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Point de vue médical sur le suicide

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Le point de vue médical sur le suicide s'efforce de traiter des causes psychiatriques qui peuvent être à l'origine du suicide.


Sommaire

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Pathologie mentale et suicide [modifier]

Tous les suicides ne s'inscrivent pas dans une pathologie mentale constituée. Même lorsque c'est le cas, le suicide n'est pas inéluctable, le risque étant alors modulé par différents facteurs. Le risque de suicide est significativement augmenté par rapport à la population générale au cours de plusieurs pathologies :

Schizophrénie [modifier]

Le suicide est la première cause de mortalité chez les schizophrènes[1]. 10 à 13% se suicident et environ 20 à 40% font des tentatives de suicide. Deux tiers de ces suicides ont lieu durant les six premières années d'évolution de la maladie, ce qui fait de cette période celle où le risque est le plus grand[2].

Un certain nombre de facteurs de risque de passage à l'acte suicidaire chez le patient schizophrène ont été proposés[3]:

  • Sévérité de la maladie
  • Sexe masculin
  • Age inférieur à 30 ans
  • Célibat
  • Absence d'emploi ou d'activité
  • Quotient intellectuel élevé et espoirs importants de réussite scolaire et professionnelle avant le début de la maladie
  • Maladie évoluant depuis moins de six ans
  • Hospitalisation récente
  • Forme clinique marquée par un délire paranoïde au premier plan
  • Difficultés dans la vie de groupe et isolement social
  • Antécédents d'épisodes dépressifs, de tentatives de suicide, d'usage de drogues.

Ainsi, chez les schizophrènes masculins dont la maladie a débuté à l'adolescence, 21.5% soit plus d'un sur cinq se suicident[4].

Dépression [modifier]

Troubles de la personnalité [modifier]

Addictions [modifier]

Autres troubles [modifier]

Suicide en dehors d'une pathologie psychiatrique avérée [modifier]

Suicide et orientation sexuelle [modifier]

La difficulté d'accepter son orientation sexuelle et affective (faible estime de soi) :

Xavier Pommereau, psychiatre qui dirige un centre accueillant de jeunes suicidants, constate que parmi eux, 25% des garçons et 10% des filles parlent de leur homosexualité ; d'après Homosexualité et suicide, d'Éric Verdier et Jean-Marie Firdion (H&O éditions, Paris, 2003), un jeune homosexuel aurait entre quatre et sept fois plus de risque d'attenter à sa vie, chiffre à augmenter de 40% pour les jeunes filles Ces dernières années des études nord américaines[5] ont apporté un élément nouveau : la bisexualité ou l'identification à une orientation homo/bisexuelle chez les jeunes hommes. Ainsi certaines études dévoilent des taux de suicide entre 6 et 16 fois plus élevés que parmi les autres suicidants ; Ces résultats viennent d’être confirmés en France par une étude[6] qui révèle qu’ils représentent un tiers des hommes tentant de se suicider.

La nature de l’orientation sexuelle ne constitue pas directement un facteur de suicide. Plusieurs travaux mettent en évidence des liens entre l’orientation sexuelle et la faible estime de soi (ou la dépression parfois considérée comme la dépréciation de soi) et amène à penser que l'homophobie est au cœur de ce processus car elle affecte le vécu de l’orientation homo/bisexuelle.

Il faut prendre ici l'homophobie dans son acception la plus large, incluant :

  • l’homophobie latente, très répandue et largement sous-estimée ;
  • une société fortement hétérocentriste qui renvoie une image négative (voire l'absence d'image) de soi du fait d'un orientation sexuelle non conventionnelles et pour certains une impossibilité à la vivre ;
  • ainsi que l’homophobie intériorisée, qui constitue une forme d’homophobie retournée contre soi, le suicide, meurtre de soi, étant l’étape ultime.

Références [modifier]

  1. Caldwell CB, GottesmanII. Schizophrenics kill themselves too: a review of risk factors for suicide. Schizophr Bull 1990;16:571-588.
  2. Westermeyer JF, Harrow M, Marengo JT. Risk for suicide in schizophrenia and other psychotic and nonpsychotic disorders. J Nerv Ment Dis 1991;179:259-266.
  3. Grivois H, Grosso L. La schizophrénie débutante. Montrouge:John Libbey Eurotext;1998.p.173sqq:
  4. Grivois H, Grosso L. La schizophrénie débutante. Montrouge:John Libbey Eurotext;1998.p.173sqq:
  5. Bagley et Tremblay (1997), Remafedi (1998), Garofalo (1999), Cochran et Mays (2000)
  6. Shelly et Moreau (2003), in Le Monde "Le suicide révèle la souffrance singulière des jeunes homosexuels" paru le 10/09/2005


07/08/2007
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