Quels troubles peut-on traiter avec le neurofeedback ?

 

CTAH

 

pour le Neurofeedback

2/04/2013
Auteur : Melle Hantouche

Dictionnaire > Psychiatrie générale

Quels troubles peut-on traiter avec le neurofeedback ?
Toute personne, quel que soit son âge à partir de trois ans, peut bénéficier sans restriction du NeuroFeedback. Nous savons aujourdʼhui que tout au long de notre vie, notre cerveau reste actif et plastique, et son fonctionnement peut sans cesse être optimisé notamment avec lʼaide du neuroFeedback. Voici une liste non-exhaustive des troubles dont traite couramment la littérature sur le NeuroFeedback (principe du NeurOptimal).

Chez lʼenfant


Le NeuroFeedback a été appliqué dans les troubles dʼapprentissage (dyslexie, dyspraxie..), les troubles de lʼattention et de la concentration, lʼhyperactivité, les troubles du comportement, les troubles du sommeil (énurésie, bruxisme, cauchemars, terreurs nocturnes), les tics, les troubles envahissants du développement (spectre de lʼautisme, syndrome dʼAsperger etc.).

Le TDAH: (Trouble du Déficit de lʼAttention avec Hyperactivité)


Le TDAH est une maladie complexe qui nʼa pas une cause unique. Il sʼagit dʼun trouble dʼorigine neurologique, lié à des anomalies de développement et de fonctionnement du cerveau.
Ainsi, les chercheurs ont observé que, chez les enfants ou les adultes atteints de TDAH, les zones cérébrales responsables de lʼattention, du sens de lʼorganisation et du contrôle des mouvements, sʼactivent de façon anormale ou ont une anatomie singulière. Par ailleurs, il semblerait que lʼhyperactivité chez les enfants résulte dʼune activité excessive des oscillations lentes (bandes de fréquence thêta) dans certaines régions du cerveau. Enfin, les chercheurs ont aussi noté un déséquilibre dans les taux neurotransmetteurs dans le cerveau, comme la dopamine et la noradrénaline.

En plus des médicaments, plusieurs approches non pharmacologiques sont testées pour aider les personnes atteintes de TDAH (Sonuga-Barke et al, 2013).

Les traitements actuels pour le TDAH seraient inefficaces ou incomplets pour 33% des enfants présentant ce trouble. Lʼun des traitements les plus prometteurs serait le Neurofeedback.

Un résumé de plusieurs études randomisées menées depuis 2010 révèle des résultats encourageants quant à lʼutilisation du Neurofeedback pour traiter le TDAH (Lʼampleur de lʼeffet observé est de : 0.40 (pour toutes les mesures), 0.42 (mesures du TDAH), 0.56 (inattention), and 0.54 (hyperactivité/ impulsivité). Cependant ces résultats nʼont pu être observés dans certaines études menées en aveugle, avec un faible échantillon, ce qui serait du aux limites méthodologiques (Lofthouse et al).

Une méta-analyse a comparé lʼefficacité de 7 types dʼinterventions non pharmacalogiques pour traiter le TDAH (Hodgson). Parmi ces 7 approches, les résultats se basant sur 14 études, montrent une meilleure efficacité pour la thérapie comportementale et le Neurofeedback.

Chez lʼadulte


Les troubles des fonctions cognitives (trouble de la concentration, trouble de lʼattention, perte de mémoire), les troubles anxieux (anxiété généralisée, attaques de panique, spasmophilie, phobies, TOC, stress post-traumatique), les troubles de lʼhumeur, les addictions (alcoolisme, toxicomanie, jeux pathologique etc.), les troubles du comportement alimentaire (anorexie/boulimie), lʼinsomnie, les douleurs chroniques, la fatigue chronique, les acouphènes, les migraines, le bruxisme.

Lʼanxiété


Une revue de la littérature sur les publications récentes en neurosciences (Hammond), montre des résultats prometteurs quand à lʼutilisation du Neurofeedback car il permet de réguler les dysfonctionnements au niveau des ondes cérébrales. Les résultats des études montrent aussi que les effets secondaires sont minimes et moins invasifs que dʼautres types de traitements.

Lʼanxiété implique souvent une sur-activation du système nerveux sympathique. Le Neurofeedback aide à diminuer la réactivité psychophysiologique et à activer le système opposant (le système nerveux parasympathique).Le Neurofeedback va donc aider à diminuer le niveau dʼexcitabilité qui est élevé chez les patients anxieux à travers un contrôle de lʼactivité cérébrale. Ce contrôle aide les patients à devenir plus résilients face au stress et aux situations anxiogènes.

Au Centre de Neurofeedback de Montréal, on a observé que la majorité des patients pris en charge améliorent leurs habiletés à contrôler leur anxiété. « Après la fin de la thérapie (20 à 40 séances au moins), les patients nʼont plus besoin de faire des efforts pour contrôler leur anxiété et leur panique, et ils se trouvent dans un état plus relaxé et plus approprié à un état de haute performance pouvant être bénéfique dans dʼautres domaines ».

La dépression


Lʼétude récente de Keedwell portant sur des patients présentant un trouble de lʼhumeur, montre que lʼutilisation de nouvelles techniques comme le Neurofeedback améliore les circuits dysfonctionnels au niveau de lʼactivité cérébrale, et modulent les circuits des émotions et de la motivation.

Dans une autre étude (Saxby) expérimentale portant sur 14 patients présentant un abus dʼalcool avec des symptômes dépressifs, les patients ont suivit des séances de 20 à 40 minutes de Neurofeedback. A la fin du programme, les résultats au questionnaire Millon Clinical Multiaxial Inventory-III (MCMI-III) montrent un nombre significatif de réduction dans les réponses cochées « oui » pour divers troubles : troubles de la personnalité (borderline, évitante, dépendante, schizoïde…), lʼanxiété, les somatisations, la dysthymie, lʼhypomanie, lʼabus dʼalcool, les pensées psychotiques, les dépressions psychotiques. Aussi les résultats sur lʼéchelle de dépression de Beck (Inventaire de Dépression de Beck) montrent une baisse aux résultats.

La régulation émotionnelle dépend du système cortico-limbique qui joue un rôle important dans lʼétiopathogénie psychiatrique, en particulier dans les troubles anxieux et dépressifs. Cependant la psychiatrie traditionnelle sʼest focalisée sur les symptômes en mettant de coté lʼaspect neurophysiologique.

Micoulaud-Franchi et al rapportent quʼil serait possible de concevoir de nouvelles stratégies thérapeutiques et de recherche pour adresser directement le processus neurophysiologique de la régulation émotionnelle en intégrant lʼactivité neuro-fonctionnelle du sujet. Ceci est possible avec le Neurofeedback, qui ouvre de nouvelles perspectives pour les soins.

Dʼautres indications pour le neurofeedback


Le NeuroFeedback peut également être appliqué chez la personne âgée : les troubles de mémoire, la maladie dʼAlzheimer et les démences rares apparentées, la maladie de Parkinson.
Il est capable dʼaméliorer les performances intellectuelles : lʼattention, la capacité de concentration, la mémoire, la flexibilité mentale.

Pour les sportifs de haut niveau : NeurOptimal est utilisé comme technique de développement personnel par une gymnastique saine du cerveau, et permet une meilleure gestion du stress, lʼamélioration des performances, lʼamélioration de la concentration, lʼatténuation des douleurs physiques.

Références

  • Lofthouse N, Arnold LE, Hurt E. (Oct 2012). Current status of neurofeedback for attention-deficit/hyperactivity disorder. Curr Psychiatry Rep,14(5):536-42.
  • Hodgson K., Hutchinson AD., Denson L. (May 2012). Nonpharmacological Treatments for ADHD: A Meta-Analytic Review. J. Atten Disord.
  • Sonuga-Barke EJ and European ADHD Guidelines Group. Nonpharmacological Interventions for ADHD: Systematic Review and Meta-Analyses of Randomized Controlled Trials of Dietary and Psychological Treatments. Am J Psychiatry. 2013;170(3):275-89.
  • Hammond, D. C. (2005). Neurofeedback with anxiety and affective disorders. Child & Adolescent Psychiatric Clinics of North America, 14(1), 105-123.
  • Keedwell PA., Linden DE. (2013). Integrative neuroimaging in mood disorders. Curr Opin Psychiatry, 26(1):27-32.
  • Saxby E., Peniston EG. (1995). Alpha-theta brainwave neurofeedback training: an effective treatment for male and female alcoholics with depressive symptoms. J Clin Psychol, 51(5):685-93.
  • Micoulaud-Franchi JA., Fakra E., Cermolacce M., Vion-Dury J. (2012). Towards a new approach of neurophysiology in clinical psychiatry: functional magnetic resonance imaging neurofeedback applied to emotional dysfunctions. Neurophysiol Clin, 42(3):79-94.

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Définition du neurofeedback

2/04/2013
Auteur : Melle Hantouche

Dictionnaire > Psychiatrie générale

Le neuroFeedback une méthode qui aide le cerveau à se réorganiser à un niveau de base, qui est le niveau physico-chimique des connexions entre neurones.
Le NeuroFeedback aide le cerveau à sʼauto-réguler permettant ainsi au sujet de retrouver un fonctionnement harmonieux et optimum. Chaque fois que le cerveau est impliqué dans un problème fonctionnel, le Neurofeedback peut aider à y remédier. On pourrait parler de “fitness” mentale, à travers lequel le cerveau apprend à mieux gérer lʼattention, lʼexcitabilité et les états émotionnels.

Lʼactivité de notre cerveau est réalisée grâce aux neurones : les neurones excitateurs et les neurones inhibiteurs. Ces neurones qui jouent le rôle dʼaccélérateur et de frein, interagissent et communiquent entre eux. Cette communication ne doit être ni trop faible, ni trop importante. Elle doit être régulée comme les autres systèmes de notre corps. En effet, le système nerveux fonctionne au mieux lorsquʼil existe un certain équilibre entre ces deux catégories de neurones (homéostasie).
Une régulation défaillante peut provoquer un dysfonctionnement aboutissant à un inconfort dans sa vie.

Le Neurofeedback est indiqué pour les problèmes de dysrégulation du cerveau.
Ceux-ci sont nombreux. Ils incluent le spectre de lʼanxiété et de la dépression, les troubles de lʼattention, les troubles de comportement, les troubles du sommeil, le stress post-traumatique, les perturbations émotionnelles. Il est aussi utile pour les problèmes organiques du cerveau, tels que les crises dʼépilepsie, le spectre de lʼautisme et la paralysie cérébrale.

Quʼest-ce que le Neurofeedback ?


Cʼest une approche découverte dans les années 60 aux Etats-Unis qui aide le cerveau à mieux se réguler grâce à sa plasticité naturelle (cʼest la capacité du cerveau à former de nouvelles connexions neuronales en réponse à de nouvelles informations, à la stimulation sensorielle. Les modifications, si elles sont suffisamment répétées, peuvent être mémorisées à long terme).

Le Neurofeedback consiste en un apprentissage, ou plutôt une information donnée au cerveau pour quʼil apprenne lui-même à changer pour mieux fonctionner. Cʼest une approche 100 % naturelle, non invasive et sans effets secondaires.

Au moyen de capteurs placés sur le crâne, le système analyse lʼactivité électrique du cerveau et lui renvoie ensuite des informations sur son propre fonctionnement. Cʼest cette notion de retour dʼinformation quʼexprime le terme de feedback. Le cerveau, alerté sur son activité, se réorganise et ses capacités dʼautoréparation et dʼautorégulation sont améliorées. Des changements positifs surviennent alors, dʼordre psychique ou physique.

Quʼest ce que NeurOptimal ?


Cʼest Valdeane Brown et Sue Brown qui vont créer et mettre au point le Neurofeedback de seconde génération, ou Neurofeedback Dynamique, dont neurOptimal est la forme la plus achevée à ce jour. Sur le plan scientifique, ils utilisent les travaux du Dr Herbert Benson et son équipe de lʼEcole Médicale de Harvard sur la réponse de relaxation, ceux du Prix Nobel Dennis Gabor, en particulier sur les calculateurs analogiques non-linéaires (que lʼon appellera plus tard les réseaux neuronaux), et dans une moindre mesure les travaux de Ken Wilber.William Ross Ashby, lʼun des pères de la cybernétique a également sa part dans cette conception de la génération de Neurofeedback la plus récente.

NeurOptimal est une méthode récente et particulière de Neurofeedback. cʼest celle que nous utilisons au CTAH. Elle se distingue essentiellement par le fait quʼelle ne sʼintéresse quʼà la variabilité du cerveau, cʼest-à-dire aux caractéristiques de ses fluctuations, alors que les autres méthodes détectent des écarts de niveaux par rapport à un cerveau « standard ».

Le traitement par NeuroFeedback

 

Déroulement dʼune séance de neurofeedback


La séance de Neurofeedback avec NeurOptimal dure environ 35 minutes et chaque séance est précédée dʼun entretien avec le psychologue clinicien.

Lors de la séance, le patient est confortablement installé ou allongé dans un fauteuil, et il écoute de la musique. Il nʼa aucun effort à faire en écoutant la musique car lʼapprentissage se fait inconsciemment. Lʼidéal est même de se laisser aller, renoncer à toute maitrise de soi. On peut même somnoler ou sʼendormir. Plus le cerveau est au repos, moins il y a dʼactivité et mieux cʼest car les processus conscients sont lents et ne font que retarder lʼapprentissage du cerveau.

Des capteurs posés vont être posés sur le crâne du patient et permettent au système de mesurer lʼactivité électrique du cerveau (lʼenregistrement EEG est indolore et non agressif). Les variations dʼintensité sont analysées, et ce sont celles qui dépassent certains seuils qui vont déclencher lʼinterruption de la musique. Cette micro-interruption est tellement courte que lʼesprit conscient (beaucoup plus lent que lʼinconscient) nʼa pas le temps de la percevoir. Et cʼest cette interruption qui constitue le feedback et qui incite le cerveau à se réorganiser.

Le cerveau réagit à cette interruption, car il y a absence de son alors quʼil sʼattendait à un flux continu. Le cerveau détecte donc quelque chose dʼinattendu, différent de ce quʼil attendait, ce qui le surprend. Il va alors traiter cet événement et lʼévaluer comme étant sans danger. Comme il y a absence de danger, le cerveau peut revenir au moment présent, dans un environnement sans menace, et la réponse de relaxation peut avoir lieu.

Ainsi, Le programme NeurOptimal constitue un entraînement à produire et à maintenir la "Réponse de relaxation" (étudiée par le Dr Herbert Benson et son équipe à lʼEcole Médicale de Harvard). Celle-ci consiste à réduire lʼétat dʼinconfort et donc de minimiser les dépenses dʼénergie (car créer de lʼinconfort dépense de lʼénergie). Le cerveau détecte une différence et sait que lʼinconfort est moindre. Il mémorise cette nouvelle organisation. Ainsi, le cerveau est plus à même de sʼautoréguler.

Fréquence des séances


Il est recommandé de faire deux séances par semaine. Il est possible de faire une séance par semaine, mais lʼapprentissage risque dʼêtre plus long.

Idéalement, chaque séance de NeuroFeedback doit être suivie dʼune bonne nuit de sommeil afin de consolider lʼapprentissage, et quelques jours entre chaque séance laissent le temps au cerveau de bien réorganiser son fonctionnement.

Le nombre de séances ne peut être estimé à lʼavance car chaque cerveau apprend différemment. Les études montrent que les premiers effets bénéfiques apparaissent souvent après 5 ou 6 séances et il est souhaitable de poursuivre lʼentraînement durant 10 à 30 séances selon les objectifs que lʼon sʼest fixé.

Les praticiens aux Etats-Unis et en Europe rapportent un taux de satisfaction de 80%.

Quand arrêter ?


Cʼest à la personne de dire si et quand elle est satisfaite des changements. Cependant, il est conseillé de poursuivre les séances au-delà du point de satisfaction (« séances piqures de rappel ») pour que les changements soient mieux mémorisés à long terme, et soient plus durables. Les progrès sont ensuite définitivement acquis.

Aussi, quelques séances complémentaires peuvent toutefois sʼavérer utiles ultérieurement pour palier une cause de stress exceptionnelle.

Effets secondaires


De très rares cas de maux de tête sont rapportés après la séance. Il sʼagit dʼune méthode non invasive et il nʼy a pas dʼeffets secondaires à long terme rapportés par le Neurofeedback afin de normaliser lʼactivité cérébrale.

Il peut y avoir certaines difficultés lorsquʼil faut diminuer la médicamentation au cours de lʼentraînement.

Conclusion


En quelques mots, 4 étapes :
  • 1) Dès que NeurOptimal détecte un excès dʼamplitude dʼonde, il effectue une micro-interruption de la musique.
  • 2) Lʼinconscient abandonne alors ce quʼil faisait (lʼamplitude excessive) pour se focaliser sur cette modification dʼenvironnement sonore.
  • 3) Ce détournement dʼattention est un changement dʼactivité qui redonne au cerveau son amplitude normale.
  • 4) Le cerveau se réorganise alors naturellement en fonction de ce nouvel apprentissage.


Cʼest une méthode qui aide le cerveau à se réorganiser à un niveau de base, qui est le niveau physico-chimique des connexions entre neurones. Ainsi NeurOptimal utilise et dynamise le principe dʼhoméostasie (ou équilibre sympathique du corps), qui est la capacité à conserver son équilibre et son fonctionnement, malgré les contraintes extérieures.

Références

 

  • Corinne Fournier. Le Neurofeedback Dynamique : La Méthode NeurOptimal. Ed Dangles, 2011

ààEvans, J.R., and Abarbanel, A. An introduction to quantitative EEG and Neurofeedback. Academic Press: San Diego, 1999.

  • Steinberg, Mark, and Othmer, S. ADD: The 20-Hour Solution. Robert Reed Publishers: Bandon OR, 2004.
  • Hammond, Corydon D. "Neurofeedback Treatment of Depression and Anxiety." Journal of Adult Development, Vol 12, 2/3, 2005
  • Trudeau, David L. "EEG Biofeedback for Addictive Disorders -- The State of the Art in 2004." Journal of Adult Development, Vol 12, 2/3, 2005.
  • Vernon, D. (2005). Can neurofeedback training enhance performance? An evaluation of the evidence with implications for future research. Applied Psychophysiology and Biofeedback, 30(4), 347-364.
  • Hill PhD, Robert W. and Eduardo MD, C. Healing Young Brains: The Neurofeedback Solution. Hampton Roads Publishing; 1 edition (2009).
  • Robbins, Jim "A Symphony in the Brain -- The Evolution of the New Brainwave Biofeedback." Grove Atlantic 1st Edition 2000; 2nd Edition 200

 

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10/05/2013
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