NEVROSE

 

 

comparaison, différences et particularités de la névrose

Les principaux symptômes et éléments distinctifs

 

 

  • ·  Introduction comparative

 

Les trois premières années après la naissance se passent relativement bien. Au moment de l'œdipe, il y a un conflit entre désir et défense (ou refoulement) qui n'est pas résolu, pré-structurant le Moi de manière névrotique. La période de latence se passe sans difficultés apparentes. Les expériences pubertaires vont permettre l'éclosion du Moi névrotique, ou le réparer si besoin est.

 

On compte dans les névroses :   l'hystérie, la névrose obsessionnelle, la phobie, la névrose d'angoisse, la névrose traumatique, et la névrose de caractère. Le névrosé ("individu qui s'est construit un système de relations à l'Autre de type névrotique") a connu l'œdipe mais cela n'a pas été résolu. Le but de la névrose est d'éviter l'angoisse soit par reconversion somatique, soit par adoption de rites obsessionnels.

 

 

caractéristiques et aspects particuliers de la pathologie névrotique

Traits comparatifs, distinction et particularismes

 

 

  • ·  Définition comparée de la névrose

 

Dans    les névroses, le Moi, arbitre, prend le parti du Surmoi pour combattre les    pulsions du ça, en contrôlant    ou interdisant tout plaisir. Le névrosé a conscience de sa maladie. Les    processus psychiques sont de type secondaire.

 

La névrose se différencie de la psychose sur ces trois notions :

  1. il    y a la conscience de la morbidité des troubles,

  2. il    n'y a pas la perte du sens de la réalité,

  3. il    n'y a pas de confusion entre réalité extérieure et réalité intérieure.

Chez l'enfant

 

Selon la théorie psychanalytique (ou freudienne), les symptômes ont un sens latent lié à la sexualité infantile. Le petit enfant accède à l'organisation Oedipienne en étant confronté à l'ambivalence "Haine/Amour", avec pour enjeu la castration imaginaire: il est alors ici question de punition d'un sentiment amoureux envers l'un des parents, et d'agressivité envers l'autre parent.

 

Avant la confrontation puis la résolution de l'Oedipe, les pulsions de l'enfant ne sont ni refoulées, ni sublimées: on parle de pulsions partielles (sadisme, voyeurisme, masochisme...) et la sexualité infantile s'exprime alors dans une perversion polymorphe. Ce qui revient à dire que sa jouissance se fixe sur un Objet imaginaire, erratique, en lieu et place de la fonction phallique symbolique qui, après l'Oedipe, organisera le désir sous le coup d'une castration (imaginaire puis symbolique) et d'un manque. En fait, l'enfant ne recherche pas le plaisir dans des relations avec un partenaire de sexe opposé et d'âge équivalent.

 

"La perversion est la prédisposition originelle et universelle de la pulsion sexuelle." Sigmund Freud.

 

Mais l'enfant peut aussi fixer une de ces pulsions partielles, renvoyant la libido à un point de fixation prégénital. S'il n'y avait pas de refoulement œdipien, la libido continuerait à s'exprimer sous forme de perversion sexuelle. Ainsi selon Sigmund Freud, la névrose est le contre-pied de la perversion. Le refoulement primaire forme un noyau (primaire lui aussi) qui attirera les refoulements secondaires, tandis qu'à l'opposé grandira le Surmoi.

 

La névrose, en tant que pathologie pédopsychiatrique, présente chez l'enfant des aspects parcellaires, variables. Cela rend floues les limites entre le "normal" (inhérent à l'évolution vers une sexualité adulte) et le "pathologique" (notion de souffrance importante, et de cristallisation du comportement). Le diagnostic de névrose infantile sera donc toujours délicat à poser. Il devra être remis en question régulièrement, en tenant compte de l'évolution de l'enfant et en adaptant au mieux le projet de soin pédopsychiatrique.

 

Chez l'adulte

 

Dans l'expression d'une névrose adulte, les symptômes peuvent être vus comme des compromis entre la pulsion et l'interdit. Ce n'est qu'après coup, et sous l'effet de la poussée pulsionnelle de la puberté, que la valeur traumatique se réveille. On parle ici d'un retour du refoulé. La valeur traumatique concerne des traumatismes réels ou imaginaires. Pour se mettre à distance de l'angoisse, le Moi utilisera plusieurs mécanismes de défense.

 

Le refoulement est le fondateur de l'inconscient. La névrose apparaît parce que les défenses utilisées sont inadaptées. Mais en créant par exemple un Objet de la situation phobogène (la phobie des chiens, des araignées, ou des espaces clos...), l'angoisse est actualisée, extériorisée, alors que jusque-là elle était cachée. De plus elle est nommée et circonscrite, permettant au sujet de la contourner (sens réel et symbolique).

 

En résumé

  • Nous    avons vu que dans    les névroses, le Moi en tant qu'arbitre a pris le parti du Surmoi pour combattre les    pulsions du ça. Dans    les psychoses, le Moi prendra au contraire le parti du ça    pour détruire la réalité du Surmoi. Il la remplacera alors par une    néo-réalité que l'on nomme "délire". Ce délire sera bâti sur les exigences    du ça.    La personne psychotique n'aura pas    conscience de sa maladie. Les processus psychiques seront de type primaire.

  • La     notion    d'état    limite est venue pour caractériser toutes ces    pathologies que l'on ne savait pas où placer. Le terme renferme tous les     comportements répétitifs et morbides (perversion, caractériels...) qui permettent d'éviter    d'assumer une dépression.    L'adulte    état limite n'accepte pas l'idée    d'être atteint dans son intégrité.



27/04/2013
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