Les études et l'échec, : dépression, à l’abandon, ou à des conduites pathologiques

 


Les études et l'échec, introduction Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Section : articles, Catégorie : psychologie du developpement

Proposé par Yoann, le 13-01-2008

L'échec dans les études et la scolarisationLes études et la scolarisation sont des enjeux majeurs de la psychologie de l'éducation. L'échec et la peur qu'il provoque sont au centre d'intérêt de nombreuses études et ont fait l'objet d'une théorisation mettant en jeu plusieurs disciplines de la clinique psychologique.

1. Historique de l’échec :

Au lieu de parler de l’échec, au sens pathologique, nous pouvons avoir une approche différente et penser qu’il s’agit d’un écart séparant le but imaginé de sa réalisation, mais aussi que le problème peut être une insatisfaction. Une insatisfaction qui conduit à la dépression, à l’abandon, ou à des conduites pathologiques.

Laforgue postule qu’en cas de succès l’être réagit comme s’il avait besoin de se faire punir de sa réussite. Freud et Laforgue font jouer un rôle essentiel au sur-moi, insistant sur le rôle pathogène du sur-moi des parents.

  • Freud soumet l’idée que l’échec n’est pas dû au hasard, mais à un conflit inconscient.

Il y a deux types d’échec, métaphysique et névrotique. L’échec métaphysique est étudié par le philosophe et l’échec névrotique est inconscient et méconnu par le sujet.

L’échec de la réussite selon Freud :

Le succès est assimilé à la réalisation des désirs oedipiens. On assiste à l’extension de la défense devant tout ce qui peut signifier réussite pour l’inconscient. Ce n’est plus tel succès précis, investi et désiré consciemment, qui exige punition et annulation en raison de sa signification inconsciente, c’est n’importe quel événement extérieur qui en tant que réussite, éveille l’angoisse inconsciente. Toute satisfaction consciente est assimilée à l’événement initial, cause déclenchante de la névrose d’échec. La névrose d’échec est donc liée au complexe d’Oedipe.

2. L’échec et le cursus universitaire

L’investissement et le sens inconscient du succès ne sont pas proportionnels à la difficulté de l’examen en lui-même ou aux débouchés qu’il offre.

Qu’il s’agisse d’examens ou  de concours, le diagnostic d’échec névrotique sera d’autant plus difficile à porter que le sujet se situe en cours de scolarité dans la moyenne des candidats reçus.

Seul un contact approfondi, une relation poursuivie sur une longue période (plusieurs mois), permettront de faire la preuve que les mauvais résultats scolaires sont liés aux difficultés névrotiques de la personnalité, l’échec n’apparaissant ici que comme l’un des symptômes. Dans d’autres cas l’échec est à rapporter à une attitude de dénégation psychotique de la réalité. L’échec névrotique remplit sa fonction, évite le succès et les conséquences inconscientes de celui-ci. Son caractère pathologique n’apparaîtra bien souvent que plus tard dans l’existence, à propos d’un entretien motivé par d’autres troubles. L’échec constitue la punition, l’autocastration préventive qui à ce prix permettra les succès ultérieurs.

2.1.  Les échecs répétés 

Particulièrement chez l’étudiant, ils attirent l’attention et amènent à consulter, surtout quand ils tranchent avec les résultats antérieurs.

L’échec itératif peut donc se reproduire dans des circonstances identiques (le même examen) ou proches (la situation d’examen). L’échec se renouvelle donc de la même façon à chaque tentative ; les études peuvent être abandonnées et selon le sens, attribué au cursus universitaire. Le comportement d’échec peut s’éteindre plus ou moins définitivement si la vie professionnelle active ne reproduit pas des circonstances extérieures investies comme les épreuves universitaires.

2.2. Le refus par peur de l’échec 

La crainte d’échouer et la fascination consciente exercée par la peur en relation avec le désir inconscient conditionnent l’échec. Tout sera mis en œuvre pour tenter d’échapper à la confrontation.

L’angoisse de la réussite peut nécessiter un besoin d’échec qui ne peut se sceller que dans la mort. Les troubles sont destinés à éviter l’épreuve ou à la compromettre au moyen de manifestations psychologiques ou somatiques parfois sévères. Le plus souvent simple anxiété modérée, panique, impossibilité de concentration, crise d’angoisse…

2.3. L’échec phobique 

L’échec peut traduire un évitement systématique du succès. Il ne s’agit pas d’une recherche de l’échec pour lui-même, mais d’éviter l’angoisse que provoque la menace de la réussite, celle-ci symbolisant la réalisation des désirs inconscients. La phobie de l’examen, des cours, etc… illustre l’extension du mécanisme d’évitement du succès, consciemment désiré, inconsciemment éludé en fonction de ses significations.                

Dans certaines structures phobiques le succès est redouté comme imposant la contrainte insupportable d’un engagement irrévocable de l’existence. Le sujet craint à partir du succès de se sentir obligé de poursuivre, prisonnier d’une activité définitive, dans l’impossibilité de s’échapper ou de changer ; il éprouve une angoisse d’ordre claustrophobique.

On pourrait également mentionner un certain mode de névrose d’échec que l’on rencontre de façon privilégiée chez les étudiants qui sont amenés du fait même de leurs études, à poursuivre celles-ci pendant de longues années. Ainsi la thèse peut être indéfiniment préparée, en raison du refus inconscient d’accéder au statut d’adulte grâce à cet ultime rite de passage.

Cours suivant : Contexte Psychopathologique de l'Echec

 

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Il est possible que tu sois surdoué, je t'enverrai des tests

 

cet article peut t'intéresser puisque tu as eu des comportements risque et qu'on a du mal à distinguer tes pathologies

 

Les angoisses chez les enfants et adolescents

intellectuellement précoces

 

Philippe Chamont

psychanalyste – Vice-président de l'ALREP depuis 1982

 

 

Cinq types d'angoisses gravitent autour des enfants et adolescents intellectuellement précoces :

l'angoisse d'échec,

l'angoisse de silence,

l'angoisse d'abandon,

l'angoisse d'inconnu,

l'angoisse métaphysique.

Ces angoisses ne sont pas forcément éruptives ; elles ne sont pas systématiquement déclarées ou

visibles : elles peuvent être masquées par des comportements limites, c'est-à-dire par des

comportements pathologiques ou par des attitudes qui tout simplement dérangent.

L'angoisse d'échec peut être dissimulée par une stratégie d'échec : on imagine aisément l'adolescent

choisissant de rendre une copie blanche, dans une attitude méprisante signifiant : « C'est trop nul ce

sujet » ; il préfère un zéro de frime plutôt qu'un 03/20 d'échec.

L'angoisse de silence peut être absorbée par de la provocation systématique : pendant que quelqu'un

crie, ce quelqu'un est présent, ce qui rassure malgré les risques encourus.

L'angoisse d'abandon peut être masquée par le harcèlement : à partir de sa chambre, l'enfant lance à la

cantonade : « Maman, tu es où ? Qu'est-ce que tu fais ? Maman, tu viens ? » Il s'assure d'une présence

par ses interpellations à répétition.

L'angoisse d'inconnu peut être dissimulée par le renoncement de dernière minute à telle initiative, à tel

déplacement, à tel objectif.

L'angoisse de nature métaphysique peut être dissimulée par des comportements à risque. De l'équilibre

sur une rambarde aux consommations dangereuses, en passant par le grimper aux arbres et l'utilisation

périlleuse de moyens de locomotion, tout est bon pour orchestrer une poussée d'adrénaline propice à

l'anesthésie des angoisses.

Il est important de considérer ces comportements, malgré les apparences, comme des comportements

de vie et non pas comme des comportements mortifères.

« Si j'ai peur du noir, je ne vais pas à la cave ; si on me fournit une torche électrique, je vais à la cave ».

Autrement dit, si une angoisse est identifiée, avec prescription d'anxiolytiques, l'enfant ou l'adolescent

est en danger du pire qui ne lui fait plus peur ( idéation du suicide ). Il est important de chercher en

amont des conduites à risques, d'en analyser et traduire le non-dit qui s'exprime dans leurs articulations

et déterminations codées.

A ces comportements limites correspondent des conduites adaptées.

Par rapport à l'angoisse d'échec, et plutôt que les stratégies d'échec, une anticipation peut se mettre en

place : il s'agit de préparer le terrain de tel cours en apprenant l'orthographe de tel mot complexe, en

questionnant sur tel raisonnement ou théorème, en traduisant tel passage de langue vivante. Il ne s'agit

pas de préparer l'intégralité du cours à venir, mais plus simplement de « jeter un coup d'oeil » afin de

disposer d'une assurance et d'une confiance en soi efficaces, et d'assurer une participation à la classe

(effet pygmalion positif ). Il est certain que la multiplication des exercices d'application se substitue

aisément à toutes les frimes de désespérance.

A l'angoisse d'abandon, et plutôt qu'un harcèlement exaspérant et crispant pour l'entourage, le

rapprochement peut s'envisager : l'enfant travaille désormais dans la cuisine, ou dans le salon avec vue

sur adulte. Un rapprochement vers l'associatif, vers un club d'activités extra ou périscolaires, le travail

en binôme avec un ou une camarade sont également apaisants.

A l'angoisse de silence, et mieux que la provocation, un fond sonore garantit une présence qui exorcise

le « monstre » de son placard mental. Il peut s'agir d'un léger fond musical ; il est bon de proscrire les

décibels endiablés de certains groupes délirants au profit de sonorités plus humaines ; la présence d'un

aquarium, avec le ronronnement du moteur (... et non le cui-cui des poissons, chose infiniment rare ! ),

est tout à fait indiquée.

L'angoisse d'inconnu, mieux que par le renoncement, peut être absorbée par la curiosité, par une

reconnaissance des lieux s'il s'agit d'un nouvel établissement scolaire, par la désignation d'un itinéraire

s'il s'agit d'un déplacement géographique, par tout ce qui rime avec préparation, documentation,

anticipation, avantages et perspectives favorables et (ou) valorisantes.

A l'angoisse métaphysique, et loin du spectre des comportements à risque, c'est le dépassement de soi

qui est le meilleur antidote. Que ce soit dans le domaine sportif, artistique ou autres, faire ce que les

autres ne font pas ou que l'on ne fait pas d'habitude, et qui relève de l'exploit de soi, garantit une

sérénité par rapport à ces questionnements souvent obsessionnels et paralysants.

Toute personne, tout sujet enfant, adolescent, adulte est susceptible d'être assailli par un flot d'angoisse.

Il n'est pas nécessaire d'être intellectuellement précoce pour connaître cette douleur localisée au niveau

du plexus solaire : douleur étouffante, oppressante et paniquante quasi indiscible.

La différence entre le sujet intellectuellement précoce et le sujet que certains nomment « normal »,

d'autres « intellectuellement normal », et que je préfère qualifier de « normatif » c'est-à-dire disposant

d'un quotient intellectuel de 90 environ à 110 environ ( le quotient intellectuel étant la partie

« visitable », « évaluable », « quantifiable » de la précocité intellectuelle ), cette différence est que, chez ce

dernier, ces différents types d'angoisses sont cloisonnées ; à partir d'un comportement donné, il est

possible assez facilement d'identifier l'angoisse fondatrice, d'en localiser le noyau originel, et d'agir en

conséquence.

Chez le sujet intellectuellement précoce, ce cloisonnement n'existe pas : une angoisse d'échec par « effet

papillon » ou par ricochet risque d'enclencher une angoisse métaphysique qui elle-même déclenchera tel

ou tel comportement limite.

Dans le cadre d'un accompagnement psychothérapeutique qui n'exclut aucunement un soutien

allopathique (médication moderne classique) ou homéopathique, il est nécessaire d'instaurer une

stratégie globale énergique d'incitation à la majorité, voire à l'intégralité des conduites adaptés, et surtout

des explications précises destinées au sujet concerné.

C'est très facile à dire, à écrire, ... mais cela demeure possible, au grand soulagement de l'enfant, de

l'adolescent et de son entourage.

 

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Si vous avez peur de l’échec,alors pouquoi vous commis des erreurs?

avril 27th, 2012 Abdelmalek

 

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La peur de l’échec est  connue pour des raisons évidentes. Les gens cherchent toujours le succès.
Pourtant seules les personnes qui sont assez courageux pour affronter ce type de peur, sont capables de réaliser leurs objectifs.
Ces personnes qui n’ont pas peur du jugement des autres, qui prennent toujours l’initiative, sans attendre le bon moment, et bien sûr ils n’ont pas peur de l’échec.
Si vous êtes  une personne qui a souvent peur de l’échec et qui pense toujours à des résultats négatifs, Vous vous dites peut être qu’il est impossible que je sois comme ça, et pourtant c’est possible. Reste juste à savoir comment ?
Avant tout vous devriez savoir que l’échec est une étape vers la réussite, parce qu’on est tous passé par ce stade.

vaincre la peur de l'échec

L’erreur est humaine

Qui que  vous soyez et quelque soit votre statut, vous êtes imparfait, et donc on est tous imparfaits. Même dans les domaines que nous maitrisons à 100%, on peut commettre des erreurs.
Tout le monde fait des erreurs chaque jour. Mais ce n’est pas du tout un obstacle qui va vous freiner à ne pas attendre vos objectifs. Car s’il n’y  a pas d’erreurs, il n’y aura pas de réussite. Et donc si vous échouez, c’est tout à fait normal. Parce que vous êtes un être humain, pas une machine qui est  programmable (même les machines peuvent faire des erreurs).
c’est le premier point important que vous deviez garder à l’esprit.
 

L’élément le plus destructeur <les critiques>

Souvent vous préférez ne pas essayer telle ou telle chose, sous prétexte d’éviter les critiques des autres.
On vous a proposé une évolution dans votre boulot, mais vous avez refusé, vous avez peur de l’échec, et donc vous pensez automatiquement aux critiques de vos collègues. Vous vous dites :si je ne réussirais pas, ils vont se moquer de moi.
Si vous avez une forte croyance sur le principe que l’erreur est humaine, ces critiques n’auront aucun impact sur votre personnalité ni sur votre confiance en soi.
Vous voyez bien qu’on revient au même point. L’erreur est humaine.
Et sachez bien qu’eux aussi, ils ont leurs propres problèmes, surement ils ne vont pas penser tous les jours aux vôtres.
 

Je préfère ne pas essayer

La peur de l’échec vous immobilise, vous devenez tellement absorbé par la crainte, qui vous finira par échouer, et vous préférez ne pas essayer.
Mais quand vous n’essayez pas, c’est que vous avez déjà échoué. C’est comme un challenge entre l’équipe A et l’équipe B.si l’équipe A abandonné dès le début et avant même de commencer, alors c’est l’équipe B qui a gagné.
L’essai est une action décisive dans la conquête de votre peur, et si vous échouez, vous devez alors prendre conscience des facteurs qui contribueront à votre réussite.
Il y a plusieurs facteurs qui contribuent à l’échec cou la réussite de faire quelque chose. Quoi qu’il en soi, vous avez besoin de regarder votre comportement à l’égard du résultat obtenu.
Vous ne pouvez pas non plus, trouvez les bonnes solutions à tous les problèmes de la vie dès le premier coup.(et je vous défie).
Mais l’étape la plus importante, que vous devez toujours prendre en compte, est de ne pas associer votre échec avec vous-même.
Au lieu de mettre tout le blâme sur vous, pensez plutôt aux raisons pour lesquelles vous avez échoué dans vos efforts.
L’auto analyse et l’expérience, sont les moyens les plus efficaces pour se débarrasser de cette peur. Prenez vos insuccès comme des expériences d’apprentissage, cela vous permettra à l’avenir d’éviter de les reproduire.
Considérez  les questions suivantes, car ils peuvent vous fournir des réponses à votre besoin de vaincre la peur de l’échec :
  1. Où avez-vous commis des erreurs ?
  2. Comment pouviez-vous éviter l’erreur de se reproduire ?
  3. Comment pouvez-vous apportez des améliorations ?
Il est important d’apprendre à affronter et surmonter ce type de peur, sinon vous allez finir par répéter les mêmes erreurs, et votre peur de l’échec pourrait vous empêcher de suivre vos objectifs personnels et professionnels.
 
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l'anxiété de performance :
 
cli ici :
http://www.cscp.umontreal.ca/documents/anxiete_performance.pdf
 
 
ensuite lire cet article :
 

Anxiété de performance chez l'enfant

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De plus en plus d'enfants souffrent de ce que l'on appelle l'anxiété de performance. Le terme est dorénavant devenu courant, mais qu'englobe-t-il exactement? Qu'est-ce que l'anxiété de performance? Comment se développe-t-elle et quelles en sont les conséquences sur la santé physique et mentale de nos enfants?

Petite définition

L'anxiété de performance, c'est lorsque le jeune a peur d'être jugé et d'échouer. Cette crainte est telle que l'enfant manifeste plusieurs symptômes intenses de « trac » avant, pendant et après une situation donnée. Cela peut être un examen, une présentation orale, une compétition sportive ou musicale, etc. En fait, tout ce qui amène le jeune à devoir montrer ce qu'il est capable de faire devant des tiers cause en lui un profond malaise. Des sentiments négatifs l'envahissent, parfois au point de réellement l'handicaper.

Les causes possibles

Les spécialistes s'accordent pour dire que l'anxiété de performance tient son origine dans les premières années de la vie, soit avant 5-6 ans. Plusieurs causes possibles sont évoquées, mais il ne s'agit pas d'une science exacte... Ainsi, c'est une combinaison de plusieurs facteurs qui sont susceptibles de créer l'anxiété de performance chez les jeunes. Parmi ceux-ci, notons que l'enfant aura plus de chance de développer ce problème si :

- Ses parents sont très exigeants depuis la petite enfance.

- Il reçoit depuis toujours beaucoup d'éloges et de compliments : il aura alors peur de décevoir.

- Les proches (père, mère, fratrie) sont particulièrement perfectionnistes et ne tolèrent pas les erreurs (pour eux-mêmes et les autres).

- L'enfant a peur qu'on ne l'aime plus s'il n'est pas parfait.

- L'enfant ne supporte pas l'échec. Il souhaite réussir tout ce qu'il entreprend.

Les signes que mon enfant souffre d'anxiété de performance

S'il est normal (et fréquent) qu'une jeune expérimente parfois un certain stress devant des situations particulières, l'anxiété de performance se manifeste par des signes et des symptômes relativement intenses. En voici un aperçu :

- Panique et/ou crises d'angoisse avant, pendant et juste après une situation donnée (examen, etc.)

- Perfectionnisme excessif : le jeune ne supporte pas de faire la moindre erreur, il étudie constamment.

- Symptômes physiques réels : maux de tête, maux de ventre, insomnie, nausées et vomissements, transpiration excessive, diarrhées, hausse de la pression sanguine.

- Pensées négatives : je vais tout rater, je vais échouer, j'ai oublié tout ce que j'ai appris.

- Peur panique d'échouer.

- Etc.

Le jeune qui souffre d'anxiété de performance ne s'accorde aucun droit à l'erreur. En cas d'échec, on entendra souvent dans sa bouche des mots comme « je suis trop bête, je suis nul. » L'enfant pense que toute sa valeur provient de sa réussite scolaire, sportive ou autre.

Les conséquences possibles

Le jeune hyper perfectionniste qui fait de l'anxiété de performance ne se facilite pas la vie... À force de s'inquiéter et de minimiser ses compétences et sa valeur réelle, il pourrait développer d'autres problèmes sérieux qui auront un impact négatif sur sa vie entière et son interaction en société :

- Faible estime de soi.

- Profond sentiment d'incompétence.

- Découragement.

- Mal-être et dépression.

- Échecs réels : le stress occasionné par la peur d'échouer conduit souvent effectivement le jeune à ne pas réussir ce qu'il entreprend (trous de mémoire, oublis, etc.)

- Isolement.

Apprendre à dédramatiser

En tant que parents, nous sommes souvent les témoins de ces comportements et ne savons pas comment faire pour les éliminer. Nous nous rendons parfois compte que l'anxiété chez nos jeunes provient de notre propre méthode d'éducation, ou alors nous nous sentons comme des observateurs et avons l'impression que nos conseils ne sont pas compris.

Il faut bien comprendre que ce n'est pas simplement avec une phrase du genre « arrête de stresser » que la situation va s'améliorer. Le jeune dira peut-être « OK », pour vous satisfaire, mais le mal est plus profond que ça... Vous aurez besoin, tous les deux, de patience et de travail afin de réellement parvenir à faire la part des choses. Voici quelques moyens d'y parvenir :

- Faites comprendre à vos enfants que le processus d'apprentissage est tout autant important (sinon plus) que le résultat.

- Aidez vos enfants à se bâtir une solide estime de soi en leur montrant quels sont leurs points forts ET leurs points faibles : personne n'est parfait, et c'est en acceptant qui on est vraiment qu'on peut avancer.

- Encouragez vos jeunes dans tout ce qu'ils font. Faites-leur bien comprendre que vous les aimez, quels que soient leurs résultats scolaires. Il n'y a pas de condition à votre amour!

- Incitez-les à se découvrir des passions et des intérêts. Montrez-leur que les résultats sont toujours meilleurs lorsqu'on fait les choses par plaisir.

- Impliquez-vous dans les études et les activités de vos enfants et aidez-les à résoudre leurs petits problèmes au jour le jour.

- Regardez-vous dans un miroir! Si vous-même êtes trop exigeant et perfectionniste envers vous-même,  il y a de fortes chances que votre enfant répète simplement le comportement qu'il voit à la maison. Vous pourriez tâcher, ensemble, de réapprendre à faire les choses par plaisir plutôt que par peur.

Et pour finir, si le comportement de votre enfant vous semble particulièrement problématique, n'hésitez pas à consulter le personnel de son école (professeur, psycho-éducateur), un autre professionnel à votre CLSC ou encore un psychologue. Ce n'est pas l'aider que le regarder s'enliser en pensant que tout se règlera avec le temps...

Cécile Moreschi, rédactrice Canal Vie
 
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ANXIETE DE PERFORMANCE


Dans une société confrontée à la concurrence, victime d’un « culte de la performance » sans précèdent,
victime d’une désagrégation du sens et de la notion d’individu, l’individu se retrouve confronté à des défis et
des sollicitations qui peuvent apparaître comme insurmontables. Il résulte le plus souvent une anxiété de
performance
qui peut coexister avec d’autres manifestations anxio-dépressive.


Symptomatique de nos sociétés où la performance et la réussite individuelle à tout prix devenues les seules valeurs,
l’anxiété de performance est caractérisée par la peur de l’échec avec l’appréhension des jugements et évaluations.
Elle se traduit par un stress élevé aux examens, avec attaques de panique ou crises d’angoisse

avant les évaluations, un perfectionnisme exagéré dans les études mais aussi dans la plupart des activités.
Elle est accompagnée de troubles somatiques (migraines, troubles digestifs).


Cette anxiété apparaît dans le milieu scolaire mais aussi dans l’entreprise. L’inadéquation des méthodes d’étude,
des programmes scolaires est souvent complétée par les exigences parentales qui ne tiennent pas compte
de la fragilité du jeune. Certains de ces jeunes, souffre d’un perfectionnisme (crainte de jugement, crainte d’échec)
qui augmentent les difficultés.
Dans le monde de l’entreprise, un management irréaliste, centré sur la seule notion de profit immédiat,
sans perspectives et projections dans l’avenir, amenèrent depuis quelques années des cas très difficiles
en terme de souffrance au travail de harcèlement moral et des suicides retentissants.
Sans oublier que nos sociétés présentent souvent les rapports interindividuels comme des rapports de
force ou de concurrence
.

Il résulte souvent un blocage à entreprendre des projets dont l’issue est évaluée comme incertaine
(comme les études universitaires), la peur d’être confrontés à un échec éventuel.


On retrouve un ensemble de croyances automatiques sur la performance et la réussite qui rendent la seule idée
d’un échec intolérable. Dans certains cas on peut parler d’un évitable conditionnement à l’échec, la peur
d’entreprendre
et la procrastination.


Nous essayons de résumer et synthétiser ces croyances et pensées négatives avec l’aide de la rationalisation.
Les techniques cognitivistes permettent de comprendre cette peur sous-jacente, de dédramatiser l’apparition
des pensées dévalorisantes, liée à l’échec et une mauvaise estime de soi.

Une autre piste de travail est l’acquisition des techniques de relaxation et gestion du stress.

Nous nous efforçons à redonner aux sujets un sentiment de valeur et de confiance en eux.
Un aspect non-négligeable est le phénomène du dopage au quotidien (M. HAUTEFEUILLE).
Selon EHRENBERG, les "dopants de la société concurrentielle sont des
drogues d’intégration sociale et relationnelle".
Le surpassement du soi, mais aussi le rapport à l’Autre, justifie et cautionne le recours à ces substances.
 
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Obsession de performance dans le sport, obsession de performance dans les études : Le perfectionnisme
 
Le perfectionnisme : quand le mieux devient l’ennemi du bien
 
Les études universitaires invitent les individus à faire de leur mieux et à se dépasser. La personne qui désire obtenir du succès dans ses études se doit, rendue à ce niveau, d’être un tant soit peu méticuleuse et apte à fournir des efforts intellectuels soutenus.
 
Cependant, nous remarquons que plusieurs étudiantes et étudiants entretiennent des niveaux d’attentes irréalistes et s’imposent des standards personnels extrêmes. Le perfectionnisme ne correspond pas à la recherche de l’excellence, il correspond à la recherche de l’inatteignable, de l’inaccessible.


 
Suis-je une personne consciencieuse ou perfectionniste ?

 

La personne consciencieuse s’impose des standards d’excellence humainement possibles à atteindre. Elle sait doser ses efforts et établir ses priorités sans toutefois négliger l’importance des détails. Elle demeure flexible et sait ajuster ses propres exigences selon le contexte ou l’importance de l’activité. Elle est autocritique, accepte ses propres erreurs et cherche à les corriger. Elle éprouve du plaisir et de la satisfaction dans la réalisation de ses projets et dans l’atteinte de ses objectifs personnels. Elle entrevoit l’avenir de façon réaliste et cherche à prévenir les difficultés. Si celles-ci surgissent, elle cherche et met en place des solutions.

 

La personne perfectionniste s’impose des standards d’excellence extrêmement difficiles à atteindre, voire impossibles. Elle ne sait doser ses efforts, se surinvestissant parfois dans des activités de moindre importance au détriment de certaines plus prioritaires. Pour elle, les détails comptent autant que l’ensemble et elle demeure inflexible dans le choix de ses priorités et de ses façons de faire. La personne perfectionniste a de la difficulté à travailler en équipe et à déléguer. Elle doute constamment d’elle-même et n’accepte pas ses limites et ses imperfections. Sa valeur en tant que personne dépend de ses succès et de sa réussite. Elle se juge sévèrement et accepte mal la critique. La moindre erreur est vécue comme une cuisante défaite. La personne perfectionniste est une éternelle insatisfaite et ressent très souvent de l’anxiété, de la honte et de la culpabilité. Elle appréhende l’avenir et redoute l’échec.

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Comment devient-on perfectionniste ?

 

Le perfectionnisme se développerait sous l’influence de trois facteurs : génétique, familial et culturel. De nombreuses recherches tendent à démontrer que plusieurs traits de personnalité, tel que le perfectionnisme, sont héréditaires. Nous venons au monde avec un tempérament et certaines personnes seraient davantage prédisposées que d’autres au perfectionnisme. Par la suite, toutefois, notre personnalité se forge à partir des expériences vécues dans notre environnement. Beaucoup de perfectionnistes sont élevés ou élevées par des parents qui ont des exigences personnelles très élevées. Ces parents peuvent transmettre, de manière directe ou de manière subtile, leur façon de voir et leur comportement. Leurs enfants grandissent alors souvent dans la crainte de ne pouvoir répondre à leurs attentes et de les décevoir. D’ailleurs, plusieurs perfectionnistes ont l’impression que leurs parents ne les aimeront qu’à la condition qu’ils ou elles atteignent leurs critères de réussite.

 

Enfin, nous devons l’admettre, nous vivons maintenant dans une société qui aime davantage l’excellence et la valorise. La couverture médiatique des Jeux olympiques et du Festival de Cannes, ainsi que la télédiffusion de remises de prix en tout genre le démontrent bien. Nous félicitons et admirons les gens qui accomplissent des performances exceptionnelles. Cette recherche de l’excellence est très présente dans les milieux scolaires où la réussite est encouragée et récompensée. Cependant, s’il est important de souligner et de gratifier les gens qui, avec beaucoup d’efforts et d’acharnement, ont réalisé de grandes choses, il semble impératif de s’interroger sur les conséquences de cette quête et de cette démonstration continuelle de l’excellence.

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Les effets pervers du perfectionnisme

 

La recherche effrénée de la perfection est lourde de conséquences pour les étudiantes et les étudiants. Nous observons couramment une baisse de rendement chez ces perfectionnistes, certains en arrivent même à abandonner leurs études. Des troubles de santé font fréquemment leur apparition. Les perfectionnistes présentent souvent des symptômes dépressifs : plus rien ne les satisfait, ils ou elles se retirent et ne sont plus intéressés à rencontrer des gens. Leurs objectifs n’étant jamais atteints parce que trop élevés, ils ou elles n’arrivent pas à développer leur confiance en soi.

 

Ces étudiantes et ces étudiants peuvent aussi développer des problèmes d’anxiété importants qui entraînent des difficultés de concentration et de mémorisation. L’étude devient alors plus pénible et moins efficace. Devant ce calvaire, plusieurs auront tendance à remettre à plus tard leur étude et à repousser les échéances. À l’opposé, d’autres s’acharneront sans merci sur leurs études sans toutefois réussir à se concentrer adéquatement. Ils ou elles développeront parfois un problème d’anxiété aux examens qui se caractérise par des troubles de l’attention et des trous de mémoire. Ces étudiantes et ces étudiants n’arrivent plus à mettre sur papier ce qu’ils ont pourtant bien appris et obtiennent des résultats bien inférieurs à ceux qu’ils auraient pu obtenir.

 

En résumé, lorsque les perfectionnistes prennent conscience que leurs résultats ne leur permettront pas d’accéder à leur rêve d’exceller de façon exceptionnelle, ils réagissent par un sentiment de frustration, de colère, de dépression ou de panique.

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Comment cesse-t-on d’être perfectionniste ?

 

Les attitudes et les comportements perfectionnistes ne se modifient pas toujours aisément. Cependant, nous croyons que certaines réflexions et certaines actions peuvent vous aider à le faire.

 

Prendre conscience de l’aspect néfaste du perfectionnisme

 

Si l’on désire surmonter son perfectionnisme, il faut, en tout premier lieu, prendre conscience des effets néfastes du perfectionnisme. Nous vous conseillons, pour ce faire, de dresser la liste des avantages et des inconvénients qu’entraîne la recherche de la perfection. Vous pouvez, par exemple, vous demander si vous obtenez nécessairement de meilleurs résultats lorsque vous vous fixez des objectifs très élevés. Après cet exercice, vous constaterez fort probablement que cette recherche rapporte bien peu pour ce qu’elle vous en coûte.

 

Remettre en question votre système de valeur

 

Les perfectionnistes adoptent souvent un système de valeur basé sur l’accomplissement et la réussite. Pour plusieurs, leur valeur en tant qu’individu est directement reliée à l’importance de leurs réalisations. Les étudiantes et les étudiants perfectionnistes croient que s’ils produisent des travaux de qualité, cela signifie qu’ils ou elles sont de bonnes personnes. Il est important de distinguer notre valeur personnelle de nos actes. Tout être humain a de la valeur bien qu’il subisse parfois des échecs.

 

Modifier votre mode de pensée

 

On retrouve à l’origine du perfectionnisme un mode de raisonnement souvent incohérent et erroné. La philosophie du « tout ou rien » est très présente chez les perfectionnistes. Des pensées telles que « si mon travail n’est pas parfait, il ne vaut rien » et « je dois exceller en tout » sont courantes. La personne qui adopte cette philosophie fait peu de nuance, se perçoit comme un échec et a peu d’estime d’elle-même.

 

Les perfectionnistes ont également tendance à tout généraliser. Ils ou elles voient dans un événement négatif isolé l’illustration de ce qui leur arrive tout le temps. Il leur suffit d’un test échoué pour conclure aussitôt qu’ils ou elles ratent toujours leurs examens et n’arriveront jamais à compléter leurs études.

 

Enfin, les personnes obsédées de la perfection ont tendance à motiver leurs actions exclusivement en termes de responsabilité. Des phrases telles que « il faut que j’étudie lors de tous mes temps libres », « je dois être premier de classe » et « je ne dois pas obtenir une moyenne cumulative inférieure à 4,0 » deviennent leur leitmotiv.

 

Ces différentes déformations de la pensée sont très nuisibles et il est important de les combattre si l’on veut surmonter son perfectionnisme. Nous recommandons, pour ce faire, de noter sur papier ses pensées, d’identifier celles qui sont erronées et de les remplacer par des pensées plus nuancées, plus objectives et plus valorisantes. Par exemple, vous pouvez remplacer l’idée que vous devez obtenir 90 % à votre prochain examen par l’idée que vous allez essayer de donner tout ce qui est en votre pouvoir afin de faire ressortir le maximum de connaissances acquises. Pour plus d’information à ce sujet, nous vous invitons à lire le texte Stress, anxiété et perceptions.

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Se fixer des objectifs réalistes et demeurer flexible

 

Comme nous l’avons mentionné antérieurement, les perfectionnistes poursuivent des objectifs irréalistes et refusent d’y déroger. Cette poursuite est génératrice d’anxiété et les amène à reporter à plus tard leurs tâches scolaires. Nous recommandons fortement à ces personnes de réviser et de modifier leurs objectifs afin de les rendre accessibles. Plutôt que d’exiger de vous-même de rédiger en un seul jet la version définitive de votre travail, vous pourriez, par exemple, vous fixer comme but de faire un brouillon que vous réviseriez par la suite. La personne qui poursuit des objectifs atteignables et qui ajuste ses propres exigences en fonction des circonstances cumulera des gains, gagnera davantage confiance en elle et verra, par le fait même, sa motivation augmenter. Plus vous vous fixerez des objectifs modérés, plus votre rendement et votre satisfaction augmenteront.

 
 
Établir vos priorités

 

Les perfectionnistes s’attardent souvent à ce qui n’est pas essentiel. Ils ou elles investiront, par exemple, autant de temps et d’effort dans la préparation d’un examen qui vaut 10 % de la note finale que dans la préparation d’un autre qui vaut 50 %. Afin de répartir votre temps de manière plus profitable, dressez la liste des choses que vous avez à faire et établissez un ordre de priorités. Suivez cet ordre et assurez-vous de bien doser vos efforts. Une tâche jugée moins importante ne devrait pas être exécutée en premier et ne devrait pas prendre plus de temps qu’une autre jugée prioritaire. Pour de plus amples informations nous vous suggérons de lire le texte La gestion du temps.

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Valoriser le sens de l’effort

 

Les perfectionnistes entretiennent à tort la croyance que tout est plus facile pour les autres. Pour eux, devoir fournir des efforts devient une preuve de leur inefficacité. Il est temps de revaloriser le sens de l’effort, car ce sont les efforts soutenus et non la possession d’une intelligence exceptionnelle qui sont la clé de la réussite scolaire. Derrière tout accomplissement résident de nombreuses heures de travail et de la persévérance.

 

Reconnaître les signaux de danger

 

Lorsque vous ressentez de l'insatisfaction, de la frustration, de l'abattement, de l'anxiété ou de l'épuisement, interrogez-vous, tentez d’identifier ce qui vous met dans cet état. Vérifiez, à titre d’exemple, si vous n’êtes pas en train de vous demander l’impossible ou si vous ne désirez pas obtenir une note parfaite. Demeurez alerte aux différents signaux du perfectionnisme.

 

Porter attention au plaisir ressenti

 

Nous recommandons également aux perfectionnistes d’imaginer et de réaliser des activités en fonction du potentiel de plaisir et de satisfaction qu’elles représentent et non en fonction de leur résultat. Obtenir un excellente note n’est ni nécessaire, ni suffisant pour qu’une personne puisse se sentir satisfaite et sûre d’elle. Nous vous conseillons donc d’évaluer votre succès non seulement en termes de ce qui a été accompli mais aussi en termes de plaisir ressenti dans la poursuite de ce but.

 

Apprendre de vos erreurs

 

Les perfectionnistes oublient que l’échec est normal et que faire des erreurs est un mal nécessaire. Bien des apprentissages ne peuvent se faire que si des fautes sont commises. Il devient donc impératif de vous donner le droit à l’erreur et d’accepter vos imperfections. Nous vous suggérons à ce titre l’exercice suivant : retracez une erreur récente et dressez la liste de ce que vous avez appris de cette expérience.

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Conclusion

 

Nous espérons qu’en lisant ce texte, nous vous aurons sensibilisé aux risques que comporte la recherche incessante de l’excellence. Nous croyons qu’il serait préférable de valoriser et d’encourager davantage la compétence. Les personnes capables de raisonner et de s’exprimer correctement ont toutes les chances de devenir des professionnelles et des professionnels de qualité qui accompliront leur travail adéquatement tout en s’épanouissant et en maintenant un bon équilibre physique et mental.

 

Nous ne prétendons pas que ce texte soit parfait mais nous espérons qu’il aura suscité certaines réflexions et encouragé certaines actions.

 

Rédigé par:
 
Louise Careau, psychologue

 

 

Références :

 

Burns, D. (1992), Être bien dans sa peau, Saint-Lambert, Éditions Héritage.

 

Covez, S. (1995), Priorité aux priorités, New-York, First Éditions.

 

Ramirez Basco, M. (2000), Y a-t-il des perfectionnistes heureux ?, Montréal, Le jour.

 

Young, J. E., et J. S. Klosko (1995), Je réinvente ma vie, Montréal, Éditions de l’Homme.

 

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Stress, anxiété et perceptions : maîtriser les pensées toxiques !

Le niveau de stress ressenti est souvent relié à la manière dont vous interprétez les évènements (ex. : suite à un résultat plus faible à un examen, vous pourriez vous dire « je vais échouer ma session, c'est certain »). Un discours intérieur composé d'inquiétudes, d'anticipations négatives ou de dévalorisations crée de l'angoisse et du stress. Ce type de pensées survient la plupart du temps de façon automatique à votre esprit, sans toujours tenir compte de tous les éléments de la situation. C'est pourquoi il est nécessaire de considérer vos perceptions dans le contrôle du stress et des émotions négatives en général.



L'évaluation des pensées qui provoquent des émotions négatives


Maîtrisez vos inquiétudes


Soyez indulgent, indulgente envers vous-même





L'évaluation des pensées qui provoquent des émotions négatives

Vous arrive-t-il de vous dire des choses que vous n'oseriez pas dire à votre meilleur ami ou meilleure amie ?

Vos émotions recèlent une source importante d'information. Lorsque vous vivez des émotions négatives, arrêtez-vous un instant, prenez un papier et un crayon, puis répondez aux questions qui suivent par écrit.
1) Précisez votre malaise. (Ex.: « Je me sens stressé, stressée ou déprimé, déprimée. »)
 
2) Identifiez ce que vous vous dites. (Ex.: « Si je n'ai pas un A, je suis poche. »)
 
3) Analysez votre discours intérieur. (Ex.: « Est-ce que ce que je me dis est exact ? » « S'agit-il d'une hypothèse ou d'une certitude ? » « Est-ce qu'il y a des expériences qui contredisent cette façon de penser ? »)
 
4) Apportez des nuances. (Ex.: « Est-ce utile de me parler de cette façon ? » « Est-ce si grave ? » « Suis-je totalement responsable ? » « Que puis-je me dire de plus exact et de plus utile ? » « Comment une autre personne pourrait-elle voir ce qui m'arrive ? » « Quelles sont mes compétences dans cette situation ? »)
Certaines attitudes peuvent stimuler l'anxiété et la dépression de façon plus importante. En voici quelques exemples.

Le tout ou rien : Votre pensée n'est pas nuancée. Vous classez les choses en deux seules catégories : les bonnes et les mauvaises (pas de zones grises). Par conséquent, si votre performance laisse à désirer, vous considérez votre vie comme un échec total.
Exemple : Tout ou rien, noir ou blanc, bon ou mauvais, perfection ou échec, jamais ou toujours.

La généralisation à outrance : Un seul évènement malheureux vous apparaît comme faisant partie d'un cycle sans fin d'échecs, vous tirez une règle générale à partir de cas particuliers.
Exemple: si une fois, toujours ; si pas maintenant, jamais ; si un élément négatif, tout est négatif ; si inconfort, panique.

Le filtre : Vous choisissez un aspect négatif et, tout en ignorant les autres aspects importants, vous vous attardez à un tel point à ce petit détail de la situation que toute votre vision de la réalité en est faussée. C'est comme une goutte d'encre qui vient teinter un plein contenant d'eau.
Exemple : vous préoccuper d'un commentaire négatif que votre partenaire vous fait, en ne tenant plus compte des commentaires positifs.

Le rejet du positif : Pour toutes sortes de raisons, vous rejetez toutes vos expériences positives, en affirmant qu'elles ne comptent pas. De cette façon vous préservez votre image négative des choses, même si elle entre en contradiction avec votre expérience de tous les jours.
Exemple : ne pas croire un compliment, en vous disant que la personne « veut seulement être gentille ».

Les conclusions hâtives : Vous sautez à une conclusion négative, sans vérification des faits ou même si aucun fait précis ne peut confirmer votre interprétation. Vous prévoyez le pire, tout en ayant déjà la conviction que votre prédiction sera confirmée.
Exemple : penser que l'autre « doit trouver que j'ai pas l'air intelligent », malgré le fait objectif que cette personne se comporte correctement.

L'exagération (la dramatisation) et la minimisation : Des évènements négatifs sont traités comme des catastrophes, plutôt que de manière plus relative. Vous amplifiez l'importance de certaines choses, et minimisez l'importance d'autres choses jusqu'à ce qu'elles vous semblent insignifiantes.
Exemple : exagérer vos défauts ou le succès de quelqu'un d'autre, et minimiser vos qualités ou les imperfections de l'autre.

Les raisonnements émotifs : Vous présumez que vos sentiments les plus sombres reflètent nécessairement la réalité des choses, vous assumez que les réactions émotives reflètent la situation réelle.
Exemple : décider que parce que quelqu'un se sent désespéré, la situation est désespérée.

Les « je dois » et « je devrais » : Vous essayez de vous motiver par des « je devrais » ou des « je ne devrais pas » comme si, pour vous convaincre de faire quelque chose, il fallait vous battre ou vous punir. Cela suscite chez vous un sentiment de culpabilité.
Exemple : « il faut que j'aie la meilleure note ».

L'étiquetage : Au lieu de vous référer à des actions spécifiques, vous vous apposez une étiquette négative globale, en utilisant des mots très colorés et chargés d'émotion.
Exemple : « je suis un loser ».

La personnalisation : Vous vous considérez responsable d'un évènement fâcheux lorsqu'en fait, il a été provoqué par d'autres facteurs.
Exemple : « si je ne lui avait pas dit cela, l'accident ne serait pas arrivé ».



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Maîtrisez vos inquiétudes

Est-ce difficile pour vous de tolérer les incertitudes ?
Avez-vous tendance à toujours envisager le pire ?
L'anxiété peut être générée par des inquiétudes, c'est-à-dire des pensées concernant des éventualités négatives (ex : vous inquiéter de ne pas trouver d'emploi à la fin de vos études, de ne pas être admis ou admise à un programme contingenté). Le point de départ des inquiétudes est l'incertitude qui se manifeste souvent par : « qu'est-ce qui arrivera si... », « tout d'un coup que... ». Plus la certitude d'être en danger est grande, plus vous serez anxieux ou anxieuse. Ces pensées renvoient également à l'incapacité de réagir si la « catastrophe » appréhendée survient. Comme les inquiétudes sont des hypothèses sur ce qui pourrait arriver - et non des faits -, il importe de tenter de les évaluer afin de contrôler votre anxiété.

Prenez un papier et un crayon, notez vos différentes inquiétudes et tentez de répondre aux questions suivantes. Cet exercice vous permettra d'identifier la véracité de chaque inquiétude, d'évaluer la probabilité qu'elle se réalise et d'en évaluer les impacts réels.

Qu'est-ce que je crains ? Quels sont les faits qui alimentent cette inquiétude ? Quels sont ceux qui ne la supportent pas ? Quel est le pire qui puisse arriver ?
Quelle est la probabilité que cela se réalise?
Si ce que je crains survient, quelles seront les conséquences pour moi, pour mon avenir ? Dans quelle mesure ces conséquences seraient-elles tolérables ?
Ai-je déjà vécu une situation semblable, ou d'autres l'ont-ils déjà vécue ? Qu'est-il arrivé ?
Comment pourrais-je envisager cette situation dans un an ? dans cinq ans ?
Les inquiétudes peuvent miner votre capacité de profiter du moment présent. Tentez de vous concentrer sur le processus et non uniquement sur le but que vous voulez atteindre. Parfois, une tendance à ne regarder que le but amène à vous sentir submergé, submergée devant l'ampleur du travail à réaliser (ex. : « je n'aurai pas assez de temps ! ») et génère des doutes (« est-ce que je vais y arriver ? »). Orienter votre attention sur le processus et les étapes pour atteindre votre but éveille des questions plus stimulantes :
Que dois-je faire maintenant pour augmenter mes chances de réussite ?
Dois-je débuter par ceci ou cela ?
Quelles ressources puis-je solliciter pour m'aider ?



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Faites preuve d'indulgence envers vous-même

Avez-vous tendance à entretenir des exigences élevées et rigides ?
Vous comparez-vous beaucoup aux autres ?
Est-ce que vos objectifs vous paralysent, davantage qu'ils ne vous stimulent ?
Ressentez-vous souvent de l'insatisfaction, même lorsque vous réussissez bien ?
Avez-vous de la difficulté à vous donner le droit de faire des erreurs ?
Il n'est pas possible de vous démarquer des autres de façon constante à l'université et, pour cette raison, il est souvent plus avantageux de se comparer... à soi. Il n'y a rien de mal à l'ambition, mais des exigences trop élevées risquent de vous décourager et de vous paralyser davantage que de vous stimuler. Certains facteurs sont hors de votre contrôle ; ainsi, vous pourriez vraiment faire de votre mieux et être quand même insatisfait ou insatisfaite. Vous aurez alors tendance à penser que ce que vous avez fait n'était pas suffisant, à vous déprécier, tout en redoublant d'efforts, pour atteindre... la perfection ? Cette attitude est souvent caractéristique des étudiantes et étudiants perfectionnistes (lien perfectionnisme). Ceux-ci sont d'éternels insatisfaits qui maintiennent des doutes sur leurs capacités, malgré une multitude de faits qui démontrent leur valeur comme personnes ou futurs professionnels. Pour assouplir un peu vos attentes et vos exigences :

  • trouvez-vous des objectifs qui dépendent le plus possible de vous. Se fixer des buts plus modestes permet souvent de les atteindre plus aisément ou même, de les dépasser (ce qui augmente la confiance en soi au lieu de la diminuer). La norme ne doit pas être fixée à l'extérieur de soi, mais à partir de soi ;
  • évaluez ce que vous imposer toutes ces exigences vous apporte et identifiez les inconvénients que cela vous cause (ex. : épuisement, perte du plaisir d'étudier) ;
  • au delà d'un certain seuil, les efforts fournis vous nuisent plus qu'ils ne vous aident (ex. : arrêtez l'étude d'un examen bien préparé, plutôt que de vous rassurer en vérifiant sans cesse jusqu'à la dernière minute) ;
  • n'oubliez pas : pas d'essai, pas d'erreur et pas d'erreur, pas d'apprentissage ;
  • et puis, qu'arriverait-il si vous abaissiez un peu vos normes, vos critères ? En quoi est-ce si grave si quelqu'un est meilleur que vous dans un domaine ?
Conclusion

Le contrôle de l'anxiété et du stress passe par le contrôle de nos perceptions face à nous-mêmes et face aux évènements. Agissez lorsque vos pensées et vos attitudes provoquent de l'anxiété et des émotions négatives : vous en sortirez gagnant, gagnante... et souvent plus calme !



Rédigé par :


Dominique Dubé, psychologue
Véronique Mimeault, psychologue
 
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La gestion du temps
 
Les difficultés de gestion du temps sont un motif fréquent de consultation au Centre d'aide aux étudiants. Les études universitaires requièrent certains ajustements pour réussir, entre autres quant au degré d'autonomie et de discipline personnelle. Gérer le temps à consacrer au travail personnel en dehors des heures de cours est souvent ce qui constitue le plus grand défi ! D'autant plus que plusieurs étudiantes et étudiants sont aussi engagés dans d'autres responsabilités (ex. : emploi rémunéré).


Vous outiller

« Je me fais un horaire, mais je ne le respecte pas »

Des objectifs d'étude pour vous structurer dans le temps

Établir vos priorités !

Soyez stratégique !

À l'attaque... des chronophages !

Quelques petites règles dont il ne faut pas trop vous éloigner...

« Fin de session : par quoi je commence ? »



Vous outiller

Essayer de mémoriser toutes les tâches à faire dans une vie universitaire bien remplie occasionne tôt ou tard des erreurs de planification et des oublis. Une bonne utilisation des outils de gestion du temps vous permettra de sauver beaucoup d'énergie et de vous sentir plus en contrôle des événements. Dès le début de la session, utilisez un calendrier pour vous fournir une vue d'ensemble de la session. L'agenda, la grille horaire et les listes de choses à faire vous seront utiles dans l'organisation des tâches de votre quotidien.


 
 


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« Je me fais un horaire, mais je ne le respecte pas... »

Une gestion du temps fonctionnelle doit être basée sur le respect de votre rythme personnel. Si bien utiliser votre temps est un problème pour vous, il est possible que vous ne sachiez pas exactement où il file ! Pour vous améliorer, il peut être utile de commencer par savoir où vous en êtes... Vous devez savoir quoi planifier, mais aussi bien connaître et comprendre ce qui est efficace pour vous. Vous pouvez consulter le guide en format pdf La concentration et la gestion du temps pour plus de détails sur la façon de recueillir ces informations et la manière de les utiliser pour faire une planification réaliste. Votre façon de fonctionner et vos besoins diffèrent de ceux de vos amis et amies. Vous bâtir une gestion du temps rigide ou trop idéale mène souvent au découragement, à la culpabilité et malheureusement, à finalement laisser tomber toute idée de planification au bout de quelques semaines...



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Des objectifs d'étude pour vous structurer dans le temps
 
Vous fixer des objectifs vous aide à bien répartir vos efforts dans le temps, à soutenir votre motivation et à être moins dépendant ou dépendante de vos humeurs pour vous mettre à la tâche. À long terme, vous arranger au jour le jour et « éteindre des feux » peut nuire à vos apprentissages. De bons objectifs possèdent les caractéristiques suivantes :
  • spécifiques : savoir quelle tâche sera effectuée précisément ;
  • mesurables : il devrait être possible de savoir à quel moment l'objectif est atteint (important pour le sentiment d'efficacité personnelle) ;
  • orientés dans le temps : déterminer quand la tâche sera effectuée et complétée (se fixer une échéance, mais avec une marge de manoeuvre) ;
  • acceptables : être fixés par vous et dépendre de vous ;
  •  réalistes : il est préférable de viser moins haut et d'atteindre vos objectifs que de viser trop haut et de vivre un insuccès.
Il importe aussi de prévoir des moments pour vérifier où en est l'atteinte de vos objectifs (ex. : le dimanche soir ou avant de débuter une autre semaine ; le soir, après votre journée et le matin, avant d'amorcer votre journée). Des imprévus peuvent survenir ; il est impossible de tout planifier et une fois pour toutes. Certains obstacles peuvent nuire au respect des objectifs fixés, dont la tendance à remettre au lendemain, un manque de motivation ou un niveau de stress trop élevé (Voir aussi les textes La procrastination, La baisse de motivation ainsi que la section au sujet du stress et de l'anxiété).


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Établir vos priorités !
 
Comment faire une liste de priorités ?

A = URGENT ET IMPORTANT (doit être fait cette semaine)
B = URGENT (peut attendre à la semaine suivante)
C = IMPORTANT (à faire prochainement)
 
  1. Faire en premier les A. On a tendance à faire les C en premier car ces tâches provoquent moins d'anxiété (ex. : faire le ménage de son bureau).
  2. Diviser la tâche qui nous cause le plus de stress (souvent celle qui est la plus prioritaire).
Une liste efficace indique le degré de priorité de ce qui est à effectuer et comporte des objectifs précis et réalisables.

Exemple d'une liste hebdomadaire de priorités
 
Mauvaise liste
Bonne liste 
faire mes problèmes de stats
faire mon rapport de labo
faire mes lectures
aller à la banque
appeler Lucie
acheter carte de fête pour maman
faire le lavage
(A) faire problèmes de stats chap. 2, p. 10 à 20, les 3 premiers numéros
(A) compléter les exercices de labo
(A) survol du chap. 3 en physique
(B) lecture des notes du dernier cours en chimie
(B) aller à la banque
(B) acheter carte de fête pour maman
(C) choisir un sujet pour le travail en économie
(C) faire le lavage
(C) appeler Lucie


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Soyez stratégique !
 
Il n'est pas toujours possible d'arriver à tout faire ce qui est exigé dans chacun de vos cours. Vous devez ainsi user de stratégie pour rentabiliser votre temps, sans vous pénaliser dans la réussite de vos cours. Voici quelques exemples :
  • faites les activités intellectuelles aux périodes où vous êtes le plus efficace (énergie et concentration à leur meilleur) ;
  • alternez les tâches (en fonction de leur degré de complexité et de votre intérêt) ;
  • combinez certaines activités (ex. : lire dans un café, réviser dans l'autobus) ;
  • rapprochez l'étude d'une matière du cours concerné ;
  • commencez par étudier les parties de matière les plus prioritaires ou incomprises.


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À l'attaque... des chronophages !
 
Essayez d'éliminer l'influence de « grugeurs de temps » sur lesquels vous pouvez exercer un contrôle :
  • les interruptions (ex. : téléphone, bavardage) ;
  • une classification inefficace (ex. : bonne organisation, cartables) ;
  • demandes non urgentes de l'entourage (ex. : difficulté à dire non) ;
  • les pertes de temps (ex. : Internet, zappage à la télévision) ;
  • les déplacements inutiles (ex. : minimiser les allers-retours) ;
  • une mauvaise stratégie d'étude (ex. : mauvaise concentration).


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Quelques petites règles dont il ne faut pas trop vous éloigner...
  • Pour les études universitaires, calculer un minimum d'une heure de travail personnel (idéalement deux) pour chaque heure de cours. Évidemment, certains cours vous demanderont moins de temps, d'autres plus.
  • Tentez de vous limiter à 10 heures de travail scolaire par jour (étude et cours inclus). Ceci afin de favoriser votre concentration et votre motivation pour les journées subséquentes.
  • Visez un maximum de cinq heures à travailler à une même tâche, pour une même matière, dans une même journée.
  • Ne pas vous surcharger de travail pour une période entre deux cours ou précédant le coucher.
  • Gardez-vous une période de 24 heures dans la semaine sans aucune activité scolaire.
  • Si possible, limitez à 10 à 15 heures par semaine le temps consacré à un travail rémunéré si vous êtes aux études à temps plein.
  • Les courtes séances d'étude permettent un meilleur apprentissage que les « marathons ».
  • Les pauses permettent de demeurer plus efficace.
  • Tenir compte de tous vos besoins (ex. : social, exercice, sommeil) vous assurera d'avoir de l'énergie pour fournir des efforts le moment venu.


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« Fin de session : par quoi je commence ? »

Vous vous sentez débordé ou débordée à l'approche des échéances, voire dépassé ou dépassée ? Vous avez accumulé beaucoup, beaucoup de retard ? Voici quelques façons de mieux vous en tirer.
  • Calmez-vous un instant et prenez le temps de vous faire un plan de match par écrit.
  • Assurez-vous de tenir compte de la pondération des tâches dans la répartition de votre temps (ex. : devoir qui exige du temps mais qui vaut seulement cinq points).
  • Laissez tomber tout ce que vous pouvez ou tout ce qui ne vous pénalisera pas, ou même, dans certains cas, abandonnez un cours pour lequel vos chances de réussite sont très incertaines.
  • Tentez de répartir votre étude selon vos cours, plutôt que de bien approfondir la matière d'un cours et d'en négliger un autre complètement.
  • Fixez-vous un temps limite à passer sur chacun de vos cours. Faites un survol et assurez-vous de commencer par l'étude des notions incomprises ou plus importantes.
  • N'exigez pas de vous-même de produire la même qualité que si vous aviez tout votre temps.
  • Restreignez votre étude principalement à vos notes de cours (ce qui a été vu en classe).
  • Ne vous laissez pas démotiver en cours de route par de mauvais résultats.
  • Assurez-vous de ne pas trop couper dans votre sommeil et votre alimentation.
  • Évitez les personnes qui vous démotivent et recherchez celles qui vous motivent.
  • Offrez-vous des récompenses pour vous encourager pendant et après l'effort.
  • Sachez reconnaître si vous avez besoin d'aide.
 
Rédigé par:
 
Véronique Mimeault, psychologue


28/05/2013
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