intenses et s’en distancier


Pour permettre à l’enfant de mieux se familiariser avec les différentes facettes de ses variations d’humeur, les polarités thymiques sont présentées comme des personnages tels que la reine/le roi de la joie (pour l’hypomanie), Mme Dépression, M. Diablotin, Mme Colère etc. C’est une occasion pour le psychologue d’expliquer le processus thymique au jeune patient.

L’enfant dans un deuxième temps, incarne ces personnages à travers des jeux de rôles, ce qui lui permet une meilleure compréhension de son vécu émotionnel et le prépare à sa maîtrise ultérieurement.

Etape 4 : Gérer son humeur


A travers des jeux où l’enfant s’identifie au héros, il apprend des techniques pour contrer ses états. A une étape plus évoluée de la thérapie, l’enfant accepte de jouer son propre rôle.

L’implication des parents


Par ailleurs, des séances avec les parents sont recommandées.
Elles se concentrent notamment sur le soutien, la déculpabilisation et le conseil. Elles incluent souvent l’ensemble de la famille (fratrie) qui souhaite comprendre davantage le trouble du patient et qui sont souvent demandeurs de "tactics" pour éviter le débordement émotionnel et les crises. De plus, elles mettent l’accent sur l’importance des rythmes sociaux (se réveiller et se coucher â heure fixe, planifier les activités etc.).

Un des objectifs princeps est de rétablir la communication qui est souvent quasi inexistante, au sein de la famille et de réhabiliter le rôle des différents parents.
On observe souvent des schémas prédominés soit par une absence totale de contraintes et de limites soit par des punitions permanentes. Dans les deux cas de figures abdiquer ou fliquer et réprimander à outrance, sont des moyens inefficaces et aboutissent à l’épuisement des parents qui se sentent dépassés par les évènements.

Ainsi, le travail avec les parents, porte très souvent sur l’ensemble du mode de communication avec l’enfant et vise un apprentissage de techniques de gestion des crises, des oppositions, des refus de travail scolaire, des situations d’intolérance à la frustration. Les stratégies de communication sont basées notamment sur l’empathie des parents (sachant que la réaction de l’enfant est proportionnelle à son degré de souffrance ; de plus, elle est symbolique de l’incapacité de l’enfant à gérer autrement ses émotions), la participation de l’enfant à la résolution des problèmes et sa responsabilisation dans les tâches à accomplir.
 


10/05/2013
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