Le poète Rainer Maria Rilke et LETTRES A UN JEUNE POETE

 

Rainer Maria Rilke

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Rainer Maria Rilke d'après un dessin d'Emil Orlik (1917)
Rainer Maria Rilke d'après un dessin d'Emil Orlik (1917)

Rainer Maria Rilke est un poète autrichien, né le 4 décembre 1875 à Prague, mort le 30 décembre 1926 à Montreux, en Suisse. Il vécut à Veyras de 1921 à sa mort.

Sommaire

[masquer]

Biographie [modifier]

Rainer Maria Rilke est né à Prague en 1875, dans une famille qui le destina très rapidement à la carrière des armes.

Il est ainsi pensionnaire dans une école militaire avant d'être renvoyé en 1891 pour inaptitude physique. Il étudie alors le commerce avant de revenir à Prague où il exerce le métier de journaliste et écrit ses premières œuvres.

En 1896, il part pour Munich et rencontre , en mai 1897, Lou Andreas-Salomé, qui avait alors trente six ans.[1]. Son amour enflammé se transforme progressivement en amitié réciproque et en admiration mutuelle se poursuivant jusqu'à la fin de sa vie. En 1897, il change de prénom : de René Maria, il devient Rainer Maria. Il voyage en Italie puis en Russie avec Lou et son mari. Il rencontre à cette occasion en 1899 Léon Tolstoï.

Portrait de Rainer Maria Rilke (1906), par Paula Modersohn-Becker
Portrait de Rainer Maria Rilke (1906), par Paula Modersohn-Becker

En 1901, il épouse Clara Westhoff, une élève d'Auguste Rodin, avec qui il aura une fille, Ruth. Le couple se sépare un an plus tard et Rilke rejoint Paris où il devient en 1905 secrétaire de Rodin. Il rompt avec ce dernier et voyage dans toute l'Europe et au-delà de 1907 à 1910 (Afrique du Nord, Égypte, Berlin, Espagne, Venise, Aix-en-Provence, Arles, Avignon). Il abandonne peu à peu la prose pour se consacrer à la poésie, plus apte selon lui à restituer les "méandres de l'âme".

En 1910, il fait la rencontre décisive de la princesse Marie von Thurn und Taxis, née Hohenlohe-Waldenburg-Schillingsfürst, dans son château de Duino, alors en territoire autrichien, sur les bords de l'Adriatique. Elle l'hébergera fréquemment et sera son mécène jusqu'en 1920. Pour elle, il composera son chef d'œuvre, les Élégies de Duino, suite d'élégies empreintes d'une mélancolie lumineuse. Il est mobilisé dans l'infanterie lors de la Première Guerre mondiale mais revient rapidement à la vie civile.

À partir de 1919, il rejoint la Suisse et compose plusieurs recueils de poésies en français. En 1921, un industriel et mécène de Winterthur, Werner Reinhart, lui achète la tour isolée de Muzot, près de Sierre, dont il fera sa résidence.

Il décède d'une leucémie en 1926 et est inhumé à Rarogne en Valais.

Son œuvre [modifier]

La maison de Rilke à Veyras (Valais) (1967)
La maison de Rilke à Veyras (Valais) (1967)
  • Vie et chanson (1894) ;
  • Dans l'attente du chemin de la vie (1896) ;
  • Maintenant et à l'heure de notre mort (1896) ;
  • Offrandes aux lares (1895), recueil de poésies ;
  • Couronné de rêve (1896), recueil de poésie ;
  • Pour le gel matinal (1897) ;
  • Avent (1898) ;
  • Sans présent (1898) ;
  • Vers la vie (1898) ;
  • Au fil de la vie (1898), recueil de nouvelles ;
  • Le livre d'images (1899) ;
  • Histoires du bon Dieu (1900) ;
  • Le livre de la pauvreté et de la mort (1903) ;
  • La chanson de l'amour et de la mort du cornette Christophe Rilke (1904) ;
  • Le livre de la vie monastique (1905) ;
  • Lettres à un jeune poète (1903-1908) ;
  • Requiem (1909) ;
  • Les carnets de Malte Laurids Brigge (1910)
  • La vie de Marie (1913) ;
  • Rumeur des âges (1919) ;
  • Élégies de Duino (1922) ;
  • Sonnets à Orphée (1922) ;
  • Vergers (1926) (en français) ;
  • Quatrains Valaisans (1926).

Notes et références [modifier]

  1. Rainer Maria Rilke Journaux de jeunesse, Seuil, ISBN 2-02-010941-7

Poème [modifier]

Rilke a écrit la plupart de ses poèmes en allemand mais celui-ci en français.

L'Attente

C'est la vie au ralenti,
c'est le cœur à rebours,
c'est une espérance et demie:
trop et trop peu à son tour.

C'est le train qui s'arrête en plein
chemin sans nulle station
et on entend le grillon
et on contemple en vain

penché à la portière,
d'un vent que l'on sent, agités
les prés fleuris, les prés
que l'arrêt rend imaginaires.

(1926)


Article connexe [modifier]

Pages sur ce thème sur les projets Wikimedia :

Liens externes [modifier]



24/03/2008
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Sciences pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 101 autres membres

design by ksa | kits graphiques by krek