LE TAUREAU et la MORT

 

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Le sacrifice.

Le sacrifice me subjugue. Lors de la destruction de mon premier dessin, j'ai eu la sensation d'être sacrifié sur un hôtel humain. J'ai mémorisé cette sensation, qui vous tord les tripes et vous brûle l'âme de part en part. Une sensation de culpabilité sans limite vous emplit de fond en comble et vous fait alors attendre votre trépas. Comme le sanglier attendait son trépas dans le tableau de mon enfance. Comme le cerf attendait son trépas dans mon histoire. Comme le jeune allemand attendait le sien dans les tranchées des Ardennes.

Et puis il y a le sacrifice du taureau.

Le taureau des arènes.

Une brutalité inouïe dans un déchaînement humain.

Le taureau raconte son histoire. Que je dédie aux taureaux machistes.

 

LE TAUREAU et la MORT

Je sens les coups sur mon flanc, et j'hurle de peur.

Je suis dans un long couloir, et je fonce droit vers la lumière.

Me voici dans la lumière blanche, où je jaillis au trop.

Mille clameurs saluent mon entrée, et je vacille tremblant.

Des hommes et des femmes se lèvent et brandissent leurs voix,

dans le tumulte de l'arène, où je viens de pénétrer.

Je veux rentrer d'où je viens, fuir ces voix hystériques,

mais la porte s'est renfermée, et je suis prisonnier.

Je tourne en rond, fou de frayeur, et des hommes à cheval,

viennent m'empaler. Leurs lances brutales, percent mes flancs,

et je sens couler, mon sang réchauffé.

L'arène de lumière éblouit mes yeux, et je vois se dresser,

un homme drapé de rouge qui agite dans le vide

son étoffe dérisoire.

Le sang me brûle, et je fonce sur le colosse d'argile,

puis le rouge envahit mon âme, et une banderille perce

ma nuque.

J'hurle de rage, et me retourne vers l'affront,

et enfourche à nouveau mes cornes vers la cape.

A nouveau une douleur me perce en travers.

Je fuis en désespoir, et les chevaux me poursuivent,

et percent ma chair à nouveau pour attiser ma haine.

Le bourreau est là, qui m'attend, et me guette,

il agite le drapeau, de la mort qui m'attend.

 

J'ai la sensation que la nature humaine, animale, est monstrueuse. Et cette monstruosité me fascine comme le serpent fascine sa proie.



07/08/2007
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