SOUS UN JOUR DE PLUIE

Ce jour là,
j'avais une barre sur l'horizon infini
de la plaine qui bordait mon champ..
Les heures s'égrenaient,
sans qu'il me soit possible d'échapper au temps.
Je m'efforçais de ne pas penser,
taraudé par l'angoisse qui m'étreignait,
ce temps qui m'échappait maintenant,
qui me résignait à attendre.
Mon cœur lourd comme seul trophée,
la respiration éteinte,
dans ce souvenir permanent de l'autre.
Celui que l'on attend derrière la fenêtre,
et qui ne vint jamais,
sous les lourds nuages,
qui précèdent la pluie.
Dans cette attente en vain,
sentir la solitude vous ravir tout,
dans le silence d'une après midi morne.
Et puis brutalement c'était un espoir,
le bruit d'une porte que l'on pousse,
des pas pressés le long de la maison,
des illusions qui font assaut,
dans la trop longue attente.
Toujours la pluie, sur les carreaux,
pour cacher les sanglots
qu'on étrangle dans l'ombre.
Et puis cela repartait,
c'était l'espérance,
la joie d'une présence,
c'était toi qui revenait,
une main tendue chaude et mouvante,
un éternel retour qui me ranime.
Le tourbillon de mes rêves,
et ta voix qui susurre des mots oubliés,
et moi dans mon habit de lumière,
et je te dis, reste,
et tu t'assoies et me regarde,
moi dressé dans mon attente,
comme le phare de mes espoirs.



07/08/2007
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