Hyperactivité

Hyperactivité

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Les symptômes d'hyperactivité coexistent souvent avec un déficit de l'attention. En effet, cette pathologie peut aussi être identifiée comme un trouble de l'attention dont la conséquence est un état d'hyperactivité : on parle de « trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité », TDAH, Trouble Déficitaire de l'Attention avec ou sans Hyperactivité, (en anglais Attention-deficit hyperactivity disorder, ADHD). Ce trouble comportemental est considéré comme un trouble dont l'origine est peut-être neurologique caractérisé par des états d'hyperactivité, des moments d'absence, des changements d'humeur, ainsi qu'un mauvais contrôle des impulsions et une grande tendance à être déconcentré.

Lorsque le TDAH est diagnostiqué, l'hyperactivité en est souvent le symptôme principal ou en tout cas le plus visible. Chez l'adulte, c'est souvent une forte distractibilite. Cependant, les symptômes de ce trouble psychique du a une carence de dopamine, un neurotransmetteur, ont de grandes chances de subsister jusqu'à l'âge adulte, mis à part les symptômes d'hyperactivité qui eux disparaissent parfois à l'adolescence. C'est pour cette raison que quelques médecins français considèrent qu'à partir du moment ou il n'y a plus aucun signe d'hyperactivité, le patient est guéri. Selon les statistiques, environ 30 à 70 % des enfants seraient diagnostiqués comme souffrant d'un TDAH ont des troubles déficitaires de l'attention (hyperactivité) à l'âge adulte.

Sommaire

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Garçons et Filles [modifier]

Selon une idée répandue mais néanmoins erronée, le TDAH serait plus répandue chez les garçons que chez les filles. Le TDAH touche différemment les deux sexes, mais avec la même fréquence. Les filles ont davantage de chances de conserver les troubles d'hyperactivité et de l'attention à l'age adulte. Les garçons souffrent plus souvent de troubles de l'attention et d'impulsivité, tandis que les filles sont plus souvent hyperactives. 85% des filles ayant des troubles d'attention sont hyperactives contre 60% des garçons. Cependant, seulement 20% des filles atteintes de ce trouble sont impulsives, tandis que 65% des garçons le sont.

Critiques du diagnostic d'hyperactivité et de TDAH [modifier]

A l'origine l'hyperactivité, lorsqu'elle n'était pas rattachable à une autre entité psychopathologique comme des troubles caractériels, abandonniques ou pré-psychotiques, était attribuée à des atteintes neurologiques - mêmes mineures - qu'on appelait MBD (minimal brain dysfunction) ou encore "désordre cérébral mineur". Les troubles résultaient d'un évènement traumatique repérable (anoxie de naissance, etc.) dont on pouvait légitimement penser qu'ils produiraient des séquelles neurologiques. La médication amphétaminique s'était révélée efficace pour ces cas, les autres approches psychothérapeutiques et comportementales restant de mise pour des troubles hyperkynétiques d'autres origines psychopathologiques. Aujourd'hui et pour certains, on a évacué l'exigence d'investiguer un trouble neurologique repérable mais on a gardé la batterie thérapeutique biologique. La question qui subsiste est qu'il est difficile de naturaliser un tel syndrome en le dégageant de références normatives sociales. Le problème éthique résultant d'une large distribution de médicaments psychotropes majeurs à des enfants, des adolescents et ceci sur une longue durée reste lui entier.

Rappelons aussi que la raison pour laquelle le TDAH est appelé "trouble", est que la théorie selon laquelle il résulte d'un désequilibre entre différentes hormones n'a pas été prouvé scientifiquement. Ce n'est donc pas une maladie au sens classique du terme.

La notion de trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité est une notion considérée comme transnosographique. Le trouble est retrouvé soit isolément, soit chez un enfant qui présente un trouble envahissant du développement, soit comme pathologie comorbide dans la dyslexie, le dysphasie et la dyspraxie.

Les psychostimulants sont une thérapeutique efficace, mais la prescription d'un médicament chez leur enfant peut légitimement interroger les parents. En dernier ressort, ce sont eux qui décident, bien évidemment. Si vous interrogez des parents dont l'enfant est bien suivi, et que le méthyl-phénidate est bien indiqué, vous vous apercevrez que ce sont des parents soulagés et des enfants qui ne sont plus en danger du fait de leur comportement ou de leur échec scolaire. Les parents qui ont arrêté le traitement, où qui ne l'ont pas commencé, et c'est une lapalissade, ...seront certainement contre.

La prescription en France est très encadrée; prescription initiale par un spécialiste hospitalier (pédiatre, psychiatre, neurologue), pour 28 j, sur une ordonnance sécurisée. Il n'y a pas de risque de dérive. Dans d'aures pays au système de soin aussi performant qu'en France, il y a plus d'enfants traités médicalement pour ce trouble. Trop là bas, trop peu ici ? Trop, trop peu, très, beaucoup, peu,... laissons les parents d'enfants qui présentent ce trouble le décider avec leur médecin, qui a la compétence pour les conseiller, et en qui ils ont confiance.

Pour les parents qui acceptent que leur enfant soit traité médicalement, il faut également savoir que des mesures d'accompagnement psychologique et éducatif, en parallèle au traitement, sont indispensables.

Liens avec l'alimentation ? [modifier]

Certains métaux lourds, comme le plomb, absorbés lors de l'alimentation sont soupçonnés de contribuer à l'hyperactivité et au manque de concentration chez l'enfant.[1]

Les colorants sont très utilisés dans l'alimentation des enfants. Certains se sont montrés capable d’exacerber l'hyperactivité d'enfants déjà hyperactifs[2]. Le benzoate de sodium pourrait aussi être un facteur d’hyperactivité, cette fois chez des enfants de la population générale et pas seulement chez des enfants déjà hyperactifs. Les chercheurs doivent encore vérifier s’il s’agit d’une synergie entre le benzoate de sodium et certains colorants, ou si c’est l’effet du seul benzoate de sodium[2].

Notes et références [modifier]

  1. Exposures to environmental toxicants and attention deficit hyperactivity disorder in U.S. children. Braun JM, Kahn RS, Froehlich T, Auinger P, Lanphear BP ; Environ. Health Perspect. 114 (12): 1904–9 (2006). PMID 17185283
  2. ab Food additives and hyperactive behaviour in 3-year-old and 8/9-year-old children in the community : A randomised, double-blinded, placebo-controlled trial Donna McCann, Angelina Barrett, Alison Cooper, Debbie Crumpler, Lindy Dalen, Kate Grimshaw, Elizabeth Kitchin, Kris Lok, Lucy Porteous, Emily Prince, Edmund Sonuga-Barke, John O Warner, Jim Stevenson, The Lancet, 07/09/2007, DOI:10.1016/S0140-6736(07)61306-3

Bibliographie [modifier]

  • sous la direction de Gérard Neyrand: "Faut-il avoir peur de nos enfants ? Politiques sécuritaires et enfance.", Ed.: La découverte, Coll.: Sur le vif, 2006 ISBN 9782707150097

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]



21/09/2007
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