Le traitement des troubles bipolaires

 

Dépression et troubles bipolaires
Sommaire


 

Le traitement des troubles bipolaires nécessite l’identification précise de la maladie et une parfaite connaissance des antécédents. Chaque personne étant unique, chacune réagit différemment. Les patients auront donc des traitements adaptés et prescrits au cas par cas par un médecin.

Le traitement des troubles bipolaires est réalisé en deux phases :
-  la première permet de traiter l’accès maniaque ou dépressif,
-  la seconde est un traitement de fond de stabilisation de l’humeur – celui-ci pouvant prendre plusieurs formes.
 
Il existe des traitements médicamenteux et psychothérapiques. Combinés, ils permettent à la personne de prévenir et de devenir maître de sa maladie.


 L'efficacité du traitement


Les 3 conditions d'un traitement efficace :
  • l’acceptation de la maladie et de ses conséquences,
  • la reconnaissance du besoin de soins,
  • l’acceptation d’un traitement à la fois par psychothérapie et par médicament stabilisateur de l’humeur.

Grâce à un traitement bien suivi au long cours, de nombreux bipolaires verront la disparition totale de leurs symptômes, au profit d’une complète stabilisation. D'autres constateront une nette amélioration quant à la fréquence ou à l’intensité des nouveaux accès dépressifs ou (hypo)maniaques.

L’acceptation et la connaissance de sa maladie
L’acceptation et la connaissance de la maladie fournissent les meilleures armes possibles pour lutter contre elle. Elle permettent de parer plus sereinement à toute éventualité et de savoir quels sont les risques et les moyens de se prémunir ou de réagir.


 Traitement médicamenteux


Les traitements médicamenteux visent à réduire les symptômes les plus aigus et permettent un traitement de fond pour réguler l’humeur et prévenir la survenue de nouveaux épisodes.

Pour les personnes atteintes de troubles bipolaires et manifestant des cycles rapides, le traitement est plus difficile car il nécessite un dosage nettement plus délicat.

Les médicaments sont indispensables au traitement des troubles bipolaires. Il est strictement déconseillé d’arrêter brusquement le traitement sans l’avis d’un médecin. Tout arrêt risque d’entraîner une rechute dans les semaines ou mois qui suivent.

Si le traitement est vécu comme inefficace ou donnant des effets indésirables, le médecin est là pour en discuter et réévaluer le traitement.



 Psychothérapies


La psychothérapie est un soutien important. Associée au traitement médicamenteux, elle donne de meilleurs résultats que le seul traitement médical. Elle ne constitue cependant pas à elle seule une prise en charge suffisante. Elle vient en complément du traitement de fond.

La psychothérapie permet de mieux vivre avec sa maladie, de mieux comprendre et de mieux se comprendre : la personne va se réorganiser mentalement, donner un sens à sa maladie en la mettant en perspective dans son vécu. Elle va ainsi pouvoir se reconstruire, retrouver l’estime de soi et agir différemment dans plusieurs domaines de son existence.

Plusieurs types de psychothérapies sont proposés :





 Autres thérapies associées






 Comment éviter la rechute ?


Le traitement de fond : noyau de la prévention
Il peut être tentant à certains moments de vouloir oublier la maladie et d’arrêter la prise des médicaments stabilisateurs de l’humeur. Or ce traitement de fond ne doit pas être interrompu : c’est lui qui permet de réguler l’humeur et qui donne à la personne bipolaire la possibilité de vivre comme les autres !
Tout arrêt de ce traitement doit donc être signalé au médecin traitant.


Conseils pour limiter le nombre et l’impact des crises :

  • Mener une vie régulière avec si possible une heure de coucher raisonnable et relativement stable jour après jours, ainsi qu'un sommeil adéquat.
  • Maintenir des activités sociales et professionnelles régulières, éviter les situations de surmenage, ou les activités génératrices de stress.
  • Eviter (ou limiter) les produits excitants : alcool, thé, café.
  • Eviter toutes les autres drogues.
  • Gérer les risques de stress (être attentif aux engagements affectifs, aux succès et aux échecs).
  • Pratiquer des activités sportives ou de détente.
  • Eviter l’inactivité excessive.
  • Bien se connaître pour mieux se contrôler : ce contrôle est essentiel pour prévenir les phases d'excitation et savoir reconnaître les signes annonciateurs d'un nouvel épisode.
  • Consulter rapidement dès les premiers signes annonciateurs d’une rechute.
  • Attention aux décalages horaires, notamment dans le sens est-ouest, qui peuvent déclencher un accès maniaque ou hypomaniaque. Reposez-vous au cours des premiers jours et adoptez immédiatement l’heure locale.


 Témoignages




01/12/2007
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