La schizophrénie

 

La schizophrénie


La schizophrénie est un trouble mental grave et chronique. Les patients schizophrènes peuvent présenter des délires, hallucinations, un repli sur soi, ainsi que des symptômes de désorganisation de la pensée.

La schizophrénie se déclare généralement entre 15 et 30 ans et touche 1% de la population mondiale, indépendamment de l'ethnie, de la culture et de la classe sociale.

La schizophrénie peut évoluer de manière très différente d'une personne à l'autre tant dans ses manifestations que dans son développement sur la durée.

Les chiffres clés de la schizophrénie

En France, la schizophrénie touche environ 500 000 personnes soit 500.000 familles confrontées à la maladie.

 


Les réponses aux questions que vous vous posez sur la schizophrénie :

 


Conseils pratiques


Les traitements médicamenteux de la schizophrénie

Les traitements médicamenteux de la schizophrenie

Le traitement de la schizophrénie est prescrit par un médecin qui vous posera des questions d'ordre général et d'autres plus précises : sur la qualité de votre sommeil, sur votre appétit, sur vos préoccupations actuelles, ... Ces questions ont deux objectifs : vous aider à mieux repérer vos symptômes et permettre une meilleure adaptation de la prescription.

 Lire "Le traitement de la schizophrénie"

Enquête internationale sur la schizophrénie

Les aidants s'expriment dans le cadre d'une enquète internationale

"Keeping Care Complete" est la première enquête internationale à apporter un éclairage sur les expériences et les observations des aidants familiaux de personnes souffrant de troubles bipolaires, de schizophrénie ou de trouble schizo-affectif. Cette enquête élaborée par la Fédération mondiale pour la santé mentale et Eli Lilly and Company.

 Lire "Keeping Care Complete"

 

Comment se manifeste la schizophrénie ?


Les manifestations de la schizophrénie

Les manifestations de la schizophrénie peuvent varier d'une personne à l'autre. Nous en avons listé un certain nombre qui peuvent pour permettre de comprendre ce que vous ressentez ou ce que peut ressentir une personne souffrant de schizophrénie. N'hésitez pas à prendre conseil auprès de votre médecin ou des associations de patients souffrant de schizophrénie et de leur famille.

Une personne atteinte de schizophrénie peut :

  • Eprouver des difficultés à établir un contact avec son entourage
  • Etre envahie par des idées et des impressions étranges
  • Avoir l'impression d'entendre des voix qui, bien que n'existant pas réellement, font partie de sa réalité (injures, ordres)
  • Etre prisonnière de ses hallucinations et de son délire
  • Avoir une conscience de soi partiellement, voire totalement altérée

Sur le plan social :

  • Avoir la conviction que certains lui veulent du mal
  • Se replier sur elle-même et se comporter d'une façon bizarre ou imprévisible
  • Rencontrer assez souvent des tensions et problèmes à l'extérieur et à l'intérieur de la famille
  • Avoir des troubles du sommeil (veilles prolongées, levers tardifs)
  • Se désintéresser de nombreuses choses : habillement, ménage, toilette, gestion de ses biens

Sur le plan affectif :

  • Ne pas ressentir les choses comme avant
  • Avoir des réactions émotionnelles étranges et incongrues
  • Ressentir son entourage comme hostile

L'évolution de la schizophrénie est encore très variable selon les individus.

Ce qu'il faut retenir :

La schizophrénie se manifeste sous différentes formes : repli sur soi, hallucinations, délires. Sur le plan social, un patient schizophrène peut avoir la conviction que certaines personnes lui veulent du mal, se désintéresser de nombreuses choses... Les manifestations et les symptômes de la schizophrénie sont multiples et varient selon l'individu.

 

Quels sont les symptômes de la schizophrénie ?


La schizophrénie se caractérise par des signes et des symptômes. Trois types de symptômes sont couramment utilisés pour décrire la schizophrénie : les symptômes positifs, négatifs et de désorganisation.

En dialoguant avec le patient et sa famille, le médecin pourra identifier la présence ou non des symptômes de schizophrénie chez le patient et pourra faire un diagnostic. En effet, il n'existe pas d'examen biologique de type prise de sang permettant d'établir le diagnostic de la schizophrénie.

Les symptômes de schizophrénie dits positifs

Le délire est dans ce domaine le plus fréquemment cité, car le plus spectaculaire. Le patient accumule les idées sans lien avec la réalité. Un fort sentiment de persécution, une jalousie pathologique, la soudaine affirmation d'idées mystiques relèvent de cette dimension.

Les idées délirantes se nourrissent d'hallucinations, le plus souvent auditives (le malade entend des voix qui parlent de lui ou qui lui donnent des ordres) ou intrapsychiques (automatisme mental, sortes de voix intérieures). Les hallucinations visuelles, olfactives, gustatives, tactiles ou concernant des sensations corporelles internes ou psychiques se retrouvent parfois. Le langage des patients peut être enfin décousu et incohérent.

Les symptômes de schizophrénie dits négatifs

Ils sont par nature invalidants, en particulier du fait de leurs conséquences sur la vie sociale. Il s'agit le plus souvent d'un repli sur soi, d'une perte d'initiative et d'une moindre implication dans des activités traditionnelles. Les capacités à communiquer, à aller vers l'autre et à prendre du plaisir sont fortement altérées. Ces symptômes produisent de facto un isolement.

Les symptômes de schizophrénie dits de désorganisation

Il s'agit d'un processus interne désorganisant l'activité mentale du patient qui s'exprime par des troubles du cours de la pensée (arrêt brusque du discours), des troubles du langage, un déficit de la structure logique de la pensée, des troubles de la communication, une désharmonie émotionnelle (l'affect n'est plus concordant avec la pensée, la situation), une désharmonie du comportement et du mouvement. Des affects, des pensées et des comportements contradictoires peuvent s'exprimer au même moment.

Une personne atteinte de schizophrénie peut donc avoir une conscience de soi partiellement ou totalement altérée.

Ce qu'il faut retenir :

Trois types de symptômes et de signes caractérisent la schizophrénie : les symptômes positifs, négatifs et de désorganisation :

  • Les symptômes positifs regroupent les délires et hallucinations.
  • Les symptômes négatifs produisent un isolement social (repli sur soi, perte d'initiative...)
  • Les symptômes de désorganisation provoquent une conscience de soi partielle ou totalement altérée.

 

Hallucination, délire, et schizophrénie, de quoi parle-t-on ?


Les sentiments d'étrangeté, et ses différentes manifestations corporelles ou intellectuelles peuvent être évocateurs de troubles psychiques. Certains éléments de la réalité extérieure peuvent devenir difficiles à percevoir. Ces signes sont parfois multiples, parmi eux le fait d'entendre des bruits ou des voix que les autres n'entendent pas est un symptôme de trouble psychique.
Il s'agit de délire et d'hallucinations.

Hallucinations :

  • Hallucinations auditives
  • Hallucinations visuelles
  • Hallucinations olfactives (odeurs) et gustatives (goût)
  • Les hallucinations tactiles (toucher) et cénesthésiques (qui concernent les sensations corporelles internes)
  • Hallucinations psychiques

Délires :

  • Idée de persécution
  • Idée de grandeur
  • Idée d'influence
  • Idée de référence

Les hallucinations et la schizophrénie :

La définition de l'hallucination

Le dictionnaire indique que "L'hallucination est un trouble psychique dans lequel le sujet (la personne) a la conviction de percevoir un objet (voix, odeurs, personnes) alors que ce dernier n'existe pas réellement."

L'hallucination est la perception de choses qui n'existent pas dans la réalité extérieure (celle que l'on partage avec les autres).

Les différentes sortes d'hallucinations

Les hallucinations auditives peuvent être de simples sons ou des discours incessants. La personne qui les entend peut dialoguer avec ces voix, se tourner dans leur direction et leur demander d'arrêter. Elle peut tenter de s'en défendre de différentes façons : boules dans les oreilles, appareil radio ou walkman à fond...

Les hallucinations visuelles sont très diverses : ce sont des visions, des apparitions de lueurs, de taches colorées, de personnages ou de scènes plus ou moins animées parfois plaisantes ou très désagréables ; les images peuvent être de taille normale, géantes ou réduites ; elles sont parfois proches des images d'un rêve.

Les hallucinations olfactives (odeurs) et gustatives (goût) : elles sont moins précises que les autres types d'hallucinations auxquelles elles sont souvent associées. Elles sont habituellement pénibles (odeurs d'excréments).

Les hallucinations tactiles (toucher) et cénesthésiques (qui concernent les sensations corporelles internes) : des sensations de brûlures, de rayons, de fourmillement ; des impressions d'insectes grouillant sous la peau.

Les hallucinations psychiques : elles ressemblent à un langage qui parle à l'intérieur, une transmission de pensée, de télépathie, à des idées imposées. Ce sont des perceptions qui ne passent pas par les organes des sens. La personne qui ressent ces phénomènes les éprouve comme s'ils venaient d'ailleurs : on lui impose des images dans la tête, on l'oblige à voir des scènes de souvenirs ou de rêve.

Les délires et la schizophrénie :

La définition du délire

Le mot "délire" a plusieurs sens : celui de déraisonnable (c'est du délire !) ; celui d'agitation causée par les émotions, les passions, la fête ; Celui d'inspiration (un délire poétique). Le mot aurait ainsi quelque chose de sympathique.

Le Petit Larousse définit le délire comme "un trouble psychique caractérisé par des idées en opposition manifeste avec la réalité ou le bon sens et entraînant la conviction du sujet (ou de la personne)".

Mais toutes les idées en opposition avec la réalité ne sont pas des idées délirantes. Pour les soignants, l'idée délirante est une conviction à la fois absolue et fausse. Cette erreur de jugement ne peut être redressée par la persuasion : elle est pour le sujet plus véridique et plus importante que la réalité extérieure qui est désinvestie.

Les différentes sortes d'idées délirantes

Les idées de persécution : ce sont les idées délirantes les plus fréquentes. La personne a la conviction que l'on essaie de lui nuire physiquement (idées d'empoisonnement, d'agression par des moyens plus ou moins scientifiques ou fantastiques) et moralement ("on" l'insulte, "on" l'a dépossédée de sommes d'argent, "on" veut l'expulser de son appartement,...). Ces idées peuvent rester un sentiment vague ou devenir une certitude précise.

Les idées de grandeur : elles sont presque aussi fréquentes que les idées de persécution. Ce sont des idées d'énormité, de richesse, de filiation, de surestimation de ses capacités personnelles.

Les idées d'influence : dans le délire d'influence, la personne est convaincue d'être sous l'emprise d'une force étrangère. Elle croit être dirigée par une force extérieure. Tout ce qu'elle dit, écrit ou fait, lui est imposé par une puissance qui la domine. Ces forces étrangères peuvent être des rayons, des ondes ou agir par des voies paranormales.
La personne est entre autres convaincue :

  • que ses pensées sont dirigées de l'extérieur
  • que tout le monde connaît ses pensées les plus intimes

Les idées de référence : la personne est convaincue que les autres parlent d'elle, ou lui font signe, dans la rue, à la télévision ou ailleurs.

Ce qu'il faut retenir :

Les délires et hallucinations sont des troubles psychiques :

  • les hallucinations peuvent être auditives, olfactives, visuelles, tactiles ou psychiques.
  • les délires peuvent être des idées de persécution, de grandeur, d'influence, de référence.

 

Les facteurs de risques : quand et pourquoi la maladie survient-elle ?


schizophrénie : facteurs de risques

Les premiers symptômes de la schizophrénie peuvent survenir dès l'adolescence, cette période étant clé pour un dépistage précoce. Le diagnostic, du fait de la complexité de cette maladie, est difficile à poser au tout début. Il se passe en moyenne deux ans entre les premiers symptômes de schizophrénie et le moment où la maladie est identifiée comme telle.

Facteurs de vulnérabilité génétique et environnementale :

Les chercheurs ont cependant mis en évidence des facteurs de vulnérabilité génétique et environnementale qui, sur le plan épidémiologique, semblent jouer un rôle important dans le développement de cette pathologie.

Ces deux éléments réunis pourraient, en effet, favoriser la survenue de la maladie.
Cette hypothèse globale dite de "stress-vulnérabilité" montre que le risque de développer une schizophrénie serait plus important sur un "terrain" montrant une fragilité neuropsychologique d'origine génétique.

L'individu présenterait des modes de fonctionnement psychique pathologiques tels que :

  • une difficulté à fixer son attention
  • une altération de certains mécanismes de mémoire
  • une incapacité à se projeter dans l'avenir ou à percevoir les intentions de l'autre
Le risque de développer la maladie est de 10 % pour les frères et soeurs d'un patient souffrant de schizophrénie, contre 1% de la population générale. Et il est de 46 % pour un enfant dont les deux parents sont atteints par la maladie.

En addition à ces facteurs génétiques, des facteurs psychosociaux et biologiques peuvent participer au développement de la schizophrénie :

Facteurs psychosociaux :

Ces derniers peuvent se classer en deux catégories :

  • Les facteurs sociodémographiques sont nombreux et complexes. Etre isolé socialement et économiquement, avoir un nombre très réduit d'expériences professionnelles, être récemment immigré et par conséquent brutalement coupé de sa culture d'origine, peuvent apparaître comme des facteurs favorisant l'éclosion de la maladie. Il est a contrario légitime de penser qu'un entourage amical et compréhensif, faire par exemple partie d'une association sportive ou d'une amicale, peuvent être des facteurs retardant l'apparition des troubles.
  • Les facteurs de communication montrent que le fait de vivre au sein d'une famille exprimant intensément ses émotions pourrait accroître selon certains auteurs le risque de schizophrénie. De même, la survenue d'événements de vie stressants et un degré trop élevé d'exigences sociales pourraient y participer.
    Si les études épidémiologiques ne démontrent pas formellement la responsabilité réelle des facteurs psychosociaux, ces éléments semblent pourtant jouer un rôle effectif dans l'intensité de la maladie et par conséquent dans la qualité de vie du patient.

Facteurs biologiques :

Des agents infectieux, toxiques ou traumatiques ont été invoqués comme étant à l'origine de troubles schizophréniques, survenant de façon brutale chez l'adulte :

  • Les agents infectieux : il peut s'agir ici d'une grippe (cf. La pandémie de grippe espagnole de 1918 avait été suivie d'une augmentation importante de troubles faisant évoquer la schizophrénie).
  • Les agents toxiques : la prise de drogues (amphétamines, cannabis, alcool par exemple) chez les sujets fragiles, adolescents ou jeunes adultes, pourrait favoriser la survenue de la maladie.

    La question qui se pose est de savoir si ces facteurs biologiques sont directement responsables ou s'ils sont à considérer comme des "révélateurs" chez des personnes présentant une fragilité prédisposant à la maladie. Cette interrogation existe, par ailleurs, pour de nombreuses autres pathologies, et pas seulement dans le domaine de la santé mentale.
     
  • Les agents traumatiques : quelques pathologies cérébrales reproduisent en partie certains des symptômes typiques de la schizophrénie.

Ce qu'il faut retenir :

Une vulnérabilité génétique et environnementale pourrait jouer un rôle essentiel dans le développement de la schizophrénie. D'autres facteurs psychosociaux et biologiques peuvent également intervenir.

 

La schizophrénie, ça se soigne ?


Les personnes qui ont des hallucinations ou qui délirent ne pensent pas forcément à consulter un médecin. Les manifestations de la schizophrénie comme les hallucinations ou les délires sont souvent plus inquiétantes pour les proches que pour la personne qui souffre de ces symptômes. Ainsi, la personne souffrant de schizophrénie aura peu souvent l'idée de consulter un médecin pour lui en parler. Ce sont parfois les proches qui réagissent, inquiets des troubles du comportement ou des conduites bizarres qu'ils ne supportent plus : les familles, le médecin, les pompiers, la police peuvent intervenir.

La loi prévoit, lorsque les personnes ne peuvent donner leur consentement aux soins, des modalités d'hospitalisation sous contrainte. Toutes les personnes qui ont des hallucinations ou qui délirent ne sont pas hospitalisées. Certaines ne l'ont même jamais été. Il suffit parfois de consultations régulières chez un médecin pour bénéficier d'un traitement satisfaisant.

L'expérience montre qu'il est essentiel de repérer ses propres symptômes le plus tôt possible. Certaines personnes atteintes de schizophrénie ont réussi à identifier quelques signes annonciateurs, ce qui leur a alors permis de recourir à une aide précoce qui débouche sur une meilleure prise en charge.

Les abords thérapeutiques sont multiples :

Ils doivent être adaptés à votre personne et prendre en compte :

  • le stade d'évolution de votre maladie,
  • vos symptômes prédominants,
  • votre environnement,
  • votre milieu familial et social

Concrètement, vous pouvez bénéficier :

  • de l'aide de professionnels, de lieux d'accueil et de soins proches : quel que soit l'endroit où vous habitez, il existe près de chez vous un lieu de soins, une équipe prête à répondre à vos questions, à vous recevoir ;
  • de traitements médicamenteux qui visent à réduire vos symptômes les plus aigus tels que les hallucinations, le délire, la désorganisation et l'angoisse ;
  • de psychothérapies qui ont pour but de mieux comprendre vos difficultés psychiques pour mieux les gérer ;
  • d'activités adaptés à votre état psychologique afin, que vous puissiez progressivement retrouver vos compétences et vous réadapter à une vie sociale et professionnelle.
  • sans oublier vos propres ressources, vos initiatives et ce que vous pourrez mobiliser par et pour vous-même : ce n'est pas parce que vous êtes malade que vous ne pouvez rien faire par vous-même !

Ce qu'il faut retenir :

Il est essentiel de repérer les symptômes le plus tôt possible. Ce sont souvent les proches qui détectent les premiers symptômes de délire ou d'hallucinations. Les approches thérapeutiques sont multiples et adaptées à chaque personne.

 

A qui s'adresser pour en savoir plus sur la schizophrénie ?


www.schizosedire.com

Pour en savoir plus sur la schizophrénie, visitez notre site www.schizosedire.com


De même, des associations de patients et de familles de patients peuvent vous aider en étant à votre écoute et en répondant à vos questions. N'hésitez pas à les contacter.

  • www.unafam.org
    UNAFAM (Union Nationale des Familles et Amis de Malades Psychiques)
    12, villa Compoint
    75017 Paris
    01 53 06 30 43
     infos@unafam.org
    Site internet : www.unafam.org

    Service Ecoute Famille
    01 42 63 03 03
     ecoute-famille@unafam.org

    L'Union Nationale des Amis et Familles de Malades psychiques est reconnue d'utilité publique depuis 1968. L'UNAFAM regroupe plus de 13 000 familles, toutes concernées, avec pour objet de : s'entraider, se former et agir ensemble dans l'intérêt général.

    Les adhérents sont répartis dans 97 sections départementales. 1500 bénévoles y travaillent et y assurent ainsi l'entraide et la formation par l'accueil dans les permanences locales, par l'information des familles et l'action dans l'intérêt général par l'orientation vers les lieux de soins ou d'insertion, la représentation des usagers, la participation auprès des instances consultatives chargées de définir la politique de santé mentale, la promotion et le soutien à la création de structures d'accompagnement, la promotion de la recherche.


  • www.fnappsy.org
    Fnap-Psy (Fédération Nationale des Associations de Patients et ex patients de PSYchiatrie)
    33 rue Daviel
    75013 PARIS
    01 43 64 85 42
    Site internet : www.fnappsy.org

    ESPOIR-ECOUTE Santé Mentale
    01 45 26 08 37

    La FNAP psy (Fédération Nationale des Associations d'(ex)Patients en Psychiatrie) est une fédération ayant pour mission de recenser et regrouper les associations françaises de patients ou ex patients en psychiatrie et de faciliter leurs actions et leur développement. Elle compte actuellement 36 associations membres.


  • www.schizo-oui.com
    Schizo ?...oui !
    54, rue Vergniard
    75013 Paris
    01 42 08 03 44
    Fax : 01 42 08 03 44
    Site internet : www.schizo-oui.com

    Schizo.Oui a pour objectifs de développer l'information sur la schizophrénie auprès du grand public et des patients, de favoriser l'insertion sociale des patients, de faire valoir les droits des patients et de développer la recherche.

 


Les réponses aux questions que vous vous posez sur la schizophrénie :

 

Les traitements médicamenteux de la schizophrénie

Le traitement est prescrit par un médecin qui vous posera des questions d'ordre général et d'autres plus précises : sur la qualité de votre sommeil, sur votre appétit, sur vos préoccupations actuelles, sur ce qui vous angoisse, ou encore sur vos traitements antérieurs... Ces questions ont deux objectifs : vous aider à mieux repérer vos symptômes et permettre une meilleure adaptation de la prescription.

Le médecin a besoin de vous pour choisir le traitement le plus efficace.

Il ne faut pas hésiter à poser au médecin toutes les questions qui passent par la tête.

Vous souhaiterez peut-être lui demander :

Est-il vraiment nécessaire de prendre un médicament ?

A quoi sert ce médicament ?

Pourquoi cette dose ?

Combien de temps vais-je prendre ce traitement ?

Pourrai-je l'interrompre ?

A-t-il des effets secondaires ? Quels sont-ils ?

Pourquoi ce mode d'administration (gouttes, comprimés, injections, forme orodispersible) ?

_ Les psychotropes

Ces médicaments ont pour caractéristique d'agir sur l'activité psychique. C'est un ensemble de substances, issues de la recherche biologique, d'origine naturelle ou artificielle, conçues spécifiquement pour traiter vos symptômes.

Il existe plusieurs sortes de psychotropes.

Les neuroleptiques

Ce sont des produits destinés à traiter les principaux signes de la psychose (angoisse, délire, hallucinations, agitation).

Les neuroleptiques existent aussi sous "forme retard", c'est-à-dire qu'ils ont une action prolongée sur plusieurs jours ou plusieurs semaines. Vous pouvez être ainsi amené à prendre un comprimé, une solution soluble ou à bénéficier d'une injection à intervalles réguliers ; ou encore sous forme orodispersible, forme qui se dissout dans la bouche et ne nécessite pas de verre d'eau.

Les tranquillisants (anxiolytiques)

Ils permettent d'atténuer eux aussi l'angoisse et facilitent l'endormissement.

Les antidépresseurs

Ce sont les médicaments qui traitent l'humeur triste et douloureuse. Ils aident à retrouver un meilleur "moral", stimulent la vigilance et luttent contre certaines formes d'inhibition.

Les hypnotiques

Ils permettent d'obtenir un sommeil de meilleure qualité.

Les thymorégulateurs

Ils suppriment, espacent ou atténuent les accès d'hyperexcitation et les épisodes dépressifs.

Ces médicaments peuvent s'accompagner d'effets indésirables (sécheresse de la bouche, somnolence, troubles digestifs...). Dans le cas précis des neuroleptiques les troubles les plus fréquemment évoqués sont les "impatiences" (difficulté à tenir en place), une certaine raideur neuro-musculaire ou encore des contractures. Il est important d'en parler avec son médecin, qui pourra modifier le traitement, peut-être en changeant de médicament.

Les progrès de la recherche ont en effet permis la mise au point de nouveaux neuroleptiques ne produisant que rarement ces effets indésirables. Prendre un traitement quotidien est astreignant. Il peut vous arriver d'avoir envie de l'interrompre. Peut-être même cesserez-vous pour un temps de le prendre. Dans tous ces cas, n'hésitez pas à contacter un soignant. Le but est de trouver avec vous la meilleure façon de vous soigner.

Dominique : "Le médicament idéal c'est celui dont on a envie, celui qu'on connaît, dont on a lu les effets dans les bouquins. Ce serait également l'oublier le plus possible, oublier qu'on est malade. Mais si on oublie tout cela, on risque d'oublier de le prendre et c'est la rechute. C'est celui qui sert à ne pas être trop dispersé, éparpillé, c'est celui qui donne plus de force par l'intérieur."

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20/10/2007
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