Colère ou pas colère (définition)

 

 

Colère ou pas colère (définition)

1/01/2009

Bipo / Cyclo > Bipolarité infanto-juvénile > Colère : crises et émotions fortes

La colère est quelque chose de complexe que tout le monde expérimente. Mais quʼest-ce que cʼest ?

Généralement, face à cette émotion si intense, nous restons confus. Elle provoque de la confusion car elle est généralement perçue comme un comportement violent. Souvent, elle est confondue avec la violence, l’agression, la méchanceté, la cruauté. Il est important de faire la distinction entre les réponses comportementales que nous avons quand nous sommes en colère et la colère que nous ressentons. Ce sont deux choses différentes. La colère n’est pas un comportement mais une émotion !

Souvent associée à des réponses comportementales, pour la majorité négatives, la colère continue d’être mal comprise pour les raisons décrites ci-dessous :
  • Mauvaise étiquette
Il y a donc une confusion entre l’émotion et le comportement lié à cette émotion. On met sous le mot ˮcolèreˮ des  comportements qu’un sentiment provoque.
Exemple : on dit ˮce garçon est tellement colériqueˮ au-lieu de  ˮil se conduit avec violence, méchanceté, quand il est en colèreˮ
  • Employer des termes plus doux pour désigner d’autres émotions qui seraient perçues comme peut-être moins intenses, moins dangereuses et moins négatives
Exemple : ˮje suis un peu irrité ou frustréˮ au-lieu de ˮje suis très en colère en ce momentˮ
  • Masque à d’autres émotions considérées comme inacceptables
Il est important de se demander ce qu’il y a derrière la colère. Certaines personnes utilisent la colère comme leur seul mode d’expression émotionnelle. Quand ils ressentent certaines émotions inconfortables comme celle citées ci-dessous, leur expérience intérieure est unique : la colère.

La forêt des émotions qui se cache derrière l’arbre ˮcolèreˮ est :
  • Le Sentiment d’être blessé
  • L’anxiété
  • La honte
  • L’embarras
  • La tristesse
  • La peur
  • La déception
  • La culpabilité
  • La frustration
  • L’inadéquation
L’expérience de la colère peut être problématique quand elle est présentée au monde comme une couverture de la souffrance, de la tristesse, des blessures, et d’autres émotions, ce qui augmente la confusion liée normalement à cette émotion.
Il est vrai que dans notre société, on apprend, notamment aux garçons, que ce n’est pas bon de ressentir de la tristesse, d’avoir peur, ou d’être inquiet. Ainsi, la colère est développée comme un moyen de gérer ses différentes difficultés  émotionnelles.

Ainsi, la colère peut servir de masques à d’autres émotions. En revanche,  elle peut, elle aussi être masquées par d’autres émotions. Les différents visages de la colère sont généralement des émotions plus acceptées socialement, plus ˮpermisesˮ, plus valorisées et plus appropriées.
Exemple d’une émotion qui cache la colère : ˮje suis très blessée et déçue par la situationˮ au-lieu de ˮje suis très en colère, suite à ce qui s’est passéˮ. Beaucoup auraient appris, directement et indirectement, depuis leur plus tendre enfance que la colère n’étaient pas une émotion valorisante.  Au-lieu de communiquer directement l’émotion de la colère, elles ont appris à exprimer leur colère indirectement en pleurant, en étant déprimé, ou en étant anxieuse.

Quʼest-ce que la colère ?

C’est est un signal émotionnel de quelque chose qui ne tourne pas rond et qui a besoin d’être clarifié.
Comme toutes les émotions, la colère n’est ni bonne ni mauvaise en soi ! Votre copain de classe sirote son coca en rigolant avec les autre copains et ne vous regarde pas. Si vous êtes en colère, c’est le signal que ça vous dérange d’être ignoré par votre ami. La colère est un signal de quelque chose qui ne va pas. Il implique de faire quelque chose pour changer la situation qui ne vous convient pas.

La colère est une émotion qui peut nous aider à gérer notre vie sainement et efficacement. La colère peut être une indication sur nos droits qui sont violés ou sur nos besoins et nos demandes qui n’ont pas été satisfaits. Quand on perçoit la colère, on peut décider de réagir d’une certaine façon qui respecte nos limites, protégeant ainsi nos droits en tant qu’individu et évitant la violation de notre personne. La colère est nécessaire pour vivre, elle nous procure de l’énergie, de la motivation et représente le fuel de notre survie, de notre changement et et de nos actions.

La colère devient toxique, pas saine et déséquilibrée quand elle n’est pas reconnue, expérimentée ou exprimées dans nos relations. Quand cela arrive, la colère se creuse provoquant une pression intérieure. Quand la pression devient trop grande, l’émotion bouillonne, monte, explose et devient hors de contrôle et sans clarté. Sans une expression directe de la colère, on ne se procure pas le soutien qui améliore nos relations. A la place, on fait du mal ou détruisons une relation en ne gérant pas ˮce qui doit être réparéˮ. La colère qui n’est pas bien adressée affectera notre corps, notre esprit, notre mental et toutes nos relations.







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23/04/2013
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